Magazine Cinéma

[Critique] PARANORMAL ACTIVITY 4

Par Onrembobine @OnRembobinefr
[Critique] PARANORMAL ACTIVITY 4

Titre original : Paranormal Activity 4

Note:

★
☆
☆
☆
☆

Origine : États-Unis
Réalisateurs : Henry Joost, Ariel Schulman
Distribution : Kathryn Newton, Katie Featherston, Matt Shively, Brady Allen, Stephen Dunham, Alexondra Lee, Brian Boland, Aiden Lovekamp…
Genre : Épouvante/Fantastique
Date de sortie : 31 octobre 2012

Le Pitch :
Il se passe des trucs pas nets chez la jeune Alex. Ses parents ne veulent rien savoir, mais elle le sait bien : depuis que le petit Robbie a débarqué dans leur vie, les choses ne tournent pas rond. Robbie qui a emménagé avec sa mère dans la maison d’en face et qui vient fréquemment squatter la cabane de Wyatt, le petit frère d’Alex. Un jour, alors que la mère de Robbie est emmenée à l’hôpital, celui-ci vient habiter chez Alex. Les phénomènes paranormaux sont alors de plus en plus fréquents. Alex, avec l’aide de son ami, le brave Ben, décide de truffer la maison de caméras afin d’en observer les moindres recoins…

La Critique :
À l’occasion de la sortie du quatrième volet de la saga Paranormal Activity, a été publié sur internet un schéma explicatif, afin de saisir qui fait quoi, avec qui, comment, dans quelle pièce, ou et pourquoi. Le but étant probablement de nous faire croire que la série à succès n’est pas seulement une succession d’images prises par des webcams et autres caméras de surveillance, mais bel et bien quelque chose de complexe qui mérite un schéma explicatif. Et dans cette logique d’ailleurs, il est important de savoir que le quatrième épisode fait en fait suite au second. Et non au troisième, sorti l’année dernière. Peu importe car, à en croire la promo du film, tout est lié, donc, quelque-part cela doit être logique. Est-ce pour cela que l’actrice Katie Featherston apparaît dans tous les épisodes ? Certainement oui…

Paranormal Activity 4, comme son nom l’indique, relate l’irruption dans la vie de personnes ordinaires, de phénomènes paranormaux. Pourtant, rien d’extraordinaire ne se déroule à l’écran. On voit un truc bouger, un lustre se balance, les plans fixes et les faux sursauts (c’est un fantôme ? Ah non, c’est le chat !) se multiplient, et la tension monte à la vitesse d’un escargot en plein sprint. À un quart d’heure de la fin, l’action (le mot est fort mais bon) s’accélère et généralement, quelqu’un se fait traîner au sol, ça hurle dans tous sens, la caméra bouge et un ou deux plans furtifs plus ou moins spectaculaires clôturent le tout, dans un chaos tout sauf cinématographique. Emballé c’est pesé !
En gros, c’est la même salade que pour les trois précédents. Sans l’effet de surprise qui s’est fait la malle après le premier volet.

Finalement, le truc le plus paranormal de Paranormal Activity est qu’il est réalisé par deux types. Comment un film pareil peut-il nécessiter deux réalisateurs ? Est-ce qu’il faut être deux pour filmer un barbecue, ou une fête d’anniversaire ? Oui bon, dans certains cas, quand on veut quelque chose d’un peu chiadé. Mais ici, les caméras sont la plupart du temps fixes et quand elles bougent, elles bougent n’importe comment. On tente de reproduire le plus fidèlement possible l’amateurisme des protagonistes qui sont censés filmer ce qu’ils voient. Deux types apportent quoi à la réalisation formatée de Paranormal Activity 4 ? Rien.
Et d’ailleurs, le scénario aussi a été écrit par deux types. L’un des gars a pourtant participé à l’excellent Tous les garçons aiment Mandy Lane (avec Amber Heard), mais le second à essentiellement bossé sur la saga. Sur la base de l’histoire du premier volet, écrite quant à elle, par le grand manitou de ce grand bordel, à savoir Oren Peli (ici producteur). Il aurait déjà été extraordinaire qu’un mec ait été payé pour écrire le scénario du film, alors deux ! C’est le monde à l’envers tant ce quatrième opus pompe allègrement la structure narrative (là encore le terme est totalement hors sujet) de son prédécesseur. À quelques détails près certes, mais rien ne vient justifier la démarche.

L’histoire est connue, le principe l’est tout autant. Rien de nouveau devant les webcams. Dans celui-là, une X-Box s’invite à la fête, via Kinnect (beau placement de produit au passage). Toujours aucun pet nocturne à l’horizon, mais par contre, on a droit à un beau rototo, de la part du père de famille. Les acteurs, compte tenu de l’absence d’une quelconque direction, s’en sortent plutôt bien. Mis à part Katie Featherston (celle qui joue dans tous les Paranormal Activity), en pilotage automatique et dont la performance explique de manière probante pourquoi elle n’a pour le moment rien tourné d’autre.

Ah oui, il y a aussi un gros clin d’œil à Shining. Comme si les réalisateurs du film nous glissaient à l’oreille qu’ils font eux aussi -avec leurs gamins possédés et leurs fantômes dans les placards- partie de la grande famille de Kubrick. Et même si le fait même d’oser comparer Paranormal Activity 4 à Shining paraisse aussi aberrant que scandaleux. Les mecs derrière le film, Oren Peli en tête, ne doutent de rien. Ils nous balancent à intervalles réguliers leurs films boiteux et ne cherchent même plus à innover dans quoi que ce soit.
On ne retiendra donc, et en étant indulgent, que la toute dernière scène, plutôt sympa, au vue de l’ensemble et les acteurs donc, qui font de leur mieux, la jeune Kathryn Newton tout particulièrement. Le reste n’est qu’ennui. Aussi vide qu’un Kinder Surprise, sans sa surprise, Paranormal Activity 4 est aussi anti-cinématographique que ses ainés. Pas de mise en scène, un scénario famélique, des acteurs qui ne sont pas dirigés, des effets faciles… C’est ça Paranormal Activity 4.
Et bordel, où sont passés les 5 millions de dollars du budget ?
Rendez-vous l’année prochaine pour le cinquième épisode, à Halloween.

@ Gilles Rolland

[Critique] PARANORMAL ACTIVITY 4

Crédits photos : Paramount Pictures France


Vous pourriez être intéressé par :

Retour à La Une de Logo Paperblog

Ces articles peuvent vous intéresser :

A propos de l’auteur


Onrembobine 57561 partages Voir son profil
Voir son blog

l'auteur n'a pas encore renseigné son compte

Dossier Paperblog

Magazines