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Publié le 12 février 2013 par Acrossthedays @AcrossTheDays

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En ce froid hivernal, nous avons rencontrés la quasi totalité du groupe Granville, qui vient tout juste de sortir leur premier album « Les Voiles ». C’est autour de 1/2 bières que les deux acolytes ont bien voulu répondre à mes questions.

Across The Days : C’est quand la première fois que vous êtes montés sur scène ?

Sofian : On vient tous de projets différents, moi pour le coup c’était avec un groupe qui s’appelle Chocolate Donuts, le 4 avril 2008.

Melissa : Moi c’était en 2010, au Nordik Appart, chez des gens. C’est une association qui s’appelle Happy Daymon à Caen et qui organise Nordik Appart, dans le cadre de Nordik Impact. J’ai joué avec mon duo folk de l’époque qui s’appelait Raspberry Curls.

ATD. Jersey, c’est un hymne à l’évasion fiscale ?

Sofian : Un hymne à l’évasion tout court, à l’échappatoire ! C’est une chanson sur laquelle on s’est rencontrés, avec Melissa et Arthur, on a voulu faire un morceau où on se mettait tous à l’aise, on se connaissait pas encore comme on se connaît aujourd’hui, on a voulu faire une chanson qui définissait bien le projet qu’on voulait faire. Ca part de l’idée de nous amuser, de tout recommencer : Melissa venait d’arrêter le lycée, je me sentais pas bien dans mes études, Arthur allait finir les siennes, et c’est l’idée de repartir à zéro, d’apporter du soleil en Normandie en plein hiver, de prolonger ce trip californien en transformant la Manche en Pacifique et Jersey en Hawaï. Jersey, c’est une évasion non-fiscale : en fait on savait même pas que c’était un paradis fiscal. J’ai beau avoir fait ES… C’est plus un souvenir qu’on a de Jersey.

ATD. Pourquoi avez-vous décidé de virer Nathan pour continuer l’aventure à trois ?

Sofian : On a pas « viré » Nathan. On a créé le projet à trois, même à quatre avec Thomas en fait (qui lui a du arrêter pour des raisons de temps). Il nous a beaucoup aidé, c’est un ami d’enfance, il nous a accompagné un temps, au final on s’est rendus compte que ça collait pas, par rapport au projet, au style musical, à l’approche. Du coup on avait besoin de quelque chose de stable, c’est une grosse aventure qui nous attend, et donc c’est pour ça. C’est pas une question d’avoir « viré », on a eu cette discussion, qui était amorcée depuis longtemps. Ca s’est fait naturellement, ça collait plus… c’est comme dans un couple en fait !

ATD. C’est quoi votre meilleur souvenir avec Granville ?

Y en a eu beaucoup… On va en dire plusieurs ! Déjà l’Allemagne. Les premières répètes, le concert en Allemagne. Aller jouer nos chansons en français à l’étranger, c’était une super expérience. L’enregistrement de l’album, du coup.

Le plus grand moment, ça reste la création du projet, la rencontre et le côté magique de l’instant, qui a fait que toutes les chansons sont venues naturellement. On se prenait pas la tête, les chansons venaient toutes seules, c’est comme si on se connaissait depuis toujours. C’était pas dur d’écrire les morceaux, de comprendre les envies des autres. Cette magie du début, elle est encore là aujourd’hui, mais la découverte de cette magie là, c’est peut-être le plus beau moment.

ATD. Au vu de votre succès grandissant, vous avez pas songé à vous installer à Paris ?

Non ! Un non catégorique. On aime bien Paris, on y est assez souvent, mais on a besoin de notre petit port d’attache sur Caen, et de garder les pieds sur terre avec les gens qu’on connaît depuis le lycée, le collège, la fac, le primaire, enfin les gens qu’on connaît d’avant la musique, la famille, les amis d’enfance. C’est super important pour nous, on a besoin de ça, de garder cette fraîcheur.

ATD. Les retours presse de votre album sont excellents, sur une échelle de 1 à 10, à quel point êtes vous impatients qu’il sorte ? (ndlr : au moment de la rencontre, Les Voiles n’était pas encore sorti)

Je dirais 9,99, il y a un petit peu d’inquiétude cachée derrière l’impatience ! Le truc, c’est que les gens vont nous voir à poil, c’est toujours stressant que les gens voient ton kiki. On est pas trop comme ça, on est un peu pudiques, et là tout le monde va nous voir tout nus ! C’est ça, la sortie d’un album : l’impression d’entrer dans une pièce et d’être à poil. Y a cette angoisse là, qui est le 0,01% d’angoisse. Le reste c’est que de l’excitation, de l’enthousiasme, une hâte de fou ! On est pressé en voyant les retours, les tweets. On a hâte que tout le monde puisse avoir accès à l’écoute de notre bébé.

ATD. Sofian, Chocolate Donuts, c’est en où ?

C’est un peu en stand-by depuis la création de Granville. Ca a pas été LA cause mais une des causes : chacun de nous a terminé ses études, est ailleurs, etc. Hugo tourne avec Kim Novak, Granville prend une ampleur qui était pas prévue, et du coup c’est un peu stand-by. Mais ça restera notre premier amour musical. Ca reste l’expérience qui m’a donné envie de faire de la musique, on a fait des beaux trucs,c’est une sacrée expérience d’avoir pu jouer dans des salles comme la Cigale ou le Bataclan, aux Transmusicales… Ca restera un souvenir incroyable dans ma vie.

Chez ATD, on parle aussi de cinéma, quels sont vos films et vos séries favorites ?

Sofian : S : American Horror Story. F : La vie aquatique.

Mélissa : S : New girl, Born to death. F : La belle personne.

Vous faites quoi le dimanche aprem quand il pleut ?

Sofian : Fifa !

Mélissa : Je retourne dans ma chambre d’ado, chez mon père.

Le groupe a aussi accepté de nous dévoiler leurs titres de la semaine pour un « Across Them »,  mais pour cela, il faudra attendre encore un peu et être gentil avec Loïc !


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