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Hurts s’exile

Publié le 11 mars 2013 par Acrossthedays @AcrossTheDays

Hurts Exile HURTS SEXILE

Après une entrée fracassante dans le monde de la pop avec Happiness en 2010, notamment grâce aux tubes Wonderful Life et Better Than Love, Hurts revient avec son deuxième album : Exile.

Le titre annonce déjà la couleur de l’album, noir et amère. Si j’ai pu apprécier Wonderful Life, notamment comme un créatif et agréable retour des 80’s, je n’ai jamais vraiment trouvé leur musique exceptionnelle. J’espérais, un peu anxieusement il faut avouer, que le groupe produise un album inventif qui redonne des couleurs à la pop actuelle.

S’exiler, c’est à peu près ce qu’ils devraient faire après un tel album, partir loin, jusqu’au prochain disque, au moins.
Ouais, parce que quand on fait de la pop new wave il faut vraiment faire attention, sinon on tombe dans le ridicule, et ça fait mal.
En essayant de faire du Muse (sur Exile) et du Coldplay (sur Miracle, pas mauvaise mais tellement peu innovante et si facile) et même pas le Muse et Coldplay qu’on aimait, le groupe s’enferme dans une absence de créativité assez affligeante. On oublie les synthés sympas et on met des paroles souvent ridicules sur des instru taillées pour les stades. Chouette.

Dommage plutôt, le groupe semblait avoir du potentiel, mais le duo sombre dans une mer de tristesse. Ok les chansons tristes/d’amour sont souvent les meilleures mais il faut savoir les écrire et ne pas en abuser, l’exagération qu’on retrouve ici est juste ennuyante, et vachement niaise.

En fait on navigue dans ce qui semble être la mer de souffrances du chanteur Theo Hutchcraft, il veut mourir pour quelqu’un (Somebody To Die For), crier à l’aide (Help), ne jamais là laisser partir (Cupid) et fermer les yeux (The Rope), que ce soit dans des ballades ou les chansons plus pop, les violons n’arrêtent pas.

Il ne reste finalement que la voix du chanteur (dont on ne peut nier la beauté), le mixage agréablement léché, c’est bien produit. C’est tout de même très maigre.
On reprochera surtout au duo leur manque de recul : on peut écrire des chansons ridiculement tristes, on peut composer pour faire danser les stades, mais il faut alors au moins le reconnaître (voir Monarchy, par exemple), ce que ne semble pas vraiment faire le groupe dont les deux mecs en costard noir gardent un sérieux alarmant.
En espérant que c’est album ne soit pas un trop gros hit, ce qu’il pourrait totalement être, pour que le duo se remette en question et nous offre un troisième album montrant enfin leurs réels talents.
En plus, si ça marche, on va se le taper à la radio.
On vous file quand même Miracle pour que vous puissiez voir par vous mêmes.

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