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Quand les médias y mêlent le sexe…

Publié le 29 janvier 2013 par Achaqueligne
Quand les médias y mêlent le sexe…

Des affiches du « top 12 des positions » du tri seront distribuées toute la semaine aux étudiants d’Angers

Faire appel à l’érotisme ou à la sexualité pour faire vendre, n’est pas nouveau. C’est d’ailleurs le leitmotiv de la presse à scandales. Mais les campagnes sérieuses peuvent-elles utiliser le sexe pour attirer l’attention ou faire passer un message ?

Les campagnes publicitaires utilisent souvent le sexe afin de vendre plus. Notamment, les publicités de parfums ou de voitures s’apparentent beaucoup à de courts-métrages suggestifs. La problématique n’est donc pas nouvelle. Mais qu’en est-il pour les campagnes un peu plus sérieuses ? Peuvent-elles utiliser le sexe, surtout si cela n’a pas de rapport avec la cause soutenue ?

A Anger, pour inciter les étudiants à participer au tri collectif, une campagne de pub plutôt surprenante a été menée. Le titre « et si on triait un coup ? » est plus qu’évocateur et on comprendra très vite le but visé par une telle campagne : rendre le tri sélectif attirant !

http://lejustetri.fr/le-kamasutri/

C’est ainsi que l’affiche image plusieurs positions sexuelles qu’on peut faire un triant les déchets. C’est une affiche du « top 12 des positions pour trieur averti ». Gille Mahé, vice-président en charge des déchets d’Angers Loire métropole, explique que cette campagne se veut « ludique et suggestive » afin de rappeler les différentes règles de tri. Pour sûr, le message aura plus d’impact et sera beaucoup mieux retenu qu’une campagne normale sur le tri sélectif. Mais il n’y a pas réellement de rapport entre la cause soutenue et le moyen de la soutenir.

Quand les medias ou les institutions veulent faire passer un message a la population – comme dans les campagnes de prévention – ils ont plusieurs moyens. Ils peuvent employer la peur, l’humour ou… le sexe. Les deux premiers étaient les plus courants jusqu’alors. Alors pourquoi ne pas employer le sexe puisque ce moyen permettra d’attirer plus l’attention sur les causes à soutenir. Cependant, ceux qui l’emploient devront prendre des pincettes.

Il ne faut pas que ces campagnes basculent dans la réification des femmes ou des hommes (comme c’est le cas dans certaines publicités).

Un autre problème, comme le souligne Jean Kilbourne, est qu’à force de bombarder du sexe, les medias pourraient œuvrer pour sa banalisation : «  On nous propose une pseudo-sexualité qui rend d’autant plus difficile la quête de notre authentique sexualité personnelle ».


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