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Antiviral - Critique

Par Nopopcorn @TeamNoPopCorn
Antiviral - Critique3.50 sur 50 basé sur 2 votants.

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Le trafic de virus tue !

Synopsis : "La communion des fans avec leurs idoles ne connait plus de limites.
Syd March est employé d'une clinique spécialisée dans la vente et l'injection de virus ayant infecté des célébrités. Mais il vend aussi ces échantillons, pour son propre compte, à de puissantes organisations criminelles. Sa méthode pour déjouer les contrôles de la clinique : s'injecter les virus à lui-même...
Mais ce procédé va s'avérer doublement dangereux : porteur du germe mortel ayant contaminé la star Hannah Geist, Syd devient une cible pour les collectionneurs..."

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Le(s) plus

Brandon Cronenberg, fils de David Cronenberg (La Mouche, Cosmopolis), après avoir attendu quelques années est enfin passé à la réalisation d'un long métrage avec son film Antiviral.

Dans un futur proche, mais non daté, l'humain est devenu dépendant aux maladies de nos stars. Pour se rapprocher d'elles, une entreprise propose d'injecter des virus récupérés sur des personnalités, après une légère modification afin d'enlever la partie contagieuse (pour ne pas ruiner le business).
Les patients ont ainsi l'impression d'avoir en eux un peu de leur idole en portant les mêmes maladies, cellules cancéreuse et autres problèmes de santé.

Syd March qui travaille pour cette entreprise est également un toxicomane à cet attachement à certaines célébrités, plus principalement à la fameuse Hanna Geist, et il fait du trafic en revendant son sang infecté par les virus qu'il s'injecte lui-même.

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Dès les premières minutes l'ambiance s'installe : pesante, malsaine et les lieux - souvent aseptisés - contribuent beaucoup à créer cette atmosphère. La réalisation de Brandon Cronenberg est troublante, crédible et pourrait nous faire envisager les pires dérapages dans un futur proche. On se dit qu'on est finalement pas si éloigné d'une époque où l'on pourrait s'injecter le dernier rhume de Rihanna, pour avoir l'impression d'avoir un contact privilégié avec elle.

Le jeune acteur Caleb Landry Jones qui joue le rôle de Syd March est impressionnant de realisme. Il est tellement mal au point par moment dans Antiviral, que l'on a l'impression de voir un vampire en quête de sang.

Attention, le trafic de virus tue.
Le film va jusqu'au bout de son idée : une vision atroce du futur, très morbide et pessimiste, ou le business fait la loi(et surtout la morale).
Il faut avouer qu'avec le film Antiviral, derrière la réalisation de Brandon Cronenberg on sent quand même involontairement l'influence de son père David Cronenberg. Mais au final qui s'en plaindra, tant ce film peut être un hommage à l'héritage Cronenberg.

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Le(s) moins

Le film Antiviral ne pourra pas plaire à tout le monde, c'est certain.
Son ambiance malsaine omniprésente et ses longueurs imposées par cette atmosphère ne pourront malheureusement pas satisfaire le plus large public.

Conclusion

Antiviral est un film qui partagera obligatoirement les avis.
De mon coté, le premier film de Brandon Cronenberg est une véritable réussite, de part son originalité, le jeu de l'acteur Caleb Landry Jones et sa réalisation.
Ma note: 7/10.

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Antiviral

Réalisé par: Brandon Cronenberg.
Avec: Caleb Landry Jones, Sarah Gadon, Malcolm McDowell.
Genre: Science fiction, Thriller.
Nationalité: Canadien.
Durée: 1h44min.
Date de sortie: 13 février 2013.
Public: Interdit aux moins de 12 ans

  • Bande Annonce - Version Originale Sous Titrée (Cliquez Ici)

  • Les Anecdotes !


    Brandon Cronenberg a commencé à écrire Antiviral en 2004. A partir de ce scénario, il a d'abord réalisé en 2008 un court métrage intitulé Broken Tulips, avant de proposer ce premier long métrage dont le thème reste la maladie. L'inspiration d'un tel sujet lui est venue en rêve : "J'étais malade, cloué au lit par une grippe, et j'ai fait un rêve fiévreux à moitié conscient dans lequel j'étais obsédé par l'aspect physique de ma maladie ; comment j'avais dans mon corps et mes cellules quelque chose qui provenait du corps de quelqu'un d'autre, et à quel point il se créait un rapport étrange et intime à partir de là", raconte le jeune cinéaste.

    Brandon Cronenberg, fils de l'illustre metteur en scène de La Mouche, reprend le flambeau de son père en se lançant dans un film d'épouvante.

    Sarah Gadon tient le rôle principal féminin d'Antiviral. L'actrice connait bien la famille Cronenberg, puisqu'elle incarne la femme de Robert Pattinson dans Cosmopolis et celle de Michael Fassbender dans A Dangerous Method, les deux dernières réalisations de David Cronenberg.

    Comme c'est souvent le cas pour un "fils de", Brandon Cronenberg a souffert d'aprioris à cause de son nom de famille. C'est l'une des raisons pour lesquelles il ne s'est pas tout de suite consacré au septième art. C'est après avoir cumulé les projets artistiques comme l'écriture, la musique et les productions visuelles, que le cinéma est apparu à l'artiste comme le médium pouvant réunir toutes ses expérimentations.

    C'est Kevin Krikst, qui était dans la même école de cinéma que Brandon Cronenberg, qui a montré le court métrage de fin d'études du cinéaste, intitulé Broken Tulips, à Niv Fichman. Le producteur a alors inclus le film dans un cycle ne présentant que des premières réalisations, et c'est ainsi que les financements d'Antiviral furent trouvés.

    Toutes les scènes montrant des piqûres sont réelles, c'est-à-dire que les aiguilles rentraient véritablement dans la peau des acteurs...

    Brandon Cronenberg a rencontré son chef opérateur grâce au film Hobo with a Shotgun que Niv Fichman, le producteur d'Antiviral, a également financé. Karim Hussain et le réalisateur ont alors commencé un long travail en amont pour définir l'atmosphère du film. En effet, certains plans reflètent une ambiance clinique et aseptisée grâce à une lumière très blanche qui alterne avec des séquences plus sombres et plus organiques.

    Une grande partie du résultat final d'Antiviral contient des scènes tournées durant la pré-production du film. C'est notamment le cas des séquences de playback et des plans dans les laboratoires.

    On retrouve dans les métamorphoses physiques du héros, incarné par Caleb Landry Jones, des inspirations de l'univers cyberpunk dont l'un des chefs de file reste Shinya Tsukamoto. Même si Brandon Cronenberg ne classe pas Antiviral dans cette catégorie générique, il reconnait tout de même l'influence de ce mouvement.

    Antiviral a été présenté au Festival de Cannes 2012, dans la sélection Un Certain Regard.


Et vous qu'avez-vous pensé du film Antiviral ?

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