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Le premier mardi c'est permis (12) : La mécanique sexuelle des hommes ou petit traité de savoir-éjaculer

Publié le 04 décembre 2012 par Litterature_blog

Le premier mardi c'est permis (12) : La mécanique sexuelle des hommes ou petit traité de savoir-éjaculer

Solano et de Sutter
© Pocket 2012

Je vous vois venir. Vous vous dites en découvrant le titre de ce billet, que si je vous parle d’un traité du savoir-éjaculer, c’est forcément parce que le sujet me concerne : « Le pauvre, il a des soucis d’éjaculation alors il a trouvé un bouquin pour essayer de régler ses problèmes. » Je vous arrête tout de suite. Ce n’est pas parce que je vais aborder la question de l’éjaculation précoce qu’il faut y voir un appel au secours. Prenez plutôt cela comme une œuvre d’utilité publique, une information intéressante que je souhaite partager avec le plus grand nombre. Et si le mois prochain je vous parle d’allongement du pénis, n’allez pas non plus en tirer des conclusions hâtives...
Revenons à nos moutons et commençons par le commencement. C’est quoi au juste l’éjaculation précoce ? Pour les médecins, c’est « une dysfonction sexuelle caractérisée par une éjaculation survenant toujours ou presque avant la pénétration vaginale ou au cours de la minute qui la suit et une incapacité à retarder l’éjaculation lors de toutes les pénétrations vaginales. »
Un vrai problème, difficile à quantifier puisque les hommes concernés qui osent consulter un sexologue restent très minoritaires. Le souci avec l’éjaculation c’est que c’est un réflexe. Une fois commencée, personne ne peut la contrôler. Le but serait donc d’identifier les signes précurseurs de « l’expulsion », une phase que les spécialistes nomment la « zone d’imminence éjaculatoire ». Si l’on parvient à identifier ce moment et à le maîtriser, la partie est gagnée.
Concrètement, comment on fait ? D’abord il faut savoir que ce n’est pas toujours un inconvénient. Lorsque la première éjaculation est super rapide, un homme peut très vite remettre le couvert puisque souvent le second rapport est bien meilleur, l’excitation étant quelque peu retombée. C’est quand même une technique valable pour les petits jeunes qui débutent. Quand on arrive à un âge canonique comme le mien (bientôt 38 !), il faut compter 2 ou 3 jours de récupération entre chaque cavalcade, du coup cet avantage n’en est plus un. Autre point positif, l’éjaculateur précoce se transforme en général (et par défaut) en spécialiste des préliminaires. Pas si courant et plutôt appréciable, n’est-ce pas mesdames ? (même si à la longue cette forme de compensation peut lasser et devenir une source d'insatisfaction).
Et à part ça, par quels moyens peut-on améliorer les choses ? Dans un premier temps, il y a des gestes pratiques. Le premier consiste à répéter les rapports. Plus on s’exerce et plus on a de chances d’améliorer son contrôle. Un autre geste efficace est le « squeeze ». Quand l’éjaculation s’annonce, il faut se retirer et demander à sa partenaire de serrer la racine du gland avec le pouce et l’index. Alors là, laissez-moi vous dire que c’est hors de question ! Je ne veux voir personne me pincer le gland, il ne manquerait plus que ça ! Et puis vous imaginez un soir de première, la grande classe : « Excuse-moi, je vais me retirer et tu vas ma pincer le gland, c’est la seule chose à faire si tu veux que ça dure. » Il y a de quoi casser l’ambiance, non ? Bon, on peut aussi serrer plus bas, près du ventre. Au moins ça évite d’avoir à se retirer mais ça reste moyen. Il existe bien d’autres petits gestes, je ne fais que survoler les nombreux exemples proposés.
Si ces techniques « naturelles » ne fonctionnent pas, il reste les médicaments. Souvent des antidépresseurs, à la base pas fait pour cela mais qui ont démontré une certaine efficacité.
Finalement, le mieux reste de pratiquer un véritable travail sur soi. Contrôler sa respiration, être à l’écoute de son corps et des sensations qui le parcourent, renforcer son périnée pour mieux maîtriser la montée de l’éjaculation suffisent la plupart du temps à grandement améliorer les choses.
Voila, c’est tout pour aujourd’hui. Je vous fais pas payer la consultation mais n’y revenez pas. Plus sérieusement, c’est vraiment un chouette bouquin. Simple, clair et très pratique, un compromis idéal entre les écrits universitaires trop ardus et la rubrique sexo d’un magazine féminin où l’on caricature à l’extrême en se contentant souvent d’interviewer trois bonnes copines. Je vous l’accorde, ce n’est sans doute pas le cadeau idéal à offrir à votre chéri pour Noël mais savoir qu’un tel ouvrage existe pourra peut-être vous être utile un jour.
La mécanique sexuelle des hommes : petit traité de savoir-éjaculer du docteur Catherine Solano et du professeur Pascal de Sutter. Pocket, 2012. 250 pages. 6,70 euros.
PS : si cet article est bien référencé, je vais faire un malheur sur les moteurs de recherche.
PS bis : je peux sans problème faire voyager mon exemplaire, vous aurez bien compris que je ne suis pas vraiment concerné par le sujet (même si j'ai photocopié quelques pages, ça peut toujours servir^^).
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