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E L James – Cinquante nuances de Grey

Par Lonewolf

E L James – Cinquante nuances de Grey

Etudiante en littérature, Anastasia Steele se voit obligée d’interviewer un richissime homme d’affaire qui joue les Mécènes pour l’université où elle étudie. Troublée par la jeunesse et la beauté de cet homme, elle tente de garder bonne figure pendant l’entretien tout en se maudissant de ses maladresses. Mais une fois libérée elle préfère penser que cet homme restera une rencontre hasardeuse. Seulement voilà qu’il va prendre place dans son univers et que pour elle tout va basculer dans un monde inconnu dont il lui ouvre peu à peu les portes.

Le roman qui aura et qui fera couler beaucoup d’encre. Celui par lequel on a redécouvert un genre jusqu’alors réservé plutôt à des tiroirs bien fermés. J’ai nommé la littérature érotique. Bien sûr j’avais la curiosité de voir ce qui pouvait à ce point chambouler les lectrices et lecteurs. Qui faisait que l’on osait enfin sortir avec un tel livre en pleine rue. Quelle plume pouvait redorer le blason de ce genre littéraire tellement méconnu et mal aimé.
Force est de reconnaitre que je ne peux guère qualifier ce roman d’érotique, du moins, il l’est par moment certainement. Déjà de par son sujet sulfureux et ses scènes parfois très explicites. Pour autant il est loin de ce que je pourrais qualifier d’excitant. Le rythme est bon, il se lit vite, et la plume de l’auteur n’est pas désagréable au contraire. Mais pour autant on a plutôt l’impression de lire un roman pour ados un peu plus chaud que de coutume.
On vit dans l’esprit de l’héroïne, on ressent ses émotions, on plonge petit à petit dans cet univers fait de découvertes et de plongée dans les abysses de l’esprit. Un peu comme si Stephenie Meyer nous avait fait vivre plus clairement les ébats de ses personnages et les errances sensuelles de Bella.

Mais finalement oui soyons clair, j’ai été plutôt déçu du résultat. Je m’attendais à lire et entendre parler de ce roman d’un livre vraiment plus explicite, plus intime, plus sensuel. Oh certes on peut parfois sourire, apprécier les maladresses à répétition d’Anastasia, et même pourquoi pas apprécier ses ébats (si ça doit être possible, enfin je crois), on reste un peu sur sa faim. Comme si on sentait qu’on avait approché parfois d’une limite sans jamais l’atteindre ni la franchir.
On peut sentir tout de même une évolution dans la manière de décrire les différentes scènes de sexe, partant de l’innocence pure d’Anastasia au départ, vers ce qui peu à peu fini par devenir pour elle une seconde nature.

Oui probablement que c’est un roman à lire au moins pour se préparer aux deux volumes qui suivent. J’aime à croire que cette évolution va aller encore de plus en plus vers l’expression débridée et pourquoi pas un véritable érotisme littéraire. En tout cas il n’en reste pas moins un roman qui se lit assez vite et qui n’est pas désagréable si on aime ce genre d’histoire tout de même très orientée vers un public féminin.


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