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Ce que je sais de Vera CANDIDA de Véronique Ovaldé lu par Catherine Falgayrac

Par Vive_les_betises

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Vera Candida sait qu'il ne lui reste plus longtemps à vivre. Elle retourne à Vatapuna où elle espère retrouver sa grand-mère, Rose Bustamante, qu'elle a quittée alors qu'elle avait 15 ans.

Rose Bustamante a 40 ans lorsqu'elle change de métier, de prostituée elle devient pêcheuse de poisson volant. C'est aussi à cette époque qu'elle rencontre Géronimo, un homme à l'allure malhonnete qui veut faire raser sa cabane parce qu'elle gache la vue depuis sa villa. Elle tombera pourtant amoureuse de lui et aura une fille, Violette, un peu simple d'esprit.

A 15 ans Violette aura une fille, Vera Candida, mais comme elle est incapable de s'occuper d'un enfant correctement, sa mère prendra sa petite fille avec elle pour la nourrir, l'éduquer.

Alors que Vera Candida a 14 ans, sa mère décède dans d'étranges circonstances et a 15 ans, Vera veut absolument quitter Vatapuna pour aller à Lahomeria, une ville sur le continent où une de ses cousines habite et où elle va rencontrer Itxaga.

Mon avis : Une belle saga familiale avec des personnages féminins très attachants avec des personnages de femmes à la fois victimes des faiblesses des hommes mais qui n'en demeurent pas moins fortes, avec une volonté impressionnante de se sortir de situations difficiles.

C'est une très belle histoire sur les relations entre les mères et leur filles, comment cette relation est toujours à la fois pleine d'amour, d'affection mais aussi parfois de phases de répulsion.

Le seul personnage masculin qui ait une image positive est celui d'Itxaga qui vivra une relation très particulière avec Vera. C'est aussi un journaliste qui dénonce les travers de la société grâce à son travail de journaliste. On ne sait pas trop à quelle époque se passe l'histoire mais une guerre a laissé des traces, notamment avec la présence d'une police, la KAPA qui semble avoir un fonctionnement peu orthodoxe.

Quand j'ai écouté ce livre, je n'ai pu m'empêcher de penser que ce livre ne se passait pas en Espagne mais en Amérique du Sud avec des décors de jungle et ses animaux menaçants, de plage, de village puis de la ville comme lieu de perversion. J'avais l'impression aussi de retrouver le style de Luis Sepulveda ou de Gabriel Garcia Marquez.

Catherine Falgayrac lit très bien. J'ai beaucoup aimé la tonalité de sa voix et l'impression qu'elle donne de lire un conte ou un récit un peu légendaire.

J'ai bien aimé aussi l'entretien avec l'auteur, que j'ai gardé pour la fin et qui confirme différents élèments que je présente dans ce message. L'entretien et le roman m'ont donné envie de lire d'autres titres de cet auteur.


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