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Baptiste Lecaplain se tape l’affiche au Bataclan (Paris 11)

Publié le 11 février 2013 par Carnetauxpetiteschoses @O_petiteschoses

baptiste-lecaplain_afficheAprès l’avoir découvert, comme Kheiron ou Bérangère Krief, dans la série « Bref », j’avais eu l’occasion de voir quelques instants de spectacle de Baptiste Lecaplain, en première partie du spectacle de Kheiron il y a quelques mois. Il avait alors déboulé sur la scène de l’Européen avec un débit qui ne laissait pas de répit, et un enchainement endiablé de sketches. J’avais hâte de découvrir son spectacle.
Au Bataclan, il nous met directement en condition, en attaquant très fort dès son entrée qu’il prend le temps de soigner. En parallèle, pris dans le flux de ses paroles et de ses gags, on ne résiste pas au fou rire qui nous gagne rapidement. Empruntant les codes du stand up, en convoquant le public, pour le prendre à témoin et le faire participer, Baptiste n’hésite pas aussi à se confier et à se montrer tel qu’il se voit : avec ses complexes et ses faiblesses, abolissant l’éventuelle frontière qu’il pourrait y avoir entre lui et le public. Ironisant sur son prénom ou son physique, il parait humain, et très rapidement, on se sent proche autant du contenu de ses propos que de lui-même. On s’amuse de ses petits plaisirs sur scène, notamment le mime qu’il se plait à placer au gré du spectacle. Présenté comme « sa pause clope », il ponctue chaque mime avec le geste d’écraser une cigarette, en guise de clin d’œil.

Ses considérations ne sont pas inédites, elles ont été traitées par d’autres avant lui, mais son énergie, sa dérision et son humour parfois très noir, étonnent et l’on cède aisément au rire. Sa personnalité nous séduit, il nous entraine dans son numéro sur un rythme effréné, laissant toujours penser qu’il y a  une suite, que ce n’est pas près d’être terminé. C’est ainsi rassurés, que l’on voit se dérouler le spectacle, bien huilé qui s’autorise bon nombre de digressions et autres observations sur les choses qu’il effleure du discours. Insidieusement alors, au fil des personnages, des situations, Baptiste introduit l’absurde comme levier comique auquel on succombe avec plaisir. Il parvient aussi à insérer des running gags ou des personnages qu’il a installés préalablement, aux moments auxquels on s’attend le moins, dont la présence soudaine, devient hilarante.

Ce registre savoureux nous comble ainsi durant toute la soirée et en définitive, on s’amuse autant que lui.

A voir :
Baptiste Lecaplain se tape l’affiche
Jusqu’au 3 mars 2013
Au Bataclan
50 boulevard Voltaire
75011 Paris

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