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Atsushi Kaneko – Soil, Tome 11

Par Yvantilleuil

La fin d’un manga déjà culte !

Atsushi Kaneko - Soil, Tome 11Ce onzième tome lève enfin le voile sur les derniers mystères qui entouraient encore cette saga qui débuta comme une enquête policière sur la disparition de la famille Suzushiro et du policer Ichinose, mais qui vira très vite vers le thriller fantastique horrifique.

À l’occasion de ce final très attendu, le capitaine Yokoi et le lieutenant Onoda sont à nouveau réunis dans cette ville de Soil qui a réapparu aussi brusquement qu’elle avait disparu. Ce sont néanmoins les investigations d’Onoda qui vont apporter le plus de réponses concernant les phénomènes étranges qui se déroulent à Soil. Si, lors du tome précédent, Yokoi avait déjà réussi à lever partiellement le voile sur la disparition de la famille Suzushiro et sur les crises de narcolepsie de la jeune Mizuki, sa collègue va maintenant découvrir le terrible secret de la psychologue scolaire Kosaka. De l’identité de l’homme aux « écailles » à la disparition du policier Ichinose, en passant par la cave du professeur Kosaka, l’auteur lève progressivement le voile sur tous les éléments de cette histoire particulièrement originale et labyrinthique.

Atsushi Kaneko (« Bambi » aux éditions IMHO) propose un thriller policier fantastique tortueux au possible, qui tient en haleine depuis le premier tome et dont le rythme s’accélère en vue de la dernière ligne droite. L’auteur sait clairement où il va et semble vouloir aller directement au but, ne perdant par exemple plus de temps à alléger l’atmosphère du récit via la piste extra-terrestre des deux collégiens Tomiyama et Seki. En faisant place aux choses sérieuses, il installe une ambiance encore plus sombre et malsaine que d’habitude, révélant au passages les déviances de quelques habitants de la ville. Ce sont ces imperfections, ces corps étrangers qui sont à la base des bouleversements et de cette fissure avec la réalité.

Le labyrinthe proposé par Atsushi Kaneko est également visuel et l’auteur ne se lance donc pas dans de longues explications verbeuses pour éclaircir toutes les zones d’ombre. Graphiquement, « Soil » se démarque des codes classiques du manga et propose un style assez inhabituel, largement influencé par la culture américaine underground. A l’aide d’un trait épais, l’auteur propose un style graphique qui ne plaira certes pas à tout le monde, mais son talent narratif devrait par contre faire l’unanimité. En proposant un découpage astucieux des planches et en s’attardant par moments avec brio sur les détails anodins, l’auteur démontre une grande maîtrise de l’art séquentiel, confère un rythme prenant à son récit et parvient à distiller une atmosphère malsaine et oppressante tout au long de cette saga.

La conclusion de Soil apporte donc toutes les réponses attendues, tout en invitant le lecteur à relire la saga… dans l’espoir de peut-être trouver un sens à toute cette folie.

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