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Chroniques p(h)arisiennes ou les sept plaies du roman français

Par Thibault Malfoy

Il ne se passe plus une journée sans que la littérature française contemporaine soit recouverte d’une nouvelle couche de béton, seul linceul dont on veut bien (encore) la recouvrir. Chaque fois on croit que ce sera la dernière, mais la traîtresse n’en finit pas de mourir, alors on recommence, inlassablement.

Dans la rue, sur une estrade, un écrivain talentueux se drape dans une pensée en lambeaux – « c’est ton orgueil que je vois à travers » lui dit un passant, mais cet écrivain n’écoute déjà plus, puisqu’il hurle au loup contre les hyènes et, victime du complexe du martyr, s’oint du crachat de la foule. À trop s’élever contre les cons, on finit soi-même vieux con.

Las d’enterrer sa proie, un magazine culturel connecté (ne cherchez pas, il n’y en a qu’un) la déterre pour exhiber la purulence de ses plaies, la putréfaction de ses traits. Il inaugure ce mois-ci une chronique en sept épisodes sur « les 7 plaies du roman français ». Premier épisode : « Le Roman de normalienne ». Ludovic Barbiéri y éreinte le roman de Judith Bernard Qui trop embrasse, paru chez Stock. C’est pour l’exemple, nous dit-on, elle l’a bien mérité. Peut-être, sans doute même, j’en conviens… mais une double page ne serait-elle pas mieux employée à défendre un auteur qui le mérite ?

Quand cessera-t-on de se lamenter ?


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