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Cinéma : Sans arme, ni haine, ni violence

Publié le 14 avril 2008 par Carlitablog666

Le pitch :

"

Appréhendé en 1977 pour avoir conçu, organisé et réussi le célèbre casse de Nice, Albert Spaggiari s'évade du bureau du juge d'instruction. Pendant des années, il va rester insaisissable, résistant à toutes les tentatives de la police.
Au cours de sa cavale fabuleuse en Amérique du Sud, il multiplie les rencontres avec des journalistes, fait des photos en forme de pied de nez facétieux au public français.
Vincent, reporter, réussit à l'approcher pendant quelques jours dans une ville d'Amérique du Sud et découvre un être qui n'a rien à voir avec le grand banditisme, une sorte de Cyrano de Bergerac, généreux et fauché, souffrant de ne pas profiter davantage de sa gloire, looser grandiose, vantard plein d'humour et de contradictions mais qui reste traqué par la police française."

Cette salade niçoise mal composée aurait put être le sous titre de ce billet, en effet le film de par ses hésitations est largement assimilable à cette facile comparaison.

En effet, on s’attendait à tout pour ce film sauf à ça, d’un côté n’est pas Belmondo qui veut mais quand même.

Et oui, pour moi l’évocation du nom de ce gangster m’avait fait imaginer un film à la Belmondo, le genre de film de voyous que j’adorais gamin.

Ben là rien de tout ça, un film entre la comédie et le docu-fiction, d’ailleurs je pense que le film orienté de cette dernière façon aurait été plus dans la logique du personnage.

Mais bon l’écriture de ce court métrage, oscillant entre on ne sait pas quoi et on ne sait pas quoi, fait que on ne sait pas quoi doublement, et au final, on ne comprend rien, on ne sait pas ce qu’il se passe, on ne sait pas qui, quand, quoi et comment ?

Le côté extravaguant du personnage produit quand même son petit effet, mais il est su minuscule que ça ne remonte même pas la côte du film.

Et quelle idée a eu le réalisateur, en ajoutant ce personnage de journaliste, à la réalité qui fait tout le reste du film.

Ah si mais c’est bien sûr, autant ne pas être clair du tout, quand on fait les choses, même mal, faut les faire jusqu’au bout, c’est bien connu n’est ce pas ?

Et c’est ça le vrai problème de ce film, on balance entre deux styles, un assez proche de la réalité et un autre tout édulcoré, on ôte une saveur pour en faire un film pas du tout épicé sans rien ajouter en contrepartie.

Même l’ambiance vintage de l’époque n’est pas et c’est peux être ça le pire.

Vanter les mérites d’un personnage et de son époque ça se respecte un peu plus je pense.

L’écriture faiblarde du scénario et c’est un minimum que de le dire, explique peux être ceci et aussi cela.

Je ne pensais pas dire cela, après avoir visionné « Disco » et « Les randonneurs à St-Tropez », mais si je devais faire un classement des trois, à ma très grande surprise, le film qui nous concerne ici arrive largement en dernière position.

Incroyable et pourtant vrai.

Vous l’aurez compris, si vous voulez voir un film qui ne sert à rien d’autre que d’être totalement inutile, c’est par ici la curiosité, pour les autres, et malgré le peu de sortie de cette semaine, passez grandement votre chemin et allez aider « Les chti’s » à battre« Titanic » ou si vous êtes dans une période fatiguée, une sieste sera mieux que de partir voir ça.

D’un côté le film contient dans son titre trois fois « sans », une forte indication de vide de contenu quand même.

Et message perso pour Jean-Paul, le public est plus que déçu et une revanche est largement nécessaire pour un pardon.

Vous savez quoi faire dorénavant et vous ne pourrez pas dire que vous n’étiez pas au courant.

Il vous embrasse.


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