Magazine Culture

Trois grandes femmes de Edward Albee adaptée par Isabelle Anckaert, à partir du 14 février, au théâtre du public

Par Bourlingueur
Fb-Button

Comédie dramatique

Trois grandes femmes de Edward Albee adaptée par Isabelle Anckaert, à partir du 14 février, au théâtre du publicTROIS GRANDES FEMMES

de EDWARD ALBEE adaptation de Isabelle Anckaert
Mise en scène : Véronique Dumont Avec : Janine Godinas, Isabelle Defossé, Marie-Paule Kumps et Simon Thomas. 

DU 14/02/13 AU 06/04/13

Salles des Voûtes - Relâche les dimanches et lundis

Durée: 2h30 (entracte de 15 minutes compris)

Au terme de sa vie, une femme fait le bilan : ses choix, ses échecs, ses espoirs et rêves réalisés. Elle se rappelle les tromperies, les alliances, les amis, la famille… Elle fait entendre dans ses aveux, le plaisir de raconter et le désir d’être pardonnée. En face d’elle, deux interlocutrices : sa dame de compagnie et une jeune avocate, qui, elles, ont encore un destin à vivre, des désillusions encaissées et des espoirs toujours tenaces.

À quelques heures de la fin, quand les idées et le temps ne se mettent plus au bon endroit ni au bon moment, quand nous n’avons plus le temps de « rectifier le tir », que nous reste-t-il? Sinon nous regarder en face et décrire ce que nous voyons? Véritable bijou, prix Pulitzer, « Trois grandes femmes » est un portrait sarcastique qui fait résonner les drames simples d’une vie. Par l’auteur de « Qui a peur de Virginia Woolf ? », une partition inouïe, magnifiquement orchestrée, drôle et intelligente avec trois très grandes dames du théâtre!

UNE CRÉATION ET PRODUCTION DU THÉÂTRE LE PUBLIC. L’Auteur est représenté dans les pays de langue française par l’Agence MCR Périmony Associates Inc, New York, [email protected]. Photo ©Le public

Assistant à la mise en scène: Martin Staes Polet

Scénographie/Costumes: Sandrine Clark

Lumières: Maximilien Westerlinck

Photographe: Bruno Mullenaerts

Critique :

Sujet intéressant que l’introspection d’une vieille femme à l’aube de sa mort, a t’elle accompli ses rêves, a t’elle eu le temps de profiter de chacun des instants qui s’offraient à elle ? Voilà le vrai débat suscité par cette pièce d’Edward Albee mise en scène par Véronique Dumont au théâtre Le Public actuellement.

Dans le rôle principal, l’on retrouve Janine Godinas, une figure emblématique du théâtre belge. Un rôle qui lui va a merveille alors qu’elle interprète la femme qu’elle a combattue toute sa vie, cette femme riche et puissante méprisant la classe moyenne sur fond de valeur catho-capitaliste. Pour l’accompagner Marie-Paul Kumps qui fut son élève à l’IAD. Le rôle qu’elle interprète est le tampon de la pièce, à la fois drôle, sarcastique, ironique et tragique. Sur fond de 70′s, elle arrivera à nous faire rire tout en canalisant les délires de sa patronne en pleine agonie.

Le rôle de la jeune avocate est révolu quant à lui à Isabelle Defossé qui aura quelque fois du mal à cacher ses fous rires provoqué par le jeu de comédienne de Janine, un rôle à la fois actif et naïf permettant à la jeune comédienne d’exprimer tout son talent et toute sa coquetterie aux yeux d’un public qui en redemande.

Le petit bémol de la pièce est probablement sa durée, en effet, le comique de répétition peut s’avérer très fatiguant passé l’heure trente de spectacle, l’entracte est la bienvenue mais ne fait pas oublier au public que le temps s’écoulent, un peu comme la vie, toutes ces choses que l’on aurait rêvé faire mais dont on ne se soucia guère au moment opportun qui nous aurait peut être permis  aujourd’hui de ne nourrir aucun regret.


Retour à La Une de Logo Paperblog

A propos de l’auteur


Bourlingueur 5083 partages Voir son profil
Voir son blog

l'auteur n'a pas encore renseigné son compte l'auteur n'a pas encore renseigné son compte