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Thee Oh Sees – Floating Coffin [2013]

Publié le 16 avril 2013 par Feuavolonte @Feuavolonte

thee oh sees floating coffin 150x150 Thee Oh Sees   Floating Coffin [2013]Thee Oh Sees
Floating Coffin

Castle Face Records
États-Unis
Note: 7.5/10

On ne peut pas dire que John Dwyer chôme ces temps-ci. Le leader et fondateur des Thee Oh Sees produit à un rythme fulgurant. Depuis 2008, Thee Oh Sees a sorti pas moins de sept albums si on compte le tout nouveau Floating Coffin. On considère de plus en plus John Dwyer comme l’être suprême du garage rock américain. Le Californien a son propre label (Castle Face Records) qui produit les groupes les plus excitants de l’heure de la scène underground rock américaine (on parle ici de Ty Segall, White Fence, Warm Soda et finalement, les Oh Sees eux-mêmes).

Leur douzième album nommé Floating Coffin est le premier enregistré avec le label de Dwyer depuis The Master’s Bedroom is Worth Spending a Night In paru en 2008. Ils cessent donc une relation de cinq ans avec le label In The Red Records.

Qualifié de lourd et sombre par Dwyer, Floating Coffin tend effectivement vers ces caractéristiques. L’album s’éloigne du son plutôt folk psychédélique des dernières années, les Oh Sees sont ici beaucoup plus dans les plates-bandes du hard-rock mais toujours avec leur son garage. D’ailleurs, on remarque une direction dans le son du groupe qui se rapproche dangereusement de celui du jeune protégé de Dwyer, c’est-à-dire Ty Segall, des morceaux tels que Toe Cutter/Thumb Buster, Night Crawler ou Strawberries One & Two le démontrent bien.

Les chansons sont nerveuses, remplies de lourds fuzz et de distorsion. L’énergie qui s’en dégage est sans fin, elle ne donne pas le temps de retrouver son souffle. L’explosive No Spell est à mon avis la plus belle de l’album, à la fois punk et sixties, elle fait penser au jeu de guitares des Byrds sous l’emprise d’une trop grande quantité d’amphétamines. Le jeu de basse de Petey Dammit est toujours aussi impressionnant, il est d’une fluidité et d’une rapidité à en faire baver plus d’un, je pense notamment à Maze Fancier. L’ajout de sombres cordes sur Minotaur est un autre point franchement bien réussi de l’album.

Enfin, comme je le mentionnais plus tôt, cet album nous laisse plus ou moins le temps de respirer et c’est son plus gros problème. Floating Coffin, c’est un peu comme écouter le morceau Girl You Have no Faith in Medicine des White Stripes en boucle, c’est énergique, entraînant, explosif et essoufflant. Bref, à consommer régulièrement sans trop abuser.


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