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Critique: oblivion

Par Cinedingue @cinedingue

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2077 : Jack Harper, en station sur la planète Terre dont toute la population a été évacuée, est en charge de la sécurité et de la réparation des drones. Suite à des décennies de guerre contre une force extra-terrestre terrifiante qui a ravagé la Terre, Jack fait partie d’une gigantesque opération d’extraction des dernières ressources nécessaires à la survie des siens. Sa mission touche à sa fin. Dans à peine deux semaines, il rejoindra le reste des survivants dans une colonie spatiale à des milliers de kilomètres de cette planète dévastée qu’il considère néanmoins comme son chez-lui.

Vivant et patrouillant à très haute altitude de ce qu’il reste de la Terre, la vie « céleste » de Jack est bouleversée quand il assiste au crash d’un vaisseau spatial et décide de porter secours à la belle inconnue qu’il renferme. Ressentant pour Jack une attirance et une affinité qui défient toute logique, Julia déclenche par sa présence une suite d’événements qui pousse Jack à remettre en question tout ce qu’il croyait savoir…

Trois ans après avoir ressucité Tron, Joseph Kosinski reste dans la science-fiction en adaptant son propre roman graphique, Oblivion. Bien qu’assez réussi, son film a tendance à nous laisser sur notre faim.

Esthétiquement magnifique avec une direction artistique assez bluffante, le film n’est pas totalement convaincant. Après une première heure menée sur un rythme très lent, trop lent diront certains, durant laquelle le cinéaste prend le temps de nous présenter son personnage principal, Jack, incarné par le toujours vert Tom Cruise, le film retrouve vite dans la seconde partie son allure de blockbuster avec de l’action et un dénouement heureux!

Bourré de références, le film offre aux fans de science-fiction l’occasion de repérer les clins d’oeil plus ou moins discrets, de Wall-E à Alien en passant bien sûr par 2001! Le vrai défaut du film tient en son traitement un peu léger des personnages qui réduit l’empathie qu’ils peuvent suciter; le personnage incarné par Morgan Freeman étant pour le moins succint.

Reste que l’expérience visuelle soulignée par l’atmosphérique BO du groupe français M83 vaut largement le détour même si l’on passe à côté de quelque chose de grand.

NOTE: 7/10

 


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