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La Louisiane va vous envoûter aka Les bêtes du sud sauvage

Par Elosya @elosyaviavia

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Date de sortie : 12 décembre 2012

Synopsis : Le film se déroule dans le bayou (Louisiane). Nous suivons Hushpuppy (6 ans) et son père qui doivent faire face à une tempête terrible qui va provoquer une montée des eaux et bien d’autres choses encore.

Scénario : Lucy Alibar et Benh Zeitlin  et Réalisation :  Benh Zeitlin

Casting : Quvenzhané Wallis, Dwight Henry, Levy Easterly, Lowell Landes

L’année ciné 2013 débute très, très bien. C’est ce que je me suis dit en sortant de la séance de ce film atypique et poétique.

Comment vous décrire « Les bêtes du sud sauvage » ? Je dirais que c’est un film avec plusieurs niveaux de lectures. Il y a une dimension documentaire. Il y a aussi la voix-off qui nous connecte avec les pensées et les émotions de l’héroïne « Hushpuppy ». Une gamine débrouillarde qui vis donc dans le bayou (c’est une étendue d’eau se trouvant en Louisiane) avec ses animaux de la ferme (chat, chiens, poules, cochon) et son papa, qui est un peu trop porté sur la bouteille. Ce papa d’ailleurs, qui éduque sa fille à la dure et qui n’accepte ni les pleurs, ni les moments de faiblesse chez la petite. Tu seras « un homme fort » ma fille semble dire le regard et le comportement de celui-ci, malgré une affection évidente qui transparaît par moment.

Ils vivent donc dans ce coin marécageux au rythme des festivités de quartier, des beuveries entre voisins, des moments d’apprentissage dans une « école » dirigée par une institutrice tatouée qui sait aussi faire office de guérisseuse. Tout ce barnum serait resté « presque » sagement bien en place, si une tempête violente n’avait pas débarqué et n’avait pas bouleversé cette petite société. Le papa de Hushpuppy décide de rester et de ne pas fuir. Après cette tempête, ils retrouvent des voisins et tentent de se recréer un monde.

Alors si je vous parle de ce film, c’est que (et vous connaissez à bien me connaître) je l’ai beaucoup apprécié. J’ai été saisie par les magnifiques images et cela dès la superbe intro. Ce film oscille entre le docu engagé, où les problèmes sociaux, l’écosystème qui se déglingue, les problèmes climatiques et l’égoïsme des hommes nous apparaissent en pleine poire,  et le merveilleux que nous renvoie Hushpuppy. Quand elle parle de son coin, de ses animaux préhistoriques qui lui font peur et qui existeraient encore : les aurochs, de l’ordre de l’univers. En l’écoutant, j’avais une sensation de douce familiarité comme quand j’étais petite et que j’imaginais des tas de choses, qui bien sûr paraissaient délirantes pour un adulte, mais qui pour moi donnait  à la vie quelque chose de miraculeusement féérique.

Les bêtes du sud sauvage

Et puis cette fillette, elle est magique. J’ai très rarement vu une enfant jouée aussi bien au cinéma. Hushpuppy pleure, s’énerve, enrage, rêve, se montre forte, elle résiste face aux évènements et j’ai vécu tout cela avec elle. J’ai été transportée par son jeu et sa manière de parler. La petite interprète « Quvenzhané Wallis » est hallucinante de justesse.

J’ai vibré pour ce film, pour ses personnages admirablement tenaces face à l’adversité, la manière dont ils restent debout m’a fait beaucoup réfléchir et m’a émue. Et les acteurs (dont certains sont non-professionnels) habitent leurs personnages de manière impressionnante.

Je vous conseille vraiment ce voyage lyrique cinématographique qui vous scotchera pendant 1h32.


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