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Death Note – Le pouvoir des mots

Par Bebealien

Ne suivant pas l’actualité manga de près, je suis toujours à la bourre pour repérer les petites nouveautés qui déchirent, les petites bombes quasi inconnues… Et c’est vrai également pour les grosses séries, que je mets pas mal de temps à identifier. J’ai donc découvert Death Note il y a peu, en fait via la sortie d’une adaptation live au ciné (que je n’ai pas vue). J’ai commencé à rattraper mon retard en m’enquillant les premiers épisodes, et clairement, c’est du très bon !

Death Note – Enquête, mégalomanie et meurtres en série

Light Yagami, un jeune étudiant surdoué, met par hasard la main sur un étrange cahier, abandonné à dessein par un démon. Quiconque écrit dans ce « death note » le nom d’une personne la condamne à mourir d’une crise cardiaque dans les six minutes qui suivent. Doutant au départ de la véracité des pouvoir du cahier, Light fait quelques essais puis décide de passer à la vitesse supérieure en éradiquant tous les bandits dangereux de la surface de la Terre. Mais c’est compter sans L, mystérieux enquêteur surdoué au visage inconnu, qui cherche à débusquer la personne responsable d’autant de morts à travers le monde… Light ayant besoin de connaître le visage et le nom véritable de sa cible pour pouvoir la tuer, un jeu du chat et de la souris particulièrement pervers commence.

Light et le démon qui le suit partout…

Autant le dire de suite, Death Note est une réussite totale (en tout cas jusqu’à l’épisode où j’en suis rendu, il parait que le rythme baisse un petit peu plus tard). La plus part des mangas récents ont un peu de mal à sortir des trames super connues de l’étudiant aux pouvoirs extraordinaires se confrontant à des démons pour sauver des écolières en détresse, le tout sur fond de blagues que même des gamins de deux ne feraient pas.

Si Death Note garde le personnage central de l’étudiant, il aborde les choses sous un angle différent. En effet, le manga repose sur la confrontation entre Light qui va chercher à tuer de manière de plus en plus élaborée pour brouiller les pistes, et L qui tente de s’approcher de sa proie le plus discrètement possible. Le scénario, bien malin, profite du QI exceptionnel de ces deux protagonistes pour monter des situations alambiquées où il est dur de prévoir à l’avance qui mène la barque et qui va berner l’autre.

Une planche du manga papier original

Mais Death Note creuse également un versant plus psychologique. Comment réagirait un adolescent normal, soudain investi du pouvoir de vie et de mort sur n’importe lequel de ses congénères ? Sombrerait-il dans de simples vengeances contre les petits aléas du quotidien ou partirait-il en quête pour un but plus noble, même si les moyens utilisés sont affreux ? Light choisi non seulement de tuer les criminels, le rendant ainsi lui-même criminel, mais surtout le fait pour refaçonner le monde d’une manière qu’il pense être la meilleure. Il tombe d’ailleurs vite dans la mégalomanie, pensant pouvoir devenir le nouveau Dieu de ce monde.

L et Light, ennemis intimes…

Afin de donner un contrepoids à ces excès meurtriers, Light est suivi en permanence par le démon a qui appartenait le cahier, invisible aux yeux des humains, et qui apporte un regard d’observateur neutre face aux différentes situations se présentant. Et c’est lui qui, en matérialisant le regard des spectateurs, nous fait bien prendre conscience que Light, en se prenant pour un justicier, ne fait qu’assouvir ses plus bas instincts bestiaux.

L’affiche de l’adaptation ciné de Death Note

Animation de qualité, character design haut de gamme, belle musique, scénario trépidant (c’est la première fois que je ne m’ennuie pas un instant dans un manga, c’est dire…), très bonne musique, thématiques un peu plus subtiles que la moyennes, Death Note est une incontestable réussite, à ne pas manquer.


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