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János Pilinszky – La mer (A tenger)

Par Stéphane Chabrières @schabrieres

János Pilinszky – La mer (A tenger)La mer as-tu dit en mourant,
et depuis ce seul mot de toi
signifie pour moi la mer,
et aussi, peut-être, ce que tu es.

Et peut-être aussi qui je suis ?
Crêtes et creux de vagues.
Ton agonie, telle la mer
me libère et m’ensevelit.

Mère, mère. Jours ordinaires.
J’entends ta mort et je t’appelle.
Terrifiants jours ordinaires.
Pauvre, pauvre, pauvre, pauvre.

***

János Pilinszky (1921-1981) – Traduction de Lorand Gaspar et Sarah Clair



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