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On a rencontré : Mumford and Sons au Bikini (Toulouse)

Publié le 26 mars 2013 par Swann

Mumford and SonsToulouse. 20°C au thermomètre, au bord de la piscine du Bikini, du soleil plein les yeux : le décor est planté. C’est aujourd’hui que Mumford and Sons récemment primé au Grammy pour leur album Babel, fait son retour en France.
Nous allons à la rencontre de Winston, le joueur de banjo et de son meilleur pote Ted, contrebassiste. Oui, ces jeunes sont de parfaits clichés Anglais,  comme on les aime. Bourrés de talents d’abord, souriants, abordables, toujours partant pour une partie de foot et de vrais gentlemen.
OK, on est séduit et a perdu notre objectivité.

Loin des codes d’un échange journaliste/musicos, c’est en toute décontraction que la discussion s’installe et les anecdotes fusent. En attendant Winston, parti chercher son Saint Marcellin, je m’accapare Ted qui cherche sa place pour ne pas être ébloui par les rayons de soleil. C’est avec surprise et réconfort qu’il s’empare de ma paire de lunettes et l’enfile sur son nez.

Ambiance vieille guinguette anglaise

On apprend que le groupe est né en 2007, au fil de festivals, qu’ils se sont bien entendus d’abord autour d’une bière, ensuite autour de bœufs et ont eu l’idée de créer un festival bien à eux. Un festival sur un week-end, dans un champ désert de la campagne londonienne qu’ils se sont appropriés et y on inviter quelques potes (Noah and The Whale, Johnny Flynn et on en passe…). Ça c’est pour la petite histoire, le reste on connait. Un succès fou au Royaume Uni et aux Etats Unis et un grammy en 2013 pour Babel, leur 3ème album (déjà). Un Marcus Mumford pas plus aux manettes qu’un autre membre de l’équipe même si, ils lui reconnaissent un talent certain pour l’écriture. Un son résolument folk, une ambiance vieille guinguette anglaise et c’est toute la tournée européenne qui fait salle comble, comme ce soir au Bikini, comme demain à San Jordi (Barcelone) et comme hier à Rome. Mais, eux, ils aiment ça. « Enchaîner les dates et les voyages ne nous fait pas peur, on puise l’énergie dans le public déjà puis dans notre amour commun pour ce que l’on fait » me lâche Ted.
Un avis sur la première partie, Deap Vally ? Winston en est fan. « C’est un choix du groupe que de prendre ces américaines rencontrées sur un festival anglais. Ces filles-là, discrètes dans la vie, affichent une assurance incroyable sur scène, elles nous réservent tous le temps des surprises. C’est génial de jouer avec elles. » Oui, parce que l’anglais a la classe. Ben, Ted et Winston, tour à tours, partage la scène avec Deap Vally pour lever les foules. Et ça marche !! La simplicité de ces garçons fait un bien fou…
Mais qui se cachent derrière cette grosse machine qu’est Mumford and Sons ? Il suffit de demander…

Votre premier CD acheté ?
Ted : Moi, je ne crois pas trop en la musique, je télécharge librement… (rires) Sinon, il me semble que c’était un album de Korn, mais je ne saurais te dire lequel.

Winston : Moi c’est Backstreet’s back. J’adorais Everybody.

N.B : Les anglais étant intenables : petite reprise du tube ! Ma proposition de l’adapter avec le nom du groupe (toi-même tu sais) a fait mouche le temps de la session live a cappela from the Terrasse.

Votre première peur sur scène ?
Ted : La peur d’oublier quelque chose, les paroles, la rythmique, mes chaussures. C’est le cas encore aujourd’hui, je suis toujours très concentré !!
Winston : (rires) Moi j’ai peur que Ted me frappe avec sa contrebasse ! Mais sérieux, on les connait un peu les titres maintenant Ted !!

Votre 1ère groupie ?
Ted : Moi j’ai une copine, donc pas de groupies…

Winston : Bah laisse-moi parler alors !! Non, sans rires, on n’a pas de groupies. C’est difficile comme relations… Je me souviens d’une fan par contre, Mary. Qui elle, même si il ne s’est jamais rien passé je te rassure, était extraordinaire. Elle est venue à tous nos concerts à Manchester. A chaque fois avec plus d’amis, elle nous faisait la promo, les interviews, la pub. C’était incroyable. On s’en souviendra longtemps de cette Mary.

Thé ou café ?

Ted : Moi café…
Winston : mmmmm… FROMAGE !! (rires)

Plutôt gros travailleurs ou gros fêtard ?
Winston : Disons qu’au début on faisait les deux. Aujourd’hui on aimerait faire un bon travail pour les fans et faire une bonne fête après. Mais ça nous empêche de faire un bon travail le lendemain. Une fois, je ne pouvais plus chanter. Donc maintenant, on se prend tous les quatre la nuque et on se soutient pour ne pas faire la fête !! Regarde Marcus l’année dernière s’est cassé le coccyx.

Asaf Avidan ou Jack Bugg ?
Ted : As.. Quoi ? On ne connait pas.

Bon plutôt Johnny Flynn ou Jack Bugg ?

Ted : Ah la oui !! Johnny Flynn bien sûr, c’est notre ami, et c’est le meilleur d’entre nous. Il est vraiment bon. Il fait ce qu’il veut. Regarde aujourd’hui, il joue au théâtre du Shakespeare et honnêtement, je suis allé le voir il y a quelques semaines, c’était le meilleur Shakespeare que j’ai jamais vu ! Ce mec est génial !

Apple ou Blackberry ?

Ted : Je suis un addict. Je ne citerai pas la marque parce qu’ils n’ont pas besoin de pub, mais je ne peux plus m’en passer.

Canon ou Nikon ? (Ted fait des photos pendant la tournée)

Ted : Moi j’ai un Pentax que je maîtrise suffisamment pour ce que j’en fais. J’en suis très content. Après il y a Instagram mais c’est bien différent.

Et Leica ?

Ted : Un doux rêve bien trop cher…

Bikini ou San Jordi ?

Winston : Disons que les salles comme le Bikini sont très conviviales parce que tu es proche de tout le monde. C’est très appréciable. Après, sur les grosses salles ou les gros festivals, tu es un peu plus excité par le challenge de faire bouger tout le monde. Donc c’est très différent mais on aime les deux !! Après, notre public reste souvent le même, à savoir les expats’ anglophones.

Espérons que le public du Trianon soit plus local qu’à l’accoutumé car Mumford and Sons vaut vraiment le détour. On aime le décor qu’ils plantent dans chaque salle. On a l’impression de se retrouver dans la campagne anglaise. On a adoré leur façon de s’exprimer, dans la langue de Molière tout le spectacle durant. On a adoré leur musique, leur énergie. Tellement aimé qu’on a redemandé encore et encore. Peut-être la le seul point négatif de la journée, on reste sur notre faim. Mais peut-on réellement se rassasier de personnes comme ça ? de groupes comme ça ?

Thibault Dumoulin


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