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Diana Krall au Palais des Beaux- Arts, Bruxelles, le 29 octobre 2012

Publié le 29 octobre 2012 par Concerts-Review

Oui, JP!

Quel âge a-t-elle?

Diana Krall aura 48 ans en novembre!

J'ai vu la pochette de son dernier CD, ' Glad Rag Doll', cette Baby Doll risque de rendre fou pas mal de mâles de 18 à 78 ans...

On peut dire qu'elle assure!

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La prestigieuse salle  Henry Le Boeuf  affiche complet malgré des prix à donner le vertige à Roger Frison- Roche et, à 19h50, lorsque retentit la sonnerie invitant les clients du bar à gagner leur siège, tu peux entendre l'antique piano mécanique, trônant à gauche sur le podium, envoyer un ragtime désuet, tandis que sur l'écran  défile un cartoon 2 strip color..

D'ailleurs tout le décorum, le rouge bordeaux en teinte dominante, renvoie vers les music- halls de l'entre -deux -guerres.

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Extinction des feux, Buscemi se la joue Fred Astaire pour interpréter 'When the curtain comes down', popularisé par le ténor George Jessel en 1929.

La rag doll, de noir vêtue,  et ses musiciens, prennent place, la Canadienne derrière un imposant piano, près d'elle à la contrebasse, le sobre, Dennis Crouch - aux drums, Jay Bellerose - les Beaux-Arts annonçaient Marc Ribot aux guitares, il était en ribotte, Aram Bajakian l'a remplacé de main de maître, ce gars est tout simplement époustouflant - le multi-instrumentiste, Stuart Duncan, passait de la guitare au violon sans oublier le banjo ou l'ukulele et les backing vocals - le dernier de la bande, au synthé, electric piano ou accordéon: Patrick Warren!

Nice, to see you, Brussels, c'est parti, ' We just couldn't say goodbye', ouvrant le dernier-né.

Un titre ( de Henry MacGregor Woods)  qu'elle a découvert en piochant dans les 78 tours de son papa.

Du smooth  old-fashioned jazz au violon pleurnicheur

'There Ain't No Sweet Man That's Worth the Salt of My Tears' un méchant swing avec une première intervention

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ravageuse d' Aram.

Ta voisine, quatre fois vingt ans, euh c'est du jazz ça, Monsieur?

Pas d' earplugs aux Bozar, faudrait y songer!

 'Just Like a Butterfly That's Caught in the Rain', une romance ailes de papillons, décorée d'un admirable travail en noir et blanc de Miss Krall.

Un ukulele oiseau des îles pour la rengaine  "You Know – I Know Ev'rything's Made for Love".

Diana, en mode volubile, confie ... toutes ces vieilleries traitent d'amour, de sexe I mean, il y a longtemps que je voulais les enregistrer, la suivante est un hommage aux Ziegfeld girls, starlettes des Ziegfeld Follies à Broadway, le superbe et mélancolique  ' Glad Rag Doll'.

Un tout grand moment!

Finis les Kleenex,  'Get out and get under the moon' ( 1928) popularisé par Helen Kane, une Betty Boop coquine.

' Let it rain', merci, on a été servi toute la journée...

It's because the angels are crying... leur chagrin est imposant, un véritable déluge!

Voici another weather song, le ragtime: '  On the sunny side of the street', suivi d'un premier Tom Waits , l'incroyable tango/ blues ' Temptation'.

Stuart à l'accordéon et un solo vicieusement agressif du New Yorkais, Aram Bajakian.

Highlight!

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Phase deux du show, Diana solo, face au saloon piano, comme au temps où les coalminers ayant touché leur salaire venaient le dépenser en écoutant une bad girl  rousse pousser la chansonnette pendant qu'un Knuckles O'Toole tapotait l'engin brun.

 Le sentimental ' Garden in the rain'  ( Carroll Gibbons, 1928), suivi de"I'm Gonna Sit Right Down and Write Myself a Letter" un succès pour Fats Waller.

Ambiance honky tonk enfumé, les cowboys envoyant leurs crachats jaunâtres dans le récipient métallique traînant dans un coin du saloon.

Joni Michell, ça va?

OK, pour la compatriote, le magnifique ' A case of you'.

J'ai envie de vous jouer un Nat King Cole, une proposition?

Un gars au premier rang: '  Nature Boy'.

Je jure de l'apprendre pour ma prochaine visite, elle attaque ' Deed I do'.

Madame s'amuse, madame batifole, madame est frivole ... la prochaine fois je vous invite tous chez moi, ce sera moins onéreux qu'ici, on mangera des pancakes au sirop d'érable et on chantera ensemble...ai noté le rendez-vous dans mon agenda!

Retour des cinq mercenaires, ' Lonely Avenue' de Doc Pomus, gros hit pour Ray Charles.

A tomber de son siège!

La country ballad, 'Wide river to cross' ( Julie Miller)  est plus récente, ne m'en voulez pas!

Miss Krall and band on the americana tour, beau comme les meilleurs Eagles!

It's time for a torch son, 'Here lies love', à la manière langoureuse d'un  Bing Crosby.

'Some like it hot' is my favorite movie, voici le swing sauvage  ' Running Wild' ... chaud, chaud...on sue encore qu'elle nous conduit sur le 'Boulevard of  Broken Dreams' pour rejoindre  Gigolo and Gigolette, un moment de magie pure.

Comment tu te sens?

' I'm a little mixed up', comme  Betty James.

A Chess touch pour finir en beauté!

Une heure 55 minutes incroyables, les Beaux- Arts debout!

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Bis

Tom Waits, une valse, ' Heart of Saturday Night'.

I'd like to play you une chanson écrite par le père de mes enfants, j'en pleure encore, 'Almost Blue', d'Elvis Costello!

Place au rock bien rond avec ' Ophelia' du Band  et on prend congé avec a late night song , la berceuse  ' Prairie Lullaby'

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Le concert de 2012 qu'il ne fallait pas manquer!

Photos: JP DANIELS


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