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La Grande odalisque : il n'y a rien en trop !

Par Hectorvadair2
La Grande odalisque : il n'y a rien en trop !La Grande odalisque
Vivès, Ruppert et Mulot
Dupuis
2012
Bastien Vivès est un fou, ou un demi dieu.. ou les deux à la fois !
Un fou génial, qui s'est associé à deux autres : Ruppert et Mulot, pour développer une histoire incroyable et au charme fou.
...Bastien vivès a débuté en 2007 chez Casterman et son label "indépendant" KSTR, mais c'est concrètement en 2008 qu'il defraie la chronique avec un récit tout à fait original se déroulant dans une  piscine : "le goût du chlore". Puis c'est Polina, qui en 2011 le replace sous les feux des projecteurs. Mais Bastien Vivès veut casser plus avant les codes, un peu comme un Blutch auquel on pourrait comparer ses chemins buissoniers malgré leurs styles graphiques bien différents. Très productif et se laissant aller à des envies plus personnelles, il présente en 2011 "Les melons de la colère", un récit fantasmagorique à l'érotisme presque gênant.
Les codes de la bande dessinée sont bousculés, au moins dans le scénario, et Vivès nous faire revivre quelques grandes heures du média des années 70, celles d'auteurs remarquables comme ; Crepax, Pichard, Guy Palleart ou Forest.
De leur côté, Florent Ruppert et Jérôme Mulot, venus du milieu alternatif des fanzines, ont développé un univers complétement déjanté, décalé, fait d'enchevêtrement de phylactères verticaux, de petits traits et personnages, impliqués (imbriqués) dans des scénarios tout aussi ahurissant, en mélangeant l'art du troisième degré et un humour non sensique, plus british que français.
La rencontre des deux abouti aujourd'hui à cette Grande odalisque, où l'on se dit que Vivès a du se demander pourquoi des films comme Mission impossible ou James bond grand cru ne seraient pas transposables sur papier, les scènes d'action ne devant rien aux plus grand récits américains du genre. Mais l'érotisme est encore là, bien là, et bien moderne.

La Grande odalisque : il n'y a rien en trop !

Image tirée du site de Ruppert et Mulot


Résultat :  l'histoire des ces trois jeunes femmes très mignonnes, plus ou moins lesbiennes, qui se sont spécialisées dans le haut vol (dans le sens propre comme figuré) dépasse toutes les espérances.
N'est-ce pas Pravda la surviveuse sur sa moto, qui dévale les escaliers du Louvre et se propulse au dessus de sa pyramide ? ; n'est-ce pas Barbarella, qui vole sur son deltaplane ?... les "Drôles de dames" qui descendent à elles toutes seules un cartel de drogue mexicain ?; ou bien la bande japonaise de Cat's eyes qui s'introduit dans les plus grands palais pour voler des toiles de maîtres ?
Les années 70 et 80 sont donc très présentes dans cet album, malgrès sa modernité toute française, présenté dans l'écrin grand format de la collection Aire libre.
Album nerveux étonnant, qui, non content de dérouler un récit au suspens bien tendu, nous donne du plaisir du début jusqu'à la toute fin, avec son lot de drame en bonus.
Bravissimo !
A voir: le site de Ruppert et Mulot
Le blog de Bastien Vivès

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