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[Critique DVD] Savages

Par Gicquel
[Critique DVD] Savages

Même s’il est officiellement produit pour des raisons thérapeutiques, Ben et Chon dealent leur cannabis maison, partout ,avec la complicité de Dennis, un agent des stups. Leur affaire marche tellement bien qu’elle attire l’attention du cartel mexicain de Baja, dirigé d’une main de fer par Elena

[Critique DVD] Savages
"Savages" de Oliver Stone

Avec : Taylor Kitsch, Blake Lively, John Travolta, Benicio del Toro

Sortie le 13 février 2013

Distribué par Pathé

Durée : 130 minutes

Nombre de : 1

Film classé : 12 ans et plus

Le film :

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Savages ? Un film méchant, mais aussi un hommage à la plage… dixit Oliver Stones

Il y a quelque chose que les Américains réussissent bien : c’est la voix-off. Chez nous ça sonne creux, plaqué, chez eux, c’est déjà une mise en condition, une entrée en matière. Et comme pour « Savages » elle vous hante plus qu’elle ne vous poursuit. Elle dit et raconte, et ça devient au fil de l’histoire, un personnage à part entière.
Qu’elle prenne les formes de la belle O (Blake Lively) ne gâche rien au paysage paradisiaque qu’Oliver Stone va maintenant s’employer à barbouiller de sang et de fureur pendant plus de deux heures.
Ce qui bizarrement demeure malgré tout supportable. Sa mise en scène n’est bien évidemment pas étrangère à la fascination de ce mal endémique qui contamine nos deux héros Ben et Chon, détenteurs d’une herbe à nulle autre pareille.

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La patronne d’un cartel mexicain s’y intéresse donc, tandis que le cartel concurrent tente d’y placer quelques pions. On joue alors dans la cour des grands méchants, ce que Ben et Chon réaliseront un peu trop tard. En voulant faire jeu égal avec les narco-trafiquants, ils vont y perdre des plumes.
On pourrait raconter encore un peu l’histoire tant elle est complexe et propice à des variantes, inattendues. Mais laissons les choses se décanter (il y a assez de dégâts comme ça) pour mieux saluer l’adaptation du roman de Don Winslow, qui réussit à nous faire aimer ce couple improbable : l’un nous revient d’Afghanistan, l’autre est un gentil botaniste, doux et rêveur.
Ils s’entendent comme les dix doigts de la main, à la vie, à la mort et ce depuis qu’ils sont gamins. Ils vivent avec la même femme, O, qui ne tient pas à faire un choix. Ce sera leur talon d’Achille, l’enjeu d’une lutte sauvage où tous les coups seront permis.
C’est peu dire qu’Oliver Stone sait de quoi il va parler en filmant la violence morale et physique, avec la même pression qu’exercent les cartels dans leurs trafics. C’est d’une intensité rare. Radical.

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A ce titre, coup de chapeau au profil de la patronne mafieuse, La Reina Elena, que Salma Hayek interprète à la Uma Thurman dans Pulp Fiction. Un joli clin d’œil rehaussé par une direction d’acteurs ad-hoc sur laquelle un Travolta joue très bien les policiers véreux, tandis que Benicio del Toro se confond en Mexicain bêta et cruel. Je connais des Mexicains plus tendres.


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