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Test : Defiance

Par Repostit @S2PMag

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Avec Defiance, le studio Trion Worlds s’est fixé deux objectifs majeurs. Le premier consiste à proposer un jeu dont l’histoire évoluera en parallèle avec une série télé éponyme qui sortira d’ici peu, offrant ainsi au joueur la possibilité de revivre pad en main ce qu’il aura pu découvrir en visionnant un épisode. Ce concept intéressant d’interactions et de complémentarité entre deux mondes, en l’occurrence entre celui du jeu vidéo et celui du petit écran, n’en est pour l’instant qu’à sa phase d’essai mais au vu du potentiel que possède la chose, gageons qu’il sera copié par beaucoup d’éditeurs/distributeurs dans un avenir proche… La deuxième mission que s’est donnée l’équipe en charge du développement de ce titre s’annonce quant à elle, disons, légèrement plus délicate à remplir. En effet, oser proposer un MMO sur console, alors que c’est un genre à priori réservé au PC s’avère être un pari extrêmement risqué. « Passez votre chemin ! » crieront les mauvaises langues. C’est effectivement ce que beaucoup d’entre nous pourrions légitimement penser, mais est-il juste de condamner une nouvelle franchise avant qu’elle n’ait fait ses preuves ?

Test : Defiance

Le Test

Quoi de neuf sur Terre ?

C'est malin, comment on va traverser maintenant ?

C’est malin, comment on va traverser maintenant ?

C’est dans une baie de San-Francisco ravagée par une guerre entre les humains et une espèce extra-terrestre que l’aventure débute. En tentant d’envahir la planète Terre, les Votans, nom que portent ces êtres venus de l’espace, ont apparemment sous-estimé la vigueur avec laquelle les hommes allaient se défendre. La suite de l’histoire ressemble plus ou moins à un scénario connu de tous et déjà maintes fois exploité. Ainsi, les deux ennemis parviennent finalement à trouver un compromis mais, conséquence de leur guéguerre tout juste terminée, le monde a à présent des allures apocalyptiques. Les paysages sont déchus et une nouvelle race de monstres issue de mutations génétiques entre des hommes et de l’énergie apportée par les aliens fait son apparition. Il va donc falloir s’atteler à la lourde tâche d’essayer d’éradiquer ces nouveaux ennemis communs, pour ensuite tenter de reconstruire un monde civilisé, le tout à la force de nos petits bras… Uniquement à la force de nos bras ? Pas vraiment rassurez-vous, car l’EGO (l’EnviroGardien Online) est là pour nous aider à remplir notre mission.

En effet, cette puce renfermant une nanotechnologie venue d’ailleurs permet d’attribuer certains pouvoirs forts utiles au pillarche que nous incarnons dans cette aventure. Ainsi, une fois le jeu lancé et après avoir terminé le classique didacticiel de départ, il nous faut choisir parmi quatre attributs possédant chacun ses propres spécificités. Le Leurre permet de faire apparaître un hologramme qui attire l’attention de l’ennemi, le Camouflage nous rend temporairement invisible, le Flash augmente notre vitesse de déplacement durant un court laps de temps et la Surcharge décuple la puissance de notre arme. En parlant d’arsenal justement, celui proposé plaira sans doute aux mercenaires dans l’âme car il s’avère être extrêmement bien fourni. Les pétoires sont présentes en grand nombre et nous n’avons que l’embarras du choix pour nous équiper de tel ou tel gun, en fonction de ceux que nous aurons préalablement ajoutés à notre inventaire en complétant des missions, ou tout simplement en les récupérant sur les cadavres des ennemis. Un large choix fort plaisant qui vient partiellement compenser les quelques gros défauts du titre.

Un menu de configuration indigeste

C'est pourtant clair...

C’est pourtant clair…

Qu’on se le dise tout de suite, l’interface du menu de configuration de notre avatar est trèèèèès confuse. Beaucoup trop d’options sont proposées, le tout est présenté de manière pas intuitive pour deux sous et on a beaucoup de peine à naviguer entre les différents onglets. Les gars de Trion Worlds auraient pu largement mieux faire à ce niveau. Autre aspect un peu décevant du jeu, les graphismes. Si la taille de la carte sur laquelle on évolue est tout à fait correcte, on pourra par contre reprocher aux paysages qui la composent de ne pas être beaux, voir d’être carrément laids. C’est vide, grossièrement finalisé, sombre et les décors sont répétitifs. Mais en fin de compte, avec un peu d’humour nous pourrions lui trouver comme excuse qu’il n’y a rien de plus normal que d’avoir des décors chaotiques sur une planète ravagée par la guerre…

A côté de cela, certains bugs viennent également parfois entacher le plaisir de jeu. Par exemple, il vous arrivera peut-être à vous aussi de vous retrouver littéralement coincé dans un mur, vous obligeant à faire sauter une grenade à dix centimètres de vos pieds en espérant que la déflagration vous sortira de cette mauvaise posture. Assez énervant comme situation, surtout lorsque cela arrive alors que l’on est exposé aux tirs ennemis. Parfois, vous aurez au contraire droit à des situations assez comiques. Un allié qui se met soudainement à faire des bonds gigantesques, comme ça sans raison apparente, vous arrachera certainement un petit sourire au coin des lèvres.

Enfin, et pour compléter la liste des points négatifs que nous pourrions reprocher à Defiance, ajoutons-lui une IA catastrophique et une étonnante capacité de certains de nos ennemis à encaisser nos balles. En effet, les mutants sont, comment dire, tout simplement débiles. Leurs déplacements n’ont rien de logique et il est dès lors difficile de les éliminer rapidement, ne pouvant réussir des headshot qu’avec l’aide de la chance. Autre preuve de leur déficience avancée, ils n’hésitent pas à s’agglutiner à plusieurs autour d’une grenade prête à exploser. Pas très malins les gars. A côté de ces petites frappes, nous avons des colosses qui eux, s’avèrent être extrêmement coriaces. En effet, ils sont capables de nous mettre KO avec seulement deux ou trois tirs, alors qu’eux peuvent recevoir des dizaines de chargeurs balancés en rafales sans broncher. Très frustrant. Petite précision, il ne s’agit pas là de boss mais de persos que nous pouvons rencontrer un peu partout en nous promenant tranquillement. Restons donc sur nos gardes en permanence, on ne sait jamais sur qui on peut tomber au détour d’une colline…

Un contenu gigantesque

Non, ce n'est pas Pure...

Non, ce n’est pas Pure…

Entre la quête principale consistant à retrouver un artefact égaré pour le compte de notre employeur Karl Von Bach, les missions secondaires que l’on trouve un peu partout sur la map et les petits défis auxquels on peut choisir de participer pour comparer notre score à celui des autres joueurs, il y a de quoi faire. Ajoutons à cela les futures missions épisodiques qui feront leur apparition une fois la série télé lancée, ainsi que les classiques PvP pouvant aller jusqu’à 12 contre 12 et nous obtenons une belle palette d’activités proposées. Toujours pas satisfait ? Voilà enfin un dernier mode qui devrait vous rassasier. Les retombées d’arche, qui sont d’énormes batailles regroupant un maximum de joueurs au même endroit dans le but d’abattre tous ensemble main dans la main et arme au poing un gros ennemi, sont également proposées ponctuellement. Celle-ci sont particulièrement intenses et permettent de se défouler un peu entre deux épreuves. Avec tout ceci, autant dire que la durée de vie du soft est conséquente et que nous ne nous ennuyons pas une seconde.

Notons également qu’après avoir acheté le jeu, oh bonheur, aucun abonnement n’est nécessaire pour le faire tourner et que la mise de départ est la seule que vous aurez à placer. Ceci est un choix très judicieux de la part les développeurs. Si l’exploration libre d’un monde ouvert est votre truc, vous pourrez vous y adonner en chevauchant un véhicule que vous pourrez faire apparaître à n’importe quel moment par simple pression d’une touche. Disposant en premier temps d’un seul choix de moyen de transport, en l’occurrence un quad, vous devriez cependant assez rapidement parvenir à en débloquer d’autres, jusqu’à acquérir un gros muscle car américain qui vous permettra de vous pavaner devant les autres joueurs. Avec tout ceci, quelques longues heures de jeu « à moindre frais » sont donc au programme.

En résumé

Defiance est typiquement le genre de jeu que l’on appréciera, ou pas, en fonction de la catégorie de gamers à laquelle on appartient. À l’exception des joueurs voulant s’essayer à un MMOTPS, tous ceux qui évoluent sur les machines de Monsieur Gates passeront évidemment leur tour, le catalogue PC de ces titres Massively Multiplayer Online proposant des choix bien plus avisés que celui dont il est question ici. Quant aux joueurs dits de salon qui s’immergeraient pour la première fois dans un monde persistant, ils prendront certainement du plaisir à parcourir cette baie de San Francisco ravagée. Dans tous les cas, le moins que l’on puisse dire c’est qu’au vu du nombre toujours croissant d’avatars que l’on peut croiser dans le jeu depuis le 2 avril, date de sortie du soft, la deuxième mission que s’était assignée les développeurs a l’air d’avoir été remplie ! Quant au fait de se prononcer sur l’interaction promise avec la série, il faudra attendre encore un peu que celle-ci soit disponible chez nous pour en témoigner…

Les + des armes à la pelle, un vaste environnement à explorer, un MMO sous forme de TPS.

Les - : des bugs à la pelle, un menu bordélique, l’IA.

Les Notes

Graphismes: ★★☆☆☆ 

Bande son: ★★★★☆ 

Jouabilité: ★★★★☆ 

Difficulté: ★★★★½ 

Scénario: ★★★☆☆ 

Multi: ★★★★½ 

Durée de vie: ★★★★½ 

La Fiche

Type: MMOTPS

Éditeur: Trion Worlds

Age/PEGI: 18

Multijoueurs: Oui

Sortie: 2 avril 2013

Plates-formes: PS3, X360, PC

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