Magazine Cinéma

Oscar

Publié le 15 avril 2013 par Olivier Walmacq

Bertrand Barnier est un promotteur immobilier peu scrupuleux se voyant poser un marché: un de ses employés lui propose la main de sa fille et il se fait augmenter pour éviter d'ébruiter quelques fraudes. Sauf que sa fille veut épouser un certain Oscar. Une très longue journée commence pour Barnier...

Oscar : affiche

La critique oscarisable de Borat

Après l'avoir jouer pendant plusieurs années, Louis de Funès se retrouve dans l'adaptation d'Oscar. A la réalisation, on retrouve Edouard Molinaro à qui l'on devra par la suite Hibernatus ou L'emmerdeur. On retrouve également Claude Gensac, Claude Rich, Mario David, Germaine Delbat, Agathe Natanson, Dominique Page, Paul Préboist et Roger Van Hool. Durant plusieurs années, le film ne pu être diffuser à la télévision à cause de droits achetés vulgairement par des américains. Et pour cause, Sylvester Stallone, probablement bourré, avait acheté les droits et ne sachant pas trop quoi en faire, il attendra jusqu'en 1991. Le produit: L'embrouille est dans le sac de John Landis, gros navet de première dont on se demande encore le rapport avec l'oeuvre originale. Ce n'est seulement que depuis une décennie et plus que le film de Molinaro pu reprendre ses diffusions, au point que maintenant, on semble oublier qu'il n'a jamais été diffuser durant des années et à vrai dire tant mieux. Aujourd'hui incontournable, le film est parfois critiqué à cause de son côté théâtre filmé. Il faut bien avouer que le film respecte les codes de la pièce. On a peu d'acteurs, un seul décor (en l'occurence la maison) si on ne compte pas la façade, une intrigue simpliste voire digne d'un vaudeville...

Oscar : photo

Tout y est, mais les cadrages évitent un effet plan-séquence qui aurait pu être terriblement plombant et surtout l'énergie de De Funès y est pour beaucoup. En patron sans scrupule il excelle, mais alors en père de famille c'est vraiment du haut de gamme. Sans scrupule, manipulateur, cherchant à tout prix à se gagner le plus d'argent possible sur sa fille. Ce n'est pas le genre de personnage auquel on se fierait, vu qu'il change d'opinion de fil en aiguille. Au fil du film, le personnage va commencer à sérieusement devenir fou, ce qui fait d'autant rire le spectateur. Il faut dire que le quiproquo de l'intrigue donne des sueurs froides aussi bien à De Funès qu'au spectateur. D'un côté, un employé désire épouser sa fille; puis en fait ce n'est pas elle mais une autre; la fille aime Oscar mais son père essaye de trouver un moyen de la faire aller avec son kiné, mais en fait non... Vous avez suivi? Non? Bon ce n'est pas tellement grave puisque le film se suit très bien et s'enchaîne à une vitesse foudroyante. Durant près d'1h24, les éléments s'enchaînent sans jamais perdre en haleine le spectateur. Mais ironiquement, on en voudrait plus. De Funès est tellement magistral que cela en devient de plus en plus amusant de le voir se dépatouiller dans un bordel sans nom.

Oscar : photo

Il faut dire que De Funès, encore une fois, réalise une performance unique. Ce passage avec le nez est absolument redoutable, le genre de coup de folie magnifique où l'acteur se donne corps et âme au point qu'il ne peut plus s'arrêter. Au moins deux minutes de pétage de plomb grandiloquent et fantastique. Pour le reste, j'admire particulièrement le climax what's the fuck, où tout part en vrille et où on rigole beaucoup à cause de l'invraisemblance totale de l'intrigue. (attention spoilers) Ainsi, nous avons un De Funès se découvrant une fille d'une ex, qui en plus est la promise de Claude Rich; son autre fille retrouve son Oscar... Tout est bien qui finit bien. Enfin, jusqu'à ce que De Funès découvre que sa bonne est partie avec sa valise, celle avec les biftons! (fin des spoilers) Totalement garguantuesque dans ses enjeux, Oscar est une véritable pignolade où le spectateur aura bien du mal à ne pas rire. En ce qui me concerne, c'est un de mes préférés de De Funès, un de ceux qui me font le plus rire avec La folie des grandeurs ou La grande vadrouille. Je ne le revoie pas à tous ses passages télé (toujours privilégier les films non-vus), mais c'est toujours un plaisir de le revoir. D'autant qu'avec la TNT on a de quoi le revoir encore longtemps.

Un vaudeville redoutable où De Funès casse la barraque à lui tout seul.

Note: 17.5/20


Vous pourriez être intéressé par :

Retour à La Une de Logo Paperblog

Ces articles peuvent vous intéresser :

A propos de l’auteur


Olivier Walmacq 11545 partages Voir son blog

l'auteur n'a pas encore renseigné son compte l'auteur n'a pas encore renseigné son compte l'auteur n'a pas encore renseigné son compte

Magazines