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Borderlands 2 – Test

Par Lecrewstillant

Alors que son prédécesseur avait marqué les esprits de part son originalité et son gameplay fortement orienté co-op, Borderlands revient en force avec un second volet nommé sobrement « Borderlands 2″. Dans un monde où les FPS de guerres contemporaines, sans goûts ni originalité, envahissent le marché vidéo-ludique, des jeux arrivent à se démarquer tout en restant des shoots à la première personne. Et autant vous le dire tout de suite : c’est le cas de Borderlands 2, habile mélange de FPS et de RPG. Et c’est édité par 2k et développé par Gearbox. Let’s roll, baby !

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Scénario et Background : 13/20

Cet opus offre des environnements variés.

Cet opus offre des environnements variés.

Cinq ans après les événements de Borderlands premier du nom, vous voici de nouveau parachutez sur Pandore, planète inhospitalière aux airs de westerns futuristes et attirant les convoitises, notamment l’Éridium, une ressource puissante. Concrètement, vous incarnez un des quatre Chasseurs de l’Arche, c’est-à-dire un mercenaires surpuissant et respecté sur toute la planète. Un vil individu se nommant « Le Beau Jack », PDG d’Hypérion (sorte de super multinationale spécialisé dans les armes et les robots) et dictateur, veut extraire l’Éridium de Pandore pour réveiller un guerrier antique dans une « Arche » dans le but d’être le maître de l’univers (voilà voilà..). Dans les faits, ces quatre Chasseurs de l’Arche ne sont pas des bêtes copiés-collés de ceux du premier opus. En effet, en plus d’être nouveaux, ils n’ont pas tous les même capacité que leurs prédécesseurs et, donc, une petite présentation s’impose : Axton, le Commando, est capable d’utiliser une tourelle et est grosso modo le personnage polyvalent. Maya, la « Sirène », peut soigner ses coéquipiers et est capables et a le pouvoir de verrouillage, neutralisant des ennemis en moins de temps qu’il faut pour le dire. Salvador, un Défourailleur, peut avoir un gain de santé et utiliser deux armes en même temps. Et enfin, Zér0, l’Assassin, pouvant balancer son Leurr3 le permettant de disparaître quelques instants ou de faire de gros dégâts (il a aussi un sabre trop D4RK et est bon avec les armes de précision).

Concernant le scénario en lui même, ce n’est pas génial. En effet, la trame principale tourne en rond avec une surenchérissement lassant de situation absurde et l’humour, assez noir, est surexploité, bien que terriblement efficace à certains moments de l’histoire. La fin est aussi bien trop convenu par rapport aux habitudes scénaristiques que le soft laisse au joueur tout au long de l’aventure. Mais ne jurer de Borderlands 2 que par le scénario de sa trame principale serait un poil réducteur ! En effet,  l’intérêt du soft réside aussi dans son univers déjanté : des ennemis au look sadomaso (big up aux « sadiques »), un humour trash-gore bien dégueulasse, des quêtes secondaires aux objectifs et motivations douteuses (re -big up à la quête secondaire où un type vous demande de lui coller une balle dans la tête, pour le fun) ainsi qu’une mise en scène particulière. L’ambiance générale est un mélange de Mad Max, de Halo et de moult autres références biens gore. Les graphismes (cell shading) y jouent  beaucoup pour donner au titre une impression enfantine, en décalage avec le gore et l’humour de l’univers ! Les répliques des divers PNJs (qu’ils soient important ou pas) vous surprendront souvent à vous faire avoir un petit rictus ou même une belle barre de rire. Des personnages plutôt charismatique dans l’ensemble, notamment le grand méchant du jeu, et des situation loufoques sont donc au rendez-vous ! Maintenant, c’est l’heure de s’attaquer à la grosse partie : le sacro-saint gameplay.

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Gameplay : 16/20

Claptrap, le robot névrosé avec un complexe du supériorité.

Claptrap, le robot névrosé avec un complexe du supériorité.

Concernant le gameplay, il y a une bonne et une mauvaise de nouvelle et je vais commencer par la bonne (niark niarkniark, c’est moi l’patron ici !). Cet opus est aussi plaisant à jouer que son prédécesseurs, si ce n’est plus ! En effet, la zone de jeu est bien plus vaste que celle du premier opus et elle a le mérite d’être extrêmement variée. Là où Borderland s’arrêtait (en caricaturant un peu) à des zones de style désert-western, Borderlands 2 propose des zones désertiques, enneigées, luxuriantes, urbaines.. Bref, un bon point ! Aussi, qui dit Borderlands,  dit RPG et cet opus est loin de faire exception à la règle ! En gros, la progression se fait par niveau que l’on passe en accumulant de l’exp. Grosso modo, découvrir un lieu, tuer des ennemis ou ouvrir un coffre fait gagner de l’exp, même exp qui vous servira à améliorer votre personnage dans ses caractéristique de combat et de survie (chaque personnage ayant des caractéristique bien spécifiques !). Classique du RPG. Il y a aussi l’apparition des « Points Brutasses » qui sont des points gagnés en réalisant des petits défis (tuer tel nombre d’ennemis dans telles conditions.. etc) qui sont totalement indépendants des quêtes que vous effectuerez et serviront à améliorer des caractéristiques très précises (dégât des armes, santé, dégât des grenades..). Puis, comment parler de Borderlands 2 sans parler de son nombre incroyable d’armes et de la customisation de grenades, de santé.. Concrètement, le gameplay vous oblige à ramasser des armes que vous ne pouvez pas (ou très peu) modifier et vous oblige donc à trouver une arme encore meilleure en la droppant sur un ennemi ou en la trouvant dans un coffre, ce qui n’est pas sans valoriser l’exploration. Il y a d’ailleurs la nouveauté sympathique des armes jetables qui ne sont ni plus ni moins des armes qui se recharge en les jetant sur les ennemis. Il est important de souligner que l’I.A. a été revu à la hausse et est désormais capable de créer des petites tactiques de groupes, se mettre correctement à couvert.. ce qui est plutôt appréciable. Bien sûr, que serais Borderlands sans son aspect coopération, qui fait tout le charme du titre ? Grosso modo, vous pouvez jouer jusqu’à quatre, online ou offline, et ainsi massacrer joyeusement des cohortes d’ennemis et droppé du bon équipement en le partageant avec amour (ou pas) avec vos coéquipiers ! D’ailleurs, plus le nombre de joueurs augmente, plus nombre d’ennemis, et leurs niveaux, augmente ! Et maintenant, passons aux points faibles du gameplay.

Alors oui, Borderlands 2 est loin d’être parfait au niveau du dit gameplay. Premièrement, malgré quelques nouveautés sympathiques, les fondamentales du gameplay n’ont pas beaucoup changer : les habitués du premier opus ne verront pas vraiment la différence à ce niveau là. Plus grave, la redondance et le caractère très basique des quêtes secondaires peut rebuter ainsi que le level design ultra-simpliste de certains « donjons ». Aussi, qui dit monde ouvert, dit beaucoup de bugs. Et des bugs, il y en a. Au delà des quelques bugs de l’I.A. (qui ne vous repère pas tout de suite, par exemple), j’ai été personnellement victime d’un vilain bug qui ne m’a pas débloqué des succès et ne a fait un « retour en arrière » sur ma sauvegarde. Bien que je pense être un cas isolé, il est toujours bon de prévenir ! Pour en finir avec les points négatifs, sachez que le jouer en écran splitté est difficilement gérable à cause du graphisme particulier du jeu.

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Graphismes et bande son : 18/20

Surprise, motherf*cker !

Surprise, motherf*cker !

Commençons par les graphismes (oui, je suis le genre de mec qui annonce la couleur, sans mauvais de jeu de mot). Comme vous sans doute pu vous en apercevoir, Borderlands 2 c’est du « cell shading », c’est-à-dire du graphisme style comics. Cela permet notamment d’utiliser des couleurs éclatantes, même sur consoles, et de pallier largement au problème d’aliasing. Ces graphismes assez singuliers sont d’autant plus mis en valeur que les environnements sont plutôt variés et cela renforcent encore plus l’ambiance trashy-western ! Par contre, des petits problèmes de clipping sont à déplorer mais rien de bien grave. Le jeu est parfaitement fluide, même avec une légion de gredins voulant votre peau à l’écran et ça, ça fait zizir à mon coeur. Tant techniquement qu’au niveau artistique, Borderlands 2 est soigné et (presque) parfait ! Il n’y a donc pas grand chose à redire.

Pour la bande son, c’est à peu près pareil que pour les graphismes : presque parfait. A quelques que exceptions près, les doublages sont très convaincants et l’aspect caricatural de ces derniers ne fait que renforcer l’ambiance si particulière du soft (mention spéciale à la voix du Beau Jack) ! Les ennemis vous insulteront de tout leur coeur et le Beau Jack vous exaspérera avec volupté. Au niveau des bruitages, c’est parfait : les armes claquent et explosent comme il faut et la diversité des autres bruitages est à l’image de la diversité des environnements : riche. Concernant tout ce qui est musique, le soft nous offre des thèmes s’accordant parfaitement avec l’ambiance et l’esprit du jeu !

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Durée de vie et intérêt : 17/20

Copaaaaiiiiin !

Copaaaaiiiiin !

Ayant une superficie de jeu bien plus importante que son prédécesseur, Borderlands 2 nous offre le plein de nouveautés que l’on est impatient de découvrir ! C’est d’autant plus vrai que les quêtes annexes et le nombre impressionnant défis vous tiendront en haleine un bon moment. Comptez 10-15 heures de jeu pour la quête principale et 35-40 heures (en plus) pour finir toutes les quêtes secondaires. Le jeu offre donc une bonne durée vie d’autant plus que le soft nous permet aussi d’accéder à un new game + ! Cet opus  a donc un fort potentiel de rejouabilité, ce qui est loin d’être déplaisant. L’exploration est mise en valeur, ainsi que la recherche perpétuelle de l’arme parfaite, qui comblera vos longues nuits blanches à dégommer du sadiques, entre deux nomades un peu trop téméraires ! Les customisations du personnage, de grenades et moult autre éléments à collectionner et à utiliser viendront agrémenter vos heures de jeu !

Concernant la valeur intrinsèque du jeu, ce dernier s’adresse aux amateurs de mondes ouverts avec un lourd aspect RPG tout en restant un FPS et pour ceux qui aiment jouer en co-op ! Le soft s’adresse aussi à ceux qui aiment les ambiance bien trash et l’humour noir à outrance, ainsi que la surenchère, parfois un peu lourde. Il ne faut pas être allergique au cell shading, sinon mauvais plan ! Aussi, attendez vous à farmer, comme on dit dans le jargon. En effet, il va falloir passer du temps à effectuer pas mal de quêtes secondaires et décimer des camps entiers de bougres n’attendant que votre venu pour en découdre, pour atteindre le niveau maximal (lvl 50). Retenez qu’il va vous falloir de la patience et du courage pour devenir un vrai maître pokémon badass !

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Conclusion :

Borderlands 2 est de ces jeux qui nous emmènent loin des clichés de l’industrie vidéo-ludique avec son ambiance totalement déjanté, son originalité et sa super durée de vie. En solo et SURTOUT à plusieurs, c’est le jeu idéal pour des amateurs de FPS et RPG qui cherchent une alternative aux jeux du même genre. Avec des graphismes, une technique et un aspect artistique très soignés, Borderlands 2 est un titre de qualité, malgré un manque de nouveauté au niveau du gameplay et une trame principale bancale;  mais tout de même digne héritier de son prédécesseur !

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Note générale :  16.5/20

La note finale n'est pas une moyenne mathématiques mais une note d’appréciation générale.

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