Magazine Culture

Conte de Noël

Publié le 11 décembre 2012 par Powwow
Conte de NoëlConte de Noëlonton pow wow a concocté pour nos amis les chiards à boucles blondes un joli conte de Noël totalement inédit qui ravira les plus exigeants, et même sans doute les chiards plus grands comme ceux qui commencent à avoir du poil à la moustache. Gageons-en. Non, gageons-y. Non, gageons-le. Enfin voilà quoi, gageons.
Il était une fois.
Il était une fois, dans un pays lointain.
En ce royaume fort lointain, vers Marseille par là, le roi était bon et tous ses sujets l'aimaient, car il était bon. Sa femme la reine était bonne aussi, c'est pour cela qu'ils s'étaient mariés, pour faire un roi bon et une reine bonne. C'était un royaume enchanté où la vie était paisible, le roi ne menait point de guerres contre ses voisins, les paysans étaient heureux car ils avaient une bonne terre qui leur fournissait de bonnes victuailles, et dans les allées du royaume il n'y avait même pas de mauvaises herbes, et chte parle de ça on était bien avant le round-up; le château du roi était beau et bien agencé avec du double vitrage et il y avait du sent-bon dans les toilettes. Le pays était prospère et l'on trouvait sur les marchés tout ce dont la population avait besoin, même des cornflakes et du dentifrice avec des lignes rouges.
Le roi et la reine étaient heureux en leur palais, la vie était paisible, mais ils avaient une fille, la princesse Raymonde, qui s'ennuyait. C'était une belle jeune fille de 18 ans, ses cheveux étaient longs, blonds et situés sur sa tête; c'était une bien jolie fille trapue et râblée, ronde et courte sur pattes avec des muscles saillants et luisants qui trahissaient son goût pour le culturisme et la domination. La princesse Raymonde s'ennuyait donc, et à part filer la laine, broder de grandes tapisseries et soulever de la fonte ou fouetter un homme affublé d'un déguisement, son univers lui semblait restreint et il n'était pas rare qu'on l'entendît certains soirs à sa fenêtre chantonner de doulces complaintes ayant trait à l'hypothétique venue d'un prince charmant qui l'aurait ravie à la pourtant douce attention de ses parents.
Son oncle Gepetto lui avait pourtant fabriqué un pantin de bois pour son noël, pour qu'elle ne s'ennuyât point, mais à chaque noël c'était pareil, l'oncle Gepetto lui offrait un pantin de bois tous les ans et elle commençait à avoir une sacrée collec' de pantins de bois et elle commençait surtout à en avoir plein le cul de tous ces pantins qui n'étaient même pas animés. C'était des bêtes pantins pas animés pour deux sous.
Pour distraire son royaume, le roi eut un jour l'idée d'organiser un grand tournoi où de vaillants chevaliers s'affronteraient en tournoyant pour le plaisir de tous et notamment aussi. Il envoya ses coursiers à travers tout le royaume pour faire savoir qu'un grand tournoi se préparait, et il envoya aussi un de ses plus proches coursiers chez Shopi pour acheter moultes victuailles puisqu'un grand banquet était prévu pour festoyer à l'issue dudit tournoi, où les convives se régaleraient des meilleurs mets comme des pizzas au chorizo, des chips au paprika et du Banga citron. Il demanda aussi à sa fille, le princesse Raymonde, d'aller dans les sous-bois cueillir des baies pour faire des tartes aux baies comme on mange à la cantine le midi au dessert. La princesse Raymonde partit aussitôt avec son panier en osier tressé proprement dans les sous-bois à la recherche de baies pour les tartes comme à la cantine au dessert. À midi. Chemin faisant, elle rencontra la sorcière qui vivait dans les bois, c'était une sorcière méchante et très laide qui faisait des potions magiques très dangereuses comme on reçoit dans les SPAM dans la boitolette à internet pour faire grossir le pénis dans des proportions déraisonnables ou des vitamines chinoises qui te foutent une putain de chiasse pendant une semaine. La princesse Raymonde avait l'innocence et la fraîcheur de sa jeunesse et elle ne se méfia pas et discuta le bout de gras avec la sorcière. Celle-ci tenait dans sa main, qu'elle avait fort crochue, un panier de bananes qu'elle avait ramassées dans les bois et elle tendit à la princesse une banane préalablement empoisonnée au Zyklon B. La princesse mangea la banane avec la peau et tomba dans un profond sommeil comme quand on mange du Zyklon B normalement. La sorcière repartit dans sa maison ranger ses bananes dans son tiroir à bananes et l'on retrouva la princesse endormie profondément dans le sous-bois. On la conduisit dans son lit et tout le monde était très inquiet dans le royaume, elle dormait et l'on ne savait pas si elle se réveillerait un beau jour, ou peut-être une nuit. Le roi et la reine qui étaient bons jusque là étaient quand même tristes car les jours passaient et la princesse ne voulait pas se lever même si on la secouait comme un prunier, elle semblait endormie pour longtemps, elle ronflait très fort et l'on pouvait entendre ses ronflements jusqu'aux confins du royaume, qui était pourtant de belle taille, de là à là.
Puis vint le tournoi, où le roi eut l'idée de proposer aux chevaliers qui avaient répondu à son appel que celui qui gagnerait la queue du Mickey aurait le droit de rouler une gamelle à la princesse pour essayer de la réveiller. Les chevaliers défilèrent au chevet de la princesse et purent se rendre compte de sa très grande beauté, ce qui leur mit la super-gaule à tous car les chevaliers n'étaient pas très sentimentaux en ce temps-là, souvent ils ne pensaient même qu'à bourrer de la bonniche un peu comme DSK, à vrai dire. Les chevaliers se défièrent donc les uns les autres au cours de ce tournoi qui dura plusieurs jours, et le gagnant fut un très jeune et beau chevalier qui avait fait montre d'une terrible adresse et d'un grand courage tout au long des festivités. À l'issue de la cérémonie de clôture du tournoi, le roi lui remit le diplôme de "Meilleur chevalier de tournoi 1442" avec les félicitations du Jury et une bourse de pièces d'or pour s'acheter de nouvelles braies dans les boutiques de luxe du royaume et des collants moule-bite à la mode. Il gagna en outre le droit d'aller taquiner les boyaux de la bouche de la princesse avec sa langue, comme il était promis.
On conduisit ce noble chevalier, qui s'appelait Perceval, vers la couche de la princesse Raymonde. On les laissa tous les deux puis on s'éclipsa, attendant le miracle, fébrilement parlant.
Le chevalier Perceval s'approcha doucement de la princesse endormie, de laquelle émanaient moults ronflements pétaradants, le soleil perçait au travers du voile recouvrant le grand lit de la princesse, il la prit dans ses bras. Il plaqua ses lèvres sur celles de la princesse, le temps s'arrêta alors, on n'entendit plus rien dans tout le royaume, même les oiseaux s'étaient tus, et il lui ramona proprement les amygdales pendant un bon quart d'heure, en y mettant tout son coeur.
Soudain, un miracle se produisit.
Il ne réveilla pas la princesse mais il n'avait plus la super-gaule. Il s'était rendu compte que la princesse n'était pas si belle que ça, et que même vue sous un certain angle, c'était carrément un super-boudin. Le chevalier se releva sans dire un mot, il quitta la chambre de la princesse et s'en alla du royaume sur son cheval, dignement, sans qu'on n'entendît plus jamais parler de lui.
La princesse ne se réveilla jamais, en fait elle mourut, car le Zyklon B c'est pas aussi inoffensif que ça en a l'air, en fin de compte.
FIN

Retour à La Une de Logo Paperblog

A propos de l’auteur


Powwow 101 partages Voir son profil
Voir son blog

l'auteur n'a pas encore renseigné son compte l'auteur n'a pas encore renseigné son compte

Magazines