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Au cinéma Comoedia : La dernière licorne d’Arthur Rankin

Publié le 15 avril 2013 par Journal Cinéphile Lyonnais @journalcinephil

La dernière licorne
Réalisé par Arthur Rankin
Animation
USA/Royaume-Uni/Japon/RFA , 1982, 1h32
Date de sortie : 18 décembre 1985

Date de reprise : 20 mars 2013 en version restaurée

Consulter les horaires sur le site du cinéma Comoedia. Le film est diffusé en VF

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Synopsis

A partir de 6 ans

 Au cœur d’une forêt enchantée vit une licorne solitaire. Un jour, elle entend deux chasseurs déplorer la disparition des licornes. Serait-elle vraiment la dernière de son espèce ? En quête de réponses, elle quitte la forêt mais ne tarde pas à se faire capturer par la Mère Fortune qui l’expose dans son carnaval de créatures mythologiques. Heureusement, l’assistant de la sorcière, un jeune magicien maladroit du nom de Schmendrick, vient à sa rescousse. Ensemble, ils se mettent en route pour le château du roi Haggard où, dit-on, le redoutable Taureau de Feu aurait entraîné toutes les licornes du monde…

 Au tour du film

Adaptation en dessin animé du best-seller de fantasy écrit par Peter S. Beagle, La Dernière Licorne a bercé des générations de spectateurs émerveillés

Dans La Dernière licorne, l’énigme qui est posée au personnage de Ruhk, à laquelle il n’a aucune réponse, est en réalité la célèbre énigme dite par le personnage du Chapelier Fou dans « Alice au Pays des Merveilles » de Lewis Carroll : « Pourquoi un corbeau ressemble-t-il à un bureau ? » Lorsqu’Alice donne sa langue au chat, le Chapelier lui avoue ne pas avoir de réponse à lui donner.

 L’intention originelle de Lewis Carroll était simplement d’introduire une devinette sans réponse, mais à la demande de nombreux lecteurs, des intellectuels de l’époque ont proposé des réponses possibles, dont « Poe écrivit sur l’un et l’autre », en référence à Edgar Allan Poe et son œuvre « Le Corbeau« . Suite à tant d’enthousiasme, l’auteur a lui-même fini par inventer une réponse pour satisfaire ses lecteurs : « Parce qu’il peut produire quelques notes, encore qu’elles ne fussent rien moins que claires, et parce qu’on ne met jamais le derrière devant. Ceci, toutefois que réflexion faite, la devinette, telle qu’elle fut à l’origine inventée, n’avait pas de réponse du tout. »

 Christopher Lee, qui prête, dans la version originale,  sa voix au roi Haggard, arrivait à chaque session d’enregistrement avec sa copie personnelle du livre de Peter S. Beagle, dont il avait recouvert des passages entiers d’annotations sur ce qu’il ne fallait surtout pas couper selon lui.

 Le mot Schmendrick, qui désigne le magicien inepte joué par Alan Arkin, vient de « schlemiel », qui en yiddish signifie « incapable et malchanceux ».
Le nom de Lady Amalthea provient, en revanche, des légendes de la mythologie grecque, en référence à la chèvre qui offrit son lait au jeune Zeus, alors que celui-ci se cachait de son père, le brutal Kronos.

En 1983, la bande originale du film s’est vendue à un nombre d’exemplaires record en Allemagne. Les musiques du film furent composées et arrangées par Jimmy Webb et jouées par le groupe America. La chanson titre a été reprises de nombreuses fois, notamment par Kenny Loggins sur son album Return to Pooh Corner et par le groupe allemand In-Mood.

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 Fiche technique

  • Réalisation : Arthur RANKIN, JR. & Jules BASS
  • Scénario : Peter S. BEAGLE d’après son roman
  • Musique et paroles : Jimmy WEBB
  • Chansons interprétées par AMERICA
  • Producteurs : Martin STARGER, Arthur RANKIN, JR. & Jules BASS
  • Production : RANKIN/BASS en association avec ITC FILMS

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