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Jeff Lemire et Travel Foreman – Animal Man

Par Yvantilleuil

Après la Sève de Swamp Thing, voici le Sang d’Animal Man !

Jeff Lemire et Travel Foreman - Animal ManQu’Urban Comics inonde le marché de titres qui m’intéressent, c’est une très bonne chose, même si ça fait mal financièrement. Ce qui devient plus inquiétant, c’est qu’ils m’incitent de plus en plus à lire des récits qui ne m’intéressent pas à la base. Ce fameux relaunch « The New 52 » de DC Comics, rebaptisé « Renaissance » par Urban Comics, qui propose une remise à zéro des cinquante-deux séries de l’univers DC, offrant ainsi une nouvelle porte d’entrée à tous les néophytes, est à ce titre une véritable catastrophe budgétaire pour moi. J’avais déjà craqué pour Swamp Thing, une entité faite de branches et de feuilles, qui s’amuse dans les marais et pour laquelle je n’avais aucune affinité. Et voilà que je récidive avec cette autre saga lorgnant vers l’épouvante, le fantastique et l’horrifique, qui s’avère étroitement liée avec Swamp Thing, puisque les deux se dirigent vraisemblablement vers un cross-over. Si, à l’instar de la remise à neuf de la créature des marais par Scott Snyder, le nom du scénariste, Jeff Lemire (Essex county, Monsieur Personne), m’attirait beaucoup sur cette couverture, je n’étais par contre pas trop fan du dessin de Travel Foreman.

Ce premier tome d’Animal Man contient les six premiers tomes de la série, c’est-à-dire un arc de cinq tomes qui présente les personnages et installe l’intrigue et un épisode indépendant sympathique, mais qui ne fait pas trop avancer le schmilblick. L’album invite donc à découvrir Buddy Baker, alias Animal Man, un ancien super-héros puisant ses pouvoirs dans le monde animal, qui est capable de reproduire les capacités des différents animaux. Rien de vraiment palpitant donc, surtout qu’il a mis de côté sa vie de super-héros au profit d’une vie familiale bien pépère. Mais le jour où il commence à saigner des yeux et que sa fille de quatre ans commence à développer des pouvoirs similaires aux siens, il se lance dans une quête visant à découvrir l’origine de leurs pouvoirs.

Le lecteur se retrouve alors vite plongé dans une aventure horrifique à l’ambiance glauque, où la famille de Buddy est traquée par des créatures surnaturelles. En découvrant que la fille est l’avatar du Sang, le lecteur fait vite le lien avec Alec Holland, l’avatar de la Sève et se retrouve donc à nouveau happé par ce monde étrange où trois puissances s’affrontent : la Sève (la flore), le Sang (les animaux, dont les hommes font partie) et la Nécrose (la mort) qui cherche à tout détruire. Ce n’est donc pas pour rien qu’Urban Comics a décidé de publier simultanément les premiers tomes de Swamp Thing et d’Animal Man, car les deux séries sont liées par la même menace.

La mise en place des personnages est parfaitement maîtrisée, la course poursuite est très vite prenante et les dialogues sont particulièrement soignés. Visuellement, ce n’est pas trop ma tasse de thé, même si les dessins assez gores de Travel Foreman collent finalement assez bien au ton de cette saga.

Pas du tout mon truc, mais c’est de nouveau très bien… au secours !!!


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