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Shortcuts #1 [Festival du Film Coréen à Paris]

Publié le 05 novembre 2012 par Diana
Shortcuts #1 [Festival du Film Coréen à Paris] La section pour le Prix FlyAsiana du FFCP 2012 s’ouvrait avec les six courts-métrages du Shortcuts 1 entre drame, fantastique et comédie…  
En douze minutes, Green Slime (2010) de Kwon Oh-kwang parvient à instaurer un climat de tension à la fois intriguant et angoissant. Ce thriller fantastique met en scène un jeune garçon terrorisé qui se réfugie dans un restaurant. Là, il raconte combien son père a changé depuis un certain temps. Trois des hommes présents décident d’aller voir ce qui se passe… Visuellement et narrativement réussi, ce court-métrage dégage une ambiance qui nous immerge littéralement dans une histoire qui s’avère prenante. Des acteurs au top. Un montage carré. Curieux de voir ce que peut donner Kwon Oh-kwang aux commandes d’un long.
Lesson (2012) de Park Chun-kyu est un court léger sur les premiers émois amoureux d’un élève pour sa professeur de piano. Réalisation fluide comme la musique qui se joue. On y découvre une douceur et une tendresse qui transpercent l’écran. Ce court est un moment quasi-éthéré qui vous transporte. Très beau.
Drame de Kwon Hye-eun, A Single Button (2012) narre l’histoire mystérieuse qui entoure la mort d’une lycéenne. On découvre par le biais de flash-back les relations qu’elle entretenait avec le fils d’un des professeurs - dont ce dernier acceptait mal la relation… Intriguant, flashbacks utilisés à bon escient, montage qui fait avancé le propos en maintenant une part de mystère et une certaine tension, acteurs endossant parfaitement leur rôle, Kwon Hye-eun signe ici un morceau de suspens dramatique qui mérite qu’on y jette un œil et qu’on s’intéresse à son travail futur.
Film d’animation qu’on pourrait qualifier de « mignon », Running Egg (2010) de Bae Hyun-jin est un court-métrage gentillet et drôle dans lequel on suit un œuf qui prend la fuite avant de finir en omelette. Un vrai bol d’air frais agréable à suivre de bout en bout. Correctement rythmé, on ne s’ennuie pas une seconde tant les idées sont là pour faire avancer ce sympathique personnage.
The Last Interview (2010) de Hwang Mun-seok est un court-métrage fantastique qui ménage un certain suspens dans sa première partie. Un homme et une femme sont les deux candidats à un poste de concierge. Ils sont convoqués à la même heure et au même endroit. Une employée des ressources humaines leur indique alors le chemin. Ils se retrouvent bientôt dans une pièce qui semble à l’abandon… L’idée de départ était géniale. Une grosse partie de ce métrage l’est d’ailleurs. Malheureusement deux bémols restent. Le premier, c’est le développement du scénario. Il aurait été intéressant de donner une autre trajectoire à cette histoire qui commençait si bien. Une histoire tellement ambitieuse qu’on se retrouve quelque peu déçu par la suite proposée. Le second, c’est sa durée. Aussi paradoxal que ce soit pour un court-métrage, le film est trop long du haut de ses 35 minutes. Hwang Mun-seok aurait pu condenser son intrigue pour lui donner un impact plus fort. On n’échappe pas à quelques moments lassants. Ces derniers ont au moins le mérite de laisser transparaitre ce que les personnages vivent en huit-clos. Sans ça, les prestations sont correctes à l’image des autres fonctions occupées derrière la caméra : photo, effets spéciaux, etc. Il y a du potentiel chez l’auteur.
En l’espace de trois minutes, Sung Sihup nous prend par la main avec The Last Train (2010) et nous emmène vers un monde fantastique et féérique. Ce voyage, c’est celui d’une jeune fille qui prend le métropolitain. Ou comment contraster avec le quotidien et s’évader le temps d’un trajet en métro. Idée originale et très sympathique, le tout orchestré avec une sensibilité délicate et bienvenue.
I.D.

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