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Billie Kawende trio au Café Archipel, Bruxelles, le 22 octobre 2012

Publié le 22 octobre 2012 par Concerts-Review

 L'Archipel, un îlot brun, perdu rue Marché aux Poulets, où tu peux avaler une pintje à un prix abordable.

En ce suintant lundi d'octobre, un Stoemp-concert au menu, il est annoncé à 21 h.

Horaire flexible, car à 21h25 rien ne bouge du côté scène, l'atoll par contre est blindé, Robinson Crusoé aurait toutes les peines du monde a retrouvé Vendredi dans ce bestiaire humain.

Bon, la patience est une vertu!

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21:35 Billie Kawende trio

La superbe Billie aux vocals et piano- Pieter Jan Seaux , vu avec Mojostar et Egon ( de Louis Favre), à la basse ou piano et Peter Schneider ( Natalia, Hadise, Sweet Coffee, Pierre Anckaert , Jali.....) au cajon et shakers.

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Billie Kawende ( Meise, roots Congo), c'est de la graine de star, une voix , un physique, une présence et du groove.

Elle est suivie par toute une smala de fans qui se colleront au podium improvisé, danseront, battront des mains et gueuleront pendant tout le gig.

Entrée en matière funky en diable, ' I wonder' , la basse de P J sonne au moins aussi noire que le timbre de la séduisante Billie.

Plus moyen de se commander une bière, bar inaccessible!

Sur scène, le trio balance sa version de' Dangerous' , dangereusement sensuelle.

Je vous joue la suivante en slow motion, try to recognize it :

...Yo, this song, yo

This song is for all the women out there

That have been lied to by their men...

Formidable version, pleine de feeling, de ' I hate you so much right now' de Kelis.

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Changement de graphie: du latin/soul/pop à la Gloria Estefan: '  You're my first' , avec participation des insulaires pour le chorus.

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Pendant qu'elle enchaîne sur une soulful ballad, tu te rends compte que t'as pas vraiment choisi un emplacement stratégique, ton 42 fillette est constamment écrasé par des badauds souffrant de polyakurie et se pressant ver les lieux d'aisance, ce va-et-vient énerve et perturbe.

A ces inconvénients, tu ajoutes de sérieux problèmes de feedback ou de sons flottants, pour te dire que les conditions ne sont pas optimales.

P J commence à marquer quelques signes d'agacement.

Histoire de voir si tout le monde m'entend, j'abandonne mon piano à Mr Seaux , j'escalade le comptoir, pas évident avec mes hauts- talons, bouge ta Westmalle, Joris et toi, Frans, t'avise pas d'écraser ta cibiche sur mes escarpins, voici ' Go back', une romance, aux teintes Motown, toujours trahie par la table de mix.

L'uptempo ' Under my wings' est carrément saboté, la voix prend de la hauteur, s'éteint, ondoie, se noie... le bordel, on te mentionne pas les avatars du piano, mais sache que PJ n'en menait pas large.

Une pause s'impose pour rafistoler la machinerie.

Ambiance cassée, natürlich.

Un câble à la poubelle, deux sparadraps, un massage, un coup de fil à Armstrong, tu conseilles, Lance?, une piquouze de testostérone et c'est reparti!

' Bad Sisters' au groove infectieux.

Pas de bol, le traitement  conseillé par le docteur Strangelove ne produit aucun effet, ça déconne toujours!

Stoemp mensen, la suivante sera la dernière.

L'animé et philosophique  ' Keep on, hold on'.

Voilà!

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Cris déchirants, pleurs incontrôlés... Billie revient sur sa décision: si on retrouve PJ , vous aurez droit à un bis.

Un flic en civil ramène le fuyard, voici ' Enough' , du r'n'b sulfureux, décoré d'une séquence hip hop.

Malgré la pagaille sonore Billie K and band ont convaincu, il faudrait les revoir dans des circonstances moins chaotiques.


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