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Foals – Holy Fire

Publié le 05 février 2013 par Sywebzine @Saturdays_Youth

Foals – Holy Fire

Voilà maintenant trois ans que nous attendions que le combo d’Oxford enfante un nouvel album. Trois ans écoulés depuis le profond Total Life Forever, enregistré au cœur de la Suède, dans un studio perdu au milieu d’une zone industrielle mordue par le froid. Trois années durant lesquelles tous les junkies de cette Terre, drogués aux rythmes syncopés et aux riffs mathématiques de la bande à Yannis ont fébrilement attendu de recevoir leur dose. Une patience récompensée en ce début d’année 2013 par un Holy Fire aux accents mystérieux… C’est donc avec une joie mêlée d’une certaine inquiétude que l’on presse le bouton « play », les sens aux aguets.

Les premières notes d’Interlude résonnent. Tout d’abord un brouillard de sons étouffés, une guitare lointaine et ciselée faisant écho à un rythme posé, des chants mystiques. Puis le réveil, un cri qui perce le voile et un déferlement de décibels. Nous ne pouvions rêver de meilleure entrée en matière.

Inhaler, titre phare de l’album, résonne alors, répandant sa hargne déjà bien connue. Ainsi enchaîné à une introduction aux accents planants, ce dernier gagne encore davantage en énergie et étonne par son enchevêtrement de riffs massifs et de sonorités funks. Le ton est donné, les Foals ne comptent pas se répéter, mais souhaitent visiblement insuffler un élan nouveau et brut à leur musique.

C’est un autre titre déjà connu qui débute à présent, My Number. Les sonorités tranchent avec Inhaler, le ton musical étant cette fois bien plus léger. Le rythme est dansant, sautillant, rappelant le temps désormais lointain des premiers EP et d’Antidotes. Une réussite.
Bad Habits étonne d’abord pas son aspect synthétique. Des percussions cubaines saturées comme tableau de fond, sur lesquelles s’élève progressivement la voix claire et aérienne de Yannis… Nous sommes encore une fois dans l’expérimentation et la recherche, à la croisée des genres, des chemins.

Everytime, le titre suivant, séduit par sa profondeur et son atmosphère reposante. Ici, ce sont des intonations propres à un Total Life Forever que l’on retrouve.

Vient ensuite l’une des plus belles réussites d’Holy Fire avec le titre Late Night. D’abord froid et calme, ce titre prend lentement son envol pour finalement exploser en un véritable retentissement lyrique. Progressif, sans jamais s’avérer frustrant, ce titre nous gratifie de profonds frissons. Décidément, les Foals sont toujours bons lorsqu’ils construisent sur la longueur.

Out of the Wood, et Milk and Black Spiders sont, quant à eux,  plus classiques, mais néanmoins réussis.

Providence est une véritable jouissance auditive. A la manière d’un Two Steps, Twice, il fait doucement monter la tension jusqu’à l’explosion finale, empreinte d’une violence inhabituelle au groupe. Surpuissant, ce titre devrait être d’une efficacité incroyable sur scène et parvenir à  renverser même la plus frileuse des fosses sans grande peine.

Stepson, titre le plus électronique de l’album, prend alors le relais, et nous permet de regagner de la hauteur. Après avoir frappé la terre, c’est désormais vers les cieux que nous naviguons.

Le final de l’album survient (malheureusement) déjà avec Moon, une douce porte de sortie.

A peine la première écoute est-elle  achevée que l’on réalise que l’on tient avec Holy Fire un des potentiels meilleurs albums de 2013. Nos attentes, pourtant élevées, n’ont pas été déçues par le résultat final. Les Foals réalisent une douce alchimie entre leurs deux précédents albums, tout en durcissant encore un peu plus leur son, et en introduisant des sonorités teintées d’un funk exotique.

Le groupe d’Oxford peut se vanter d’avoir réalisé ici son troisième chef-d’œuvre.

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