
Tandis que les festivités du Nouvel An lunaire en Corée sont très calmes (surtout très familiales et orientées vers les aïeux - décédés ou vivants),
les festivités de la première pleine lune de l’année lunaire réservent beaucoup d’activités ludiques et collectives...
En cette année du « Serpent d’eau », la 1ère pleine lune tombe la nuit du 24 au 25 février.Dans le temps, les festivités duraient pendant 3 jours et les distinctions sociales étaient suspendues durant cette période... 
Côté table, deux plats essentiels marquent cette tradition.
On prépare un riz spécial qui mélange les 5 ingrédients suivants : du riz gluant, des haricots azuki (petit haricot rouge), des haricots noirs (petits haricots noirs), du sorgho et du millet. Ce riz est accompagné de plusieurs plats de légumes et d’herbes séchés pendant l’hiver.


Le matin de la pleine lune, on déguste des fruits à coque : noix, pignons de pin, marrons et cacahuètes... On en mangeait en quantité équivalente à son âge et cette coutume étaient censée épargner la personne de problèmes cutanés. Encore de nos jours, on en déguste toujours en famille...

Les adultes buvaient un verre d’alcool de riz très clair (comme du saké).
Cette coutume visait 3 objectifs définis selon une croyance ancienne : ce verre d’alcool nettoie les oreilles (donc pas de bobo ORL pour l’année qui débute), améliore l’ouïe et provoquent l'arrivée de beaucoup de bonnes nouvelles!...
Côté activités ludiques, il y en a trois qui sortaient du lot et les coréens continuent encore à les perpétuer de nos jours...« Daribalki », littéralement « marcher sur un pont » en est une. En coréen, le « pont » se prononce et s’écrit de façon identique à « jambe ». On espérait en marchant les « ponts » qu’il n’y ait donc pas de problèmes de santé aux jambes...

A la pleine lune, quelque soit leur appartenance sociale, les femmes et les hommes, les vieux et les enfants, sortaient et traversaient des ponts en chantant ou en dansant...




Dans le temps, selon la dimension et la durée des feux, on prédisait l’abondance des récoltes. Cette coutume de brûler une construction éphémère se retrouve dans le monde entier, souvent au solstice de printemps. Le but est d’éloigner les mauvais esprits (l’hiver) pour accueillir les esprits bienveillants (le printemps et le soleil).




