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Maxime Büchi: l’interview

Publié le 22 décembre 2012 par Jsbg @JSBGblog
Maxime Büchi: l’interview De tatoueur de renommée mondiale à directeur artistique et fondateur du fameux magazine Sang Bleu, Maxime Büchi est aujourd’hui l’un des artistes avant-gardistes les plus influents en Suisse. Il nous a donné rendez-vous dans son repère new-yorkais: le studio East River Tattoo, où il a eu la gentillesse de prendre le temps de répondre à quelques questions pour JSBG. JSBG – Tu as fondé Sang Bleu en compagnie de Jeanne-Salomé Rochat. Comment vous répartissez-vous les rôles à la rédaction du magazine? Maxime Büchi – J’ai fondé Sang Bleu tout seul. C’est par la suite que j ai rencontré jeanne-salomé et qu on a développé le titre ensemble. Il y a beaucoup de choses à régler question direction artistique, logistique ou finance quand on parle de faire un magazine. Je m’occupe directement de la logistique, la clé du magazine. Avec Jeanne, on discute du contenu et de la thématique, ensuite elle prend le rôle de rédactrice en chef. On se comprend elle et moi, on tient les mêmes intérêts communs, pour Sang Bleu ainsi que pour le Novembre, notre autre magazine. Jeanne s’occupe aussi de tout l’univers Sang Bleu autre que son format papier, c’est-à-dire le blog, les évènements d’art..Elle a pleins droits dessus.  Tu as dit que SB6 serait le dernier. As-tu déjà un futur en tête? Effectivement, c’est le dernier magazine sur papier. Mais Sang Bleu ne s’arrête pas là. L’univers continue à travers ses produits dérivés. Sang Bleu c’est ce que je fais, c’est qui je suis. Le rappeur français Booba pose dans Sang Bleu 6. Comment en es-tu venu à faire ce shoot? C’était plutôt simple. Je connais très bien la tatoueuse de Booba, Laura Satana. Je lui ai proposé de faire une interview croisée entre elle-même et Booba. Elle m’a donc organisé la rencontre dans son studio. C’était vraiment sympa. Issu du milieu du graphisme (tu as suivi les cours de la prestigieuse ECAL en Suisse) comment en es-tu arrivé au tattoo? Ça a commencé avec mon premier tatouage, fait par Filip Leu. C’était en 2003. J’ai mentionné le fait que j’aimerais un jour apprendre à tatouer et il m’a dit qu’il m’apprendrait, mais qu’il fallait que je termine mes études d’abord. Ensuite si cela m’intéressait toujours, il m’a dit de le recontacter. En rentrant de Londres, quelques années plus tard, en ayant réalisé que le graphisme ne me correspondait pas, je lui ai dit que si l’offre tenait toujours, j’étais prêt.  Ton autre magazine, Novembre, est plus axé sur la mode. Penses-tu qu’à l’avenir le contenu de SB, qui s’arrête, pourrait un peu s’y retrouver? Sang Bleu et Novembre sont comme deux faces de la même pièce. J’ai crée le Novembre pour avoir un autre support où le contenu serait plus orienté journalisme, un contenu plus frontal. Le Novembre a son identité et il continue d’avancer. Je suis content de la tournure qu’il prend. Quels sont tes meilleurs moments de SB6? Je ne pense pas pouvoir dire qu’il y ait un moment précis. Je suis content d’avoir réussi à finir. J’ai bouclé la boucle, c’est ce qui est génial. Il y a tout ce que j’ai toujours voulu voir dans Sang Bleu. Tout y est représenté. Ma collaboration avec Nick Schonberger m’a permis de me connecter avec plein de gens dans le monde du Hip-Hop américain. Sang Bleu m’a donné l’opportunité de mettre ensemble toutes les choses que j’aime d’une manière cohérente.  Tu as fait la direction artistique de la campagne A/H 2011 pour la marque Mugler ainsi que toute son identité visuelle. As-tu d’autres projets en direction artistique à venir? J’ai recemment collaboré avec Alexandre Mc Queen et j’ai quelques autres projets sur le feu mais je me concentre actuellement plutôt sur le tattoo et des projets d’art plastiques.  Pour les lecteurs de JSBG d’ici et de là-bas: peux-tu me donner les points de vente de SB6? Il fallait principalement précommander votre copie mais il y a quelques librairies qui l’ont en vente. En Suisse il y à la Librairie Archigraphy. Colette à Paris. Au Tate Modern à Londres. Et à NY on peut le trouver chez Unimax. Tu viens souvent à New York, que représente cette ville pour toi? Tu l’échangerais contre ta vie en Europe? New york c’est ma deuxième maison, j’adore. Mais moins la ville physique. Ce que j’aime c’est les gens, la vie ici, la culture et l’histoire, c’est ça qui me plait. Et New York au lieu de l’Europe? Je pense que oui, c’est une possibilité. Mais seulement parce que c’est ici que j’ai le plus de choses à faire, le plus d’opportunités. Ce n’est pas un choix de préférence. Maxime Büchi: l’interview Un pertinent questionnaire selon JSBG:
  •     Quel est ton plus grand vice? Junk food
  •     Qu’est ce qui te fait peur? Voir les gens que j’aime malheureux ou souffrir 
  •     Vivre au 21ème siècle, plus facile ou plus difficile qu’avant? Ma vie n’a pas arrêter de s’améliorer. Mais je ne suis pas sûr si c est moi ou le monde qui s améliore, donc je ne peux pas vraiment dire.
  •     Plutôt Facebook ou Twitter? Instagram
  •     Qu’est ce que tes parents t’ont légué de plus précieux? Le désir d’obtenir des réponses. De ne jamais avoir peur de poser des questions et de toujours chercher les réponses.
  •     Quelle serait la bande son de ta vie? La bande son de Down by Law (1986), de Jim Jarmusch
  •     Où te vois-tu dans 10 ans? Dans un maison dans la pénisule Olympique de l’Etat de Washington. Ou dans une maison sur la Hudson River avec un atelier. Mais upstate New York est plus probable car je me vois mal vivre si loin de la ville…
Merci beaucoup Maxime! - Lara Crawshaw Maxime Büchi: l’interview

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