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Idiocracy – Au royaume des idiots, l’américain moyen est roi.

Par Bebealien

Aujourd’hui, je vais parler d’un film que j’avais malheureusement raté lors de sa sortie en salle, mais grâce à la joie de l’import DVD j’ai pu combler mes lacunes. C’est donc une comédie totalement crétine, mais bien plus fine qu’il n’y parait qui passe entre mes griffes de cinéphage.

Idiocracy – Le meilleur des mondes des crétins

Joe est un Average Joe (c’est-à-dire l’archétype de l’américain moyen). Histoire de gagner un peu d’argent, il accepte de participer à un projet top secret de cryogénisation mené par le Pentagone. Sauf qu’entre temps, sa capsule est oubliée et qu’elle n’est rouverte par accident que 500 ans plus tard. Joe se rend compte que le monde a bien changé et que le QI moyen des américains a baissé de manière significative, faisant de lui l’homme le plus intelligent du monde…

L’affiche montre bien la couleur…

En se basant sur ce scénario crétin, le réalisateur Mike Judge fait une critique acérée de la société américaine, de ses travers et de ce vers quoi elle se dirige si elle ne change pas. A travers le prisme déformant d’un futur ou l’américain moyen reste scotché à sa télé, ne sait pas comment on arrose une plante, ou mélange politique et show-business, il attaque au karcher des dérives qui font froid dans le dos.

Son américain du futur ne sait donc pas aligner plus de trois mots, réfléchir à autre chose qu’à la meilleure manière de forniquer, se concentrer sur autre chose que sur le décolleté de sa voisine… bref un certain nombre de travers que l’on retrouve déjà dans une certaine fange de la jeunesse américaine ou européenne.

Joe (Luke Wilson) sort de sa capsule en plein milieu de l’appartement d’un geek

Mais au-delà de la caricature, Judge fait également un film très drôle. Joe, en bon type tout ce qu’il y a de plus moyen, se retrouve propulsé à une place très inconfortable en ayant une semaine à sa disposition pour prouver à la terre entière que les boissons gazeuses sont nocives pour les plantes si on les arrose avec, que l’on peut faire de la politique autrement qu’en boxant ses adversaires… bref en accédant à un statut de surhomme, ce glandeur patenté arrive à une certaine forme de sagesse qu’il essaie de partager, mais qui le dépasse…

Joe, juché sur la moto présidentielle, pilotée par un président noir américain, arrivé au pouvoir en bottant le cul de son prédécesseur

Dans son périple, Joe n’est pas seul, puisque l’expérience initiale prévoyait une deuxième capsule, occupée par une prostituée ayant besoin d’échapper à son mac. Ces deux personnes, aujourd’hui jugé avec mépris par la société bien-pensante, se retrouvent dans le futur comme les chantres d’un renouveau inattendu.

Quoi qu’il en soit, le décalage fait beaucoup rire, surtout avec un Luke Wilson génial dans le rôle de Joe. Aperçu depuis dans Motel au côté de Kate Beckinsale, il prouve une fois de plus qu’il a un potentiel comique vraiment beaucoup plus élevé que son frère Owen, incapable de se sortir de ses tics de jeux.

Un flingue, du pognon et du bling bling, l’attirail du président du futur… c’est marrant ca me fait penser à quelqu’un…

Le film est passé quasiment inaperçu lors de sa sortie, et c’est bien dommage. Ca fait partie de ses petits films qui valent bien plus que ce qu’un marketing nul a bien voulu en montrer. Je ne suis pas sur qu’une version française du DVD soit disponible, mais il est trouvable sans la moindre difficulté en import.


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