HARD-ROCK - Tradition oblige quand il s’agit de hard rock on sollicite les moustachus tatoués. Et puis après tout qu’est ce que j’ai de plus, à part ma grosse bite ? Je vous le demande, hein ?! Retour sur les enfants terribles du Massachusetts qui sévissent depuis près de quarante ans !

Les musiciens sont des « freaks » du rock un peu comme les Motley Crue ou les Metallica qui pourraient nous pondre des disques aussi bien produits que ceux de Leny Escudero, que les gens les achèteraient quand même. Les tournées, les cures de desintox de Tyler, les effets d’annonces divers et variés (le groupe split puis le chanteur se taille pour finalement annoncer un retour tonitruant au sein d’une tournée mondiale) auront mis le groupe à terre et le résultat se nomme MUSIC FROM ANOTHER DIMENSION.

Ce résultat n’est ni à la hauteur des monstres du rock que sont les Aerosmith ni convenable pour les oreilles des initiés dont je pense faire partie. L’album est long, trop long: 67 minutes. On passe des insupportables ballades en La mineur "Tell Me" et "What Could Have Been Love" à la compo rock digne de KIIS FM (NDR : station connue pour passer de la soupe rock, des heures durant, lorsque vous roulez sur la côte californienne). Il y a aussi les immondes pâtés bluesy pour chat sidaïque que sont "Beautiful" et "Street Jesus". On souffre le martyre et on se demande quelle mouche a piquée Tyler de chanter à cent à l’heure sur "Street Jesus" avec une tentative de voix rauque. J’ai l’impression qu’un pervers se serait amusé à me tordre les boules avec une tenaille rouillée.
Le mix n’est pas mauvais (il ne manquerait plus que ça !) À la limite un titre comme "Out Go the Lights" est potable mais bordel, écoutez "Oasis in the Night" (titre présent sur la version deluxe) et délectez vous du chant faux et cassé de ce vieux Tyler grisonnant. C’est fini mec.
Je peine à trouver des qualités à ce disque. Ni blues ni rock, c’est nul, c’est plat. Franchement passez votre chemin, il n’y a rien à voir. Aerosmith are screwed ! Rideau.
