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Le Hobbit: un voyage inattendu de Peter Jackson avec Martin Freeman, Ian McKellen, Richard Armitage

Par Kojimaemi

20273834_jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxxBilbon Saquet est un hobbit qui aime profiter de la tranquillité de sa vie douillette et parfaitement organisée. Jusqu'au jour où 13 nains s'invitent à souper chez lui pour tenir un conseil présidé par Gandalf le Gris et Thorfin Ecu-de-Chêne, héritier d'une longue lignée de rois dont le dernier fut privé de son royaume par le terrible dragon Smaug. Bilbon se voit alors enrôlé contre son gré dans un périple qui va changer sa vie à jamais. Il croise sur son chemin aussi bien les elfes Galadriel et Elrond que des Orques et des Gobelins mais surtout, il fait la rencontre de Gollum.

On avait juste à me dire "Hobbit" et "Peter Jackson" pour que je sois conquise mais je vais essayer de faire preuve de la plus grande objectivité pour ne pas écrire un billet totalement hystérique sur la joie de retrouver l'esprit du Seigneur des Anneaux.

D'ailleurs, c'est la même construction que le SDA. Une partie narrative pour que tout le monde puisse comprendre le pourquoi du comment, la constitution d'une troupe d'élite pour achever une quête, une longue marche, des méchants qui poursuivent les gentils et la bataille finale. Et comme pour la trilogie précédente, ça fonctionne à merveille. Comment ne pas être embarqué par des décors somptueux, une musique hypnotique, des scènes d'action à couper le souffle et des personnages hauts en couleur?

Si on entre plus dans le détail, c'est vrai que ce n'est pas parfait mais Jackson est passé de la difficulté de compiler une trilogie à celle d'étirer un conte pour enfants sur trois films. Le début comporte alors quelques longueurs. Par exemple, le passage chez les Elfes est un peu mou et c'est un moment où il tarde au spectateur de voir enfin quelques scènes de combat. Il est exaucé quelques minutes plus tard, et là, rien à dire. La bataille dans la caverne est un bijou, j'ai rarement vu une scène d'action menée à un rythme effréné aussi bien faite. La rencontre entre Bilbon et Gollum, même si elle est très importante et parfois drôle, a cependant plombé un peu ce rythme fou furieux. La seconde chose qui m'énerve dans ce film, ce sont les noms que je n'arrive pas à retenir. C'est déjà la raison qui m'a fait abandonner la lecture du SDA, je ne comprenais plus qui était qui. Alors vous imaginez ma joie devant les noms des 13 nains (plus les noms d'autres personnages, de créatures, etc.)!

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La scène du souper est très intéressante parce que c'est un des seuls moments où on laisse le temps à Bilbon et aux spectateurs de faire la connaissance avec beaucoup de nouveaux personnages. Les 13 nains sont plus caricaturaux que l'était Gimli, notamment le gros rouquin, pour mieux les distinguer les uns des autres. C'est un peu "Bilbon et les 13 nains" et comme dans le conte, à chaque physique correspond un caractère qui permet de les cerner tant qu'il est encore temps. Cette diversité de caractères permet d'apporter une dose d'humour nécessaire au film. L'espèce d'Englishness de Bilbon est aussi très drôle. Il est prêt à rebrousser chemin et rentrer chez lui pour aller chercher... un mouchoir! Sa dignité tout à fait britannique casse le côté solennel dans lequel le film pourrait tomber.

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Côté acteurs, Jackson, comme pour le SDA, mise sur des hommes talentueux dont les visages ne sont pas très connus, comme Martin Freeman, excellent Bilbon, ou Richard Armitage, très charismatique dans le rôle de Thorfin ainsi que sur des pointures comme Ian McKellen, Andy Serkis ou Hugo Weaving et même Elijah Wood qui apparaît brièvement au début. L'alchimie entre tous est parfaite et ils incarnent tous si bien leur personnage qu'on ne pense pas un instant qu'il y a un acteur derrière.

Malgré mes nombreuses références à la trilogie précédente, je ne comparerai pas le Seigneur des Anneaux au Hobbit. Je n'ai aucune envie de plonger dans un débat futile. Peter Jackson est un magicien qui transporte littéralement le spectateur dans un autre monde; un monde qui nous paraît si réel qu'il est impossible de le quitter. C'est tout ce qu'il y a à savoir. J'ai vraiment hâte de voir la suite! Et en bonus, the Song of the Lonely Mountain dont je suis tombée amoureuse:

Song Of The Lonely Mountain - Neil Finn


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