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‘Gracias a la vida’ … ??

Par Ninelililabo


‘Gracias a la vida’ … ??
Résumé Violeta Parra, chanteuse, poète et peintre, est une véritable icône de la culture chilienne. Violeta retrace le destin d’une femme hors du commun, ses succès et sa déchéance. De son enfance aux côtés d’un père alcoolique, en passant par son apprentissage de la guitare, son rapport brutal et déterminé à la maternité et au monde, ses engagements esthétiques et politiques, jusqu’à sa fin tragique. Rythmé par ses chants poignants et minéraux, tout droit sortis des entrailles de la terre chilienne, et construit avec une grande liberté, le portrait de cette artiste tourmentée et passionnée est porté avec une grâce magnétique par Francisca Gavilan

Critique Une des chansons les plus connues de Violeta Parra accompagne le générique de fin dans une sorte de happy end contrastant avec la dureté parfois lugubre du biopic chilien Violeta se fue a los cielos’. La vie n’a pas fait de cadeaux à cette icone dont on suit la lutte depuis son enfance jusqu’à sa disparition volontaire. Elle est dévastée par la perte d’un amour alors qu’au long de sa vie, elle a gardé -malgré les obstacles- une volonté inépuisable dans son combat quotidien pour son peuple et pour créer, peindre, écrire, chanter, sauvegarder/transmettre le folklore du Chili (comme pour d’autres pays, Joan Baez, Atahualpa Yupanqui, …).  On est ému, transporté par l’énergie de l’actrice Francisca Gavilàn dont le nom -coincidence ?- signifie ‘épervier’, titre d’une chanson de V. Parra qui est illustrée par une séquence forte où un épervier attaque une poule… Les décors naturels et tous les acteurs font revivre intensément cette époque de prise de conscience des inégalités par des artistes engagés (Pablo Neruda, Victor Jara,…) avant l’arrivée de Salvador Allende à la tête du pays.  Des flash-backs permanents avec, parfois, comme spectateurs de la chanteuse adulte des personnages de son enfance –elle incluse. Dès le début un grincement de parquet et deux ou trois phrases lancées intriguent. Cette ponctuation sonore et des images furtives reviennent régulièrement jusqu’à la fin où le puzzle devient clair. Le réalisateur Andrès Wood montre avec beaucoup d’humanité le parcours chaotique de cette artiste avec ses défauts et qualités et nous permet de (re)découvrir son répertoire. Ce film a été récompensé au Festival de Sundance.
Daneel


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