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Dans le jardin de la bête - Erik Larson

Par Jostein

larsonTitre : Dans le jardin de la bête

Auteur : Erik Larson

Littérature américaine

Traducteur : Edith Ochs

Editeur : Cherche Midi

Nombre de pages : 647

Date de parution : août 2012

Auteur :

Erik Larson est un auteur américain de romans historiques et de romans policiers né le 3 janvier 1954 à Brooklyn.

Présentation de l'éditeur :

Après Le Diable dans la Ville blanche, Erik Larson nous offre un superbe thriller politique et d'espionnage, fondé sur des événements réels et peu connus qui se sont déroulés en Allemagne pendant l'accession au pouvoir d'Adolf Hitler. 1933. Berlin. William E. Dodd devient le premier ambassadeur américain en Allemagne nazie. Sa fille, la flamboyante Martha, est vite séduite par les leaders du parti nazi et leur volonté de redonner au pays un rôle de tout premier plan sur la scène mondiale. Elle devient ainsi la maîtresse de plusieurs d'entre eux, en particulier de Rudolf Diels, premier chef de la Gestapo, alors que son père, très vite alerté des premiers projets de persécution envers les Juifs, essaie de prévenir le département d'Etat américain, qui fait la sourde oreille. Lorsque Martha tombe éperdument amoureuse de Boris Winogradov, un espion russe établi à Berlin, celui-ci ne tarde pas à la convaincre d'employer ses charmes et ses talents au profit de l'Union soviétique. Tous les protagonistes de l'histoire vont alors se livrer un jeu mortel, qui culminera lors de la fameuse "Nuit des longs couteaux".

Mon avis :

Le document d'Erik Larson nous plonge dans les coulisses de la vie politique de la nouvelle Allemagne. Nous ne sommes qu'en 1933 et pourtant les prémisses du régime nazi s'installent insidieusement. Je ne peux pas blâmer la peur compréhensible des allemands ni la crainte des diplomates étrangers d'envenimer inutilement les relations internationales mais je ne peux m'empêcher de penser à la lecture de ce document qu'avec des "si", une guerre mondiale aurait pu être évitée.

C'est par l'intermédiaire de William E. Dodd, nouvellement nommé ambassadeur américain à Berlin, et de sa fille que nous percevons l'ambiance guerrière, l'atmosphère de délation et d'intimidation engendrées par la politique du chancelier Hitler.

Dodd, universitaire devenu diplomate par défaut d'autres candidats, s'installe en Allemagne avec sa famille. Conforté par ses souvenirs d'un séjour allemand en tant qu'étudiant, il est enthousiaste et refuse d'entendre les propos alarmants de George Messersmith, consul général américain pour l'Allemagne.

Ce n'est qu'aux premières rencontres avec Hitler et surtout à l'issue de la nuit des longs couteaux en juin 1934 que Dodd comprendra la folie meurtrière du chancelier avide de pouvoir.

" Dodd, l'humble adepte de Jeferson qui avait appris à considérer les hommes politiques comme des créatures rationnelles, était assis en face du dirigeant d'un  des plus grands pays d'Europe, qui était en pleine crise d'hystérie et menaçait d'anéantir une partie de sa propre population."

" Il n'y a pas de responsable du Parti national-socialiste qui n'égorgerait allègrement tous les autres dirigeants dans le but de favoriser sa propre promotion."

Pendant quatre années, l'ambassadeur américain ne recevra que peu de soutien du Département d'état des États-Unis qui lui reproche son manque de diplomatie et son refus  ultime  d'assister aux manifestations politiques nazies. Il faudra attendre la nuit de Cristal en novembre 1938 pour que Roosevelt prononce une condamnation publique.

Et ce n'est qu'après le remplacement de Dodd que l'Amérique reconnaîtra qu'il était "l'ultime symbole de liberté et de l'espérance américaines sur une terre en proie à des ténèbres grandissantes."

Erik Larson a croisé un grand nombre de documents pour affiner ce récit d'une grande richesse qui m'a largement éclairée sur la période avant-guerre de la montée du nazisme.

En choisissant de nous montrer ces années fatales au travers de la vie de l'ambassadeur Dodd et de sa fille Martha, l'auteur associe une vision politique et un aperçu plus intime de la vie berlinoise.

Même si j'ai largement été agacée par la frivolité ( et c'est peu dire ) de Martha, je dois reconnaître que cet aspect des choses donne une lecture plus romancée de ce document.

Nazis, espion russe, tous profitent de sa faiblesse pour l'enrôler dans leur idéalisme.

Je regrette toutefois que l'auteur n'ait pas aussi donné le ressenti de la femme et du fils de Dodd pendant cette période.

J'ai beaucoup apprécié ce document très instructif qui se lit comme un roman.

J'ai lu ce document dans le cadre du

elle

bac
Catégorie Animaux  
rentrée 2012


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