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« Le vase de sable » de MATSUMOTO Seichô

Par Pierrec

Mon avis : ★★★★★☆☆☆☆☆ 

Le vase de sable de MATSUMOTO Seichô
À trois heures du matin le 12 mai, il faisait sombre et froid à la gare de Kamata. Un jeune mécanicien fait ses dernières vérifications avant le départ du premier train de la ligne Keihin-Tôhoku, lorsqu’il tombe nez à nez avec le cadavre d’un homme au visage complètement écrasé. L’autopsie révélera que la victime âgée d’environ 55 ans avait ingurgité des somnifères accompagnés d’alcool avant d’être étranglée et frappée à coups de pierre ou de marteau aux alentours de minuit. L’un des enquêteurs rapidement chargés de l’affaire apprit que l’homme, accompagné d’une autre personne, avait été vu la veille au soir dans un bar proche de la gare et qu’il était originaire de la région du Tohoku (région du nord-est de l’île de Honshū, l’île principale du Japon).

L’enquête est mise sous la responsabilité du talentueux et marginal inspecteur IMANISHI Eitarô qui très vite conclut que la victime, en raison de son accent de Tohoku, devait provenir de la petite ville de Kameda. C’est donc à Iwaki (dont dépend Kameda) qu’il décide de commencer son enquête en rencontrant le commissaire YOSHIMURA Hiroshi qui pense que l’inspecteur fait fausse route, et que le meurtrier ne peut en aucune façon être originaire de leur paisible petite ville. Dès lors, commence pour l’inspecteur IMANISHI un long voyage dans cette région du Japon qui lui apprendra, grâce à ses spécificités, à connaître un peu plus les subtilités de son propre pays.

Comme dans « Tokyo Express », MATSUMOTO dessine son intrigue avec une rigueur quasi scientifique. Là où les horaires de train faisaient office de preuves, c’est sur base de l’accent typique de la région du Tohoku que le commissaire IMANISHI établira le profil de la victime et tentera de découvrir le mobile du meurtre. Telle une équation mathématique, « Le vase de sable » est une histoire policière sans cesse remise en question tant les preuves sont fragiles et tant elles risquent la contradiction à tout moment. À chaque fois que le commissaire se sent proche de la vérité, il se rend compte qu’un petit détail lui a échappé, ce qui le force à reprendre son raisonnement depuis le début, pour le plus grand intérêt du lecteur qui, tout en voyageant en train, suit avec amusement les réflexions intenses de ce commissaire pas comme les autres.


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