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Rufus Wainwright ‘ Release The Stars

Publié le 12 février 2013 par Heepro @heepro

Rufus Wainwright {Release The Stars}Tout le monde ne connaîtra pas Rufus Wainwright et, pourtant, beaucoup de monde aura déjà entendu sa voix, que ce soit dans des bandes originales de films ou en fond sonore de reportages ou émissions diverses.
Pour ma part, je l’ai aussi découvert de cette façon, ainsi que grâce à une collaboration avec Antony And The Johnsons sur le très court « What can I do », qui apparaît sur l’album I Am A Bird Now, sorti en 2004.
Release The Stars est, chronologiquement et depuis 1998, le 5ème album studio du Nord-Américain (né dans l’État de New York, il a grandi à Montréal), enregistré entre New York, Londres et Berlin.
À noter, les participations de sa sœur Martha sur les chœurs de « Do I disappoint you » et « Slideshow » et de Joan Wasser sur « Going to a town », « Between my legs », « Slideshow » et « Sanssouci » également sur les chœurs, mais aussi à la guitare ou au violon. Enfin, Neil Tennant (des Pet Shop Boys) a coproduit l’album, aux côtés de Rufus. Aussi, l’Orchestre Philharmonique de Londres ajoute des cordes à « Not ready to leave me », « Slideshow » et « Release the stars ».
Si j’ai fini par adhérer à l’univers de Rufus Wainwright, c’est bien sûr pour ses splendides chansons à mi chemin entre la musique pop et le cabaret, bien qu’aucun album dans sa globalité ne m’avait particulièrement touché. En effet, si sa plume atteint parfois des sommets (il est auteur, compositeur, joue du piano et de la guitare et s’occupe des arrangements), il lui arrive assez souvent de ne réussir que de simple bons morceaux, qui ne lui permettraient donc pas de sortir du lot.
Sur Release The Stars, le constat est strictement le même : ainsi, ce sont les très bons morceaux qui dévoilent tout le talent de l’artiste. D’ailleurs, il n’y a qu’à poser l’oreille sur respectivement les premier et dernier titres, « Do I disappoint you » ou « Release the stars » et, entre les deux, « Going to town » (et son refrain « I’m so tired of America »), le très beau « Tiergarten » ou encore le glam rock « Between my legs » pour en être convaincu. Dès lors, pas étonnant que des noms comme aussi variés que ceux de Cole Porter, Wagner, Marlene Dietrich ou T.Rex aient été cités comme influences plutôt évidentes ici.
Pour moi, il est un artiste dont il faut chercher les trésors, cachés dans chacun de ses albums, et non un artiste capable de créer tout un ensemble à la fois cohérent et percutant de A à Z, du moins tel est mon avis à cet instant en ne connaissant que ses cinq premiers albums. Malgré tout, il est bel et bien capable, avec une grande facilité et un naturel évident, d’interpréter de magnifiques et parfois même magiques morceaux.
Enfin, si vous vous posiez la question, sachez qu’il s’agit en couverture du grand autel de Pergame, photo prise au Musée Pergame qui se trouve dans la fameuse Île aux Musées de Berlin. Vous l’aurez compris, il y a beaucoup de liens entre Rufus Wainwright et l’Allemagne. À bon entendeur !

(in heepro.wordpress.com, le 12/02/2013)


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