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[Manga] Kurokami

Par Jibouille

En rentrant chez lui après une soirée arrosée, Keita, jeune programmeur, s’arrête pour avaler un bol de ramen. il est contraint de céder son repas a une jeune fille affamée. il ignore qu’il s’agit d’une mototsumitama – une gardienne de équilibre de ce monde. pris entre deux feux quand surgit un mystérieux agresseur, il perd un bras dans l’affrontement. pourtant, en se réveillant le lendemain matin, il trouve son corps intact… mais a qui est réellement ce bras ?

Source: Manga-News

kurokami

Encore une page qui se tourne avec la fin de ce manhwa, que je suis depuis des années. De belles années qui plus.

Pour ce qui est de l’histoire, elle reste assez classique pour l’explication. Pas mauvaise mais je m’attendais à quelque chose de plus costaud, de plus original. Bon, il est vrai que Kurokami ne prône pas vraiment l’originalité mais ca aurait été bien vu ici. Enfin, l’ensemble tient la route pour ce qu’on en voit, expliquant même le thème de la synchronisation. Je trouve juste que c’est un peu long. Un tome entier (un peu plus en fait), c’est un peu trop. Il fallait certes ne négliger aucun détail mais certains points pouvaient être supprimer. Kurokami a tendance à devenir moins passionnant avec le temps, la faute à un tas de personnages qui arrivent et qui ne sont pas passionnants. De plus, ils ouvrent une nouvelle voie à chaque fois, qui ne fait que rallonger la trame de base, mais sans l’améliorer vraiment. De plus, il y a beaucoup de blabla, par intéressant sur le fond, qui devient assommant à la longue. Même si on peut avoir l’impression que l’histoire avance, on se rend compte qu’à la fin, on reste au même niveau, voir reculer. C’est un peu dommage car les tomes précédents ce vide amorçaient un bon départ mais qui s’est avorté d’un coup.

Les personnages sont nombreux comme je l’ai dit. Keita est un héros très classique sur le forme. Pas très futé, fauché (à croire qu’il faut être pauvre pour être un héros), aimant les femmes et capacité unique à attirer les problèmes. Son caractère bagarreur et fonceur n’est pas pour déplaire car c’est au moins un avantage qu’il a par rapport à d’autres prétendants au titre. Il ne chiale pas, réfléchit (un peu, en fonction de ses possibilités) et encourage ses amis. Par exemple Kuro, une mototsumitama. Être possédant des pouvoirs, elle doit obtenir un partenaire pour laisser sa force exploser. Classique encore. Kuro est innocente, voire idiote, car elle débarque dans un monde dont elle ignore tout. Mais ce carctère la rend un peu plus drôle et attachante. Ensuite on a la copine jalouse, qui devient lourde, les ennemis brutaux pas très malin, un méchants charismatique qui cache ses véritables plans et des personnages secondaires qui ont tous un part de mystère. bref, beaucoup trop de perso mais en moyenne, ils sont assez bons.

Le dessin est typique des oeuvres de LIM Dall Young à qui on doit Freezing, Re:Birth. Ce qu est bizarre puisque le dessin est confié une personne différente à chaque fois et pourtant, le style reste le même. Un dessin qui d’ailleurs me plait assez, même s’il utilisation abusive des madames à très fortes poitrines. Le héros a souvent tendance à les attirer et comme par hasard, elles finissent par le trouver charmant. Sinon, j’aime toujours les scènes d’action, les combats, toujours propres et compréhensibles, malgré les nombreuses techniques auxquelles nous le droit. De plus, j’aime beaucoup le travail fait autour des yeux et plus généralement des émotions. On les vit en même temps que les personnages. Alors, ce dessin et cette ambiance plaira ou non mais personnellement, c’est oui sans hésiter.

Et comme souvent, la fin me laisse encore une fois perplexe. C’est un faut bien reconnu que les Japonais, comme les Coréens, ne savent pas terminés par leurs oeuvres. Dans certains cas, il n’y a pas de vraie fin et parfois, la fin reste ouverte, beaucoup trop pour être appelé « fin ». Et c’est un peu le cas avec Kurokami, même si un effort a été fait. Cependant, ce n’est pas assez bon pour se dire, « je suis déçu que ça se finisse ». C’est plutôt « je suis déçu par cette fin ». Alors certes, il est difficile de terminer un manga de ce style et je pense que LIM Dall Young a cherché à limiter la casse, ce qui pour le coup, peut encore se défendre. Mais en finissant son manga de cette manière, je me suis dit deux choses: qu’il n’a pas pris de risque et qu’elle ne parait très logique (enfin mal amenée surtout). Mais bon, je sais que les fins sont toujours compliquées à faire.

Kurokami n’est pas un mauvais manga mais il aurait pu être meilleur s’il ne s’était pas perdu pendant un temps et si la fin ne me laissait pas un goût d’inachevé. Mais j’ai passé un agréable moment devant, surtout au tout début.


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