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Rihanna, simple diva ou parfaite illusionniste ?

Publié le 21 novembre 2012 par Cess A @Cess_A

RihannaCette nana-là intrigue : à la fois provocante mais captivante, capricieuse et acharnée, on aime la détester. Mais pourquoi plaît-elle quand même autant ?  Seulement parce qu’elle est sexe ? Ou parce que cette poupée de 24 ans ne fait pas les choses à moitié et l’a encore prouvé. Une folie, une semaine de débauche s’est emparée de sa tournée 777 qui vient de s’achever. A l’origine une idée marketing : faire la promotion de son nouvel et 7e album “Unapologetic” en 7 jours, 7 villes, 7 concerts : Mexico, Toronto, Stockholm, Paris, Berlin, Londres, et New-York. L’occasion pour elle de faire sa belle devant des dizaines de guest-stars,  journalistes et fans. Pour réaliser cette opération séduction, tous sont réunis à bord d’un Boeing affrété. 180 journalistes pensant pouvoir profiter de la star en exclusivité et ramener pas mal de bout de papier. L’opération séduction s’est rapidement transformée en bad buzz. La star elle-même ne semble pas être là. Cloîtrée dans sa cabine pour mieux se reposer ou dans un 2e jet privé pour fumer en paix ? Les journalistes sont devenus les propres sujets de cette tournée, parodiant “Where have you been all this flight ?” Ou hésitant pas se balader nu dans l’avion pour provoquer la diva histoire qu’elle revienne. Car oui, la belle aime se faire attendre ou jouer à cache cache. Toujours en retard, pas accessible  date de voyage repoussée pour 250 000 euros de frais d’aéroport, elle aime se faire huer. Sa tournée tourne au gouffre financier. Mais cela ne semble pas préoccuper celle qui n’a hésité à appuyer sur un simple bouton pour illuminer un sapin de Noel à Londres.  Pour la modique somme de… 600 000 euros.

Pour son escale à Paris, même refrain. En tant que digne pop star, elle ose encore faire attendre tout le Trianon. Mais show case privé oblige, on se met presque à penser “la pauvre poupée avec tous ces décalages horaires, on peut la pardonner”. Les fans par contre n’attendent qu’elle : “le plus beau jour de leur vie”. Et c’est bien après un long compte à rebours, que la princesse du R’n'B apparaît. Tee-shirt floqué d’un visage aux airs de Madonna, crâne rasé d’un côté, regard malicieux, Rihanna est dans la place. Son concert repose sur sa seule présence, son énergie qui nous font oublier (un instant) ses caprices. La sirène de la Barbade enchaîne des nouveaux titres que personne n’a presque pas encore (trop) entendu et balance très vite quelques bombes anciennes qui retournent la salle à coup de “Alors Paris ? Vous êtes le plus fantastique public du monde”. Refrain qu’elle a sans doute prononcé la veille à Londres et l’avant-veille à Stockholm,  Toronto… Ou son fameux “c’est quoi ce bordel Paris ?” déclinable à volonté au cours des 5 précédents shows. Oui, Riri, tu ne nous l’as fait pas. Mais qu’importe pour ses fans, elle fait le show et leur donne chaud. Le temps de se caresser les jambes pendant “You don’t stop the music”, de balancer des clins d’oeil hot au premier rang ou de se toucher sur “We found love”. Mais le tube a peine terminé, qu’elle se volatilise sans un mot. Pour ne plus réapparaître. En à peine trois quart d’heure, le boulot est fait et la diva  totalement control-freak s’en va, plus vite qu’elle n’est arrivée. Les soupirs d’agacement resurgissent. Le concert est plié. La business-woman était sans doute bien plus préoccupée à rejoindre la boutique Chantal Thomas. Spécialement privatisée pour faire plaisir au bourreau de son coeur et de son corps, Chris Brown. A chaque ville, son caprice, sa réalité donc.

Mais en guise de bouquet final, la pop star a fini sa tournée à New-York sur une dernière et fausse note face aux journalistes : “Je sais que vous n’avez pas grand chose de croustillant, mais je devais être sage. J’ai du préserver ma santé et ma voix. Normalement j’aurais été entrain de descendre des bouteilles avec vous.” (Rires). Bref la princesse du royaume des illusions malmène la profession et on aime (presque) ça ? Non pas cette fois, Rihanna, tu ne nous ne enfumeras pas. Le Trianon, j’y ai goûté mais je préfère retrouver ma bonne vieille compil spécial Johnny Cash qui, lui, ne faisait pas semblant.


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