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Ruf Records Blues Caravan 2013 ( Tomorrow's Guitar Heroes: Jimmy Bowskill, Bart Walker & Joanne Shaw Taylor) - Kunsthumaniora- Laeken- le 15 avril 2013

Publié le 15 avril 2013 par Concerts-Review

Il y a deux ans une des plus grosses réussites de la  Brussels Blues Society fut le concert donné dans cette même salle ( de gymnastique) de la Kunsthumaniora, rue Karel Boogaerd , 1020 Bruxelles,  lors du "Girls with Guitars Tour".

En 2013, Ruf Records  presents Blues Caravan 2013 featuring Bart Walker, Joanne Shaw Taylor, and Jimmy Bowskill Jamie McLean Band, le collectif bruxellois pouvait espérer du monde au vu de l'affiche.

Du monde il y eut, et du beau, une table réservée au nom du ministre Guy Vanhengel ( Brusselse Hoofdstedelijke Regering) et presque toute la communauté blues aus Brüssel...mais pas d'écriteau 'sold-out'!

Brussels Blues Society rime souvent avec emmerdes, en sera-t-il autrement ce soir?

Non!

On y reviendra!

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Comme en 2011, des élèves de l'école d'art serviront de hors-d'oeuvre.

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Une première association ( keys- bass- guitar- drums - violin) s'attaque à Chick Corea, choix osé, mais les teenagers s'en sortent plutôt bien, deux titres ' 500 miles high' et 'Spain', un peu bizarre avec un violon tzigane, mais ok!

La seconde équipe, par contre, a époustouflé le public blues, ils ont choisi comme patronyme ' Frank Zappa Combo'.

 

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Ces douze gamins/gamines se sont attaqués à  'Pygmy Twilight' et ' Cosmik Debris'.

  Le moins qu'on puisse dire est qu'ils ont impressionné, une petite nana ( 1mètre  50) au chant zappaïen et à l'assurance d'une chevronnée et un guitariste ( torse nu et aussi costaud que Twiggy ) qui a tout compris, vise mes raybans et mes poses Joe Satriani, les chicks vont tomber comme des mouches.. sans oublier la section de cuivres d'une efficacité Memphis Horns ayant piqué une chorégraphie chez Béjart.

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De la graine de champions!

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21:15' , une madame pas horrible, membre du management du tour, grimpe sur le podium:

"nous avons le regret de vous annoncer l'absence de Joanne Shaw Taylor, malade, elle est alitée dans un hôtel bruxellois ..."

Godv., caca, shit, on n'aura jamais l'occasion de la voir sur scène cette satanée nana!

 Jimmy Bowskill et Bart Walker sont chargés de faire oublier cette défection, tâche guère aisée, mais les deux gaillards, aux styles opposés, se sont avérés être d'un niveau hors de l'ordinaire.

Première salve à quatre, l'assise rythmique étant, brillamment, assurée par Ian McKeown ( membre du Jimmy Bowskill band) à la basse, mais franchement, on l'a déjà vu plusieurs fois, on n'a pas reconnu l'annoncé Frenchie Denis Palatin aux drums.

Who the fuck was that gifted guy?

Un 'Going Down' à deux voix, la Nashvillienne du costaud Bart , j'ai dévalisé une bijouterie, admirez mes 6 bagues affriolantes, et celle ressemblant au timbre du regretté Alvin Lee pour le petit Canadien.

Une version bien grasse et enthousiaste.

Exit Jimmy Bowskill!

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Tous les projecteurs braqués sur le cousin de Johnny au look Julian Sas, Bart Walker, deux albums chez Ruf, 'Who I Am' et ' Waiting on Daylight',   un bluesrock dans la lignée sudiste Allman Bros,  Lynyrd Skynyrd, Derek Trucks...

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Une entrée en matière explicative  "Blues In Technicolor", un soul blues rondement mené.

Toujours avec la palette du peintre, le suintant ' My favorite color is the blues' , le mec est doué, sa voix profonde sentant les swamps convient parfaitement à ce bluesrock bien ricain.

More greasy guitar tones égayeront nos pavillons avec la suivante pendant laquelle la wah wah aboie..I'm gonna get that midnight train...( Austin City Limits Sign) pas de problèmes, Bart, il est 10h!

Sur le dernier CD, ' It's all good' , t'en fais pas, petite... it's gonna be OK!

' Black Clouds', funky time in the house.

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Le titletrack , un soul blues blanc imparable ' Waiting on Daylight' dans lequel tu sens des parfums de 'Whiter Shade of Pale' de Procol Harum.

La turbine en mode haute pression, 'Take it like a man' , puis un petit ' Left Turn' sentant bon le CCR ( Run to the Jungle) pour terminer par le slowblues à faire pleurer les ménagères épluchant les oignons,'Slow movin train', la totale: j'utilise le pied de micro en slide, et la guitare derrière le dos, vous connaissez, oui, ah bon, et en position balançoire?

Une démonstration pas banale et un gros succès auprès du public, le ministre compte l'inviter au parlement!

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That was it, folks, please welcome Jimmy Bowskill!

From Canada, he released his first album when he was 12 years old, un petit surdoué précoce, déjà 6 ou 7 albums, le dernier “Back Number” – Ruf Records!

Pendant 50', Jimmy a mis le feu à la salle avec son blues rock devant plus au British blues qu'aux différents styles appliqués chez Tonton Sam, t'y entends du Ten Years After, Groundhogs, Peter Green ou du Led Zep bluesy...une tornade que ce jeune homme, aussi vicieux qu'un sale roquet!

Une entrée tonitruante et agressive, Jimmy, véritable pile électrique, assène un blues/hard rock empêchant quiconque de souffler, une véritable explosion sonore.( on suppose qu'il s'agissait de ' Far from reality', sorry, no setlist!).

A la Free, le blues qui tue ' Rattle Snake Shake', bordel, ça fait du bien!

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La suivante, plus de dix minutes, t'assomme ' Catfish'.

Monstrueux et vicieux, ce petit gars.

Un titre concis pour suivre ' Link into your chain'.

Humble Pie, te souffle Daniel, en entendant la suivante, son pote Fotoman Luk,  collé près du podium,  lui avait  demandé de surveiller son coca light, la petite Irène étant dans le coin....

Tu acquiesces ( pour Humble Pie, Irène est charmante!)

Une petite séquence surf, tout à coup le trio embraye sur un 'Summertime' inhumain,  langoureux et lascif.

La classe à l'état pur!

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Set fini, ovation immense et retour de Bart pour quatre plages jouées en quartette.

Un rock sudiste agrémenté d'un duel pernicieux.

Jimmy passe derrière le piano, qu'il maîtrise à la perfection, le groovy ' Big legged woman' de Freddie King.

Un swing poisseux qui t'oblige à te déhancher en rythme si tu ne veux pas feel like dirt!

On a tous oublié l'absence de Miss Taylor, ces mecs assurent comme des bêtes!

Le blues/gospel ' Hard Times', oui Clapton l'a enregistré, démontre une nouvelle fois la complémentarité du duo, Jimmy étincelle au piano, Bart à la gratte.

La Blues Caravan nous quitte avec ' The house is rockin' de Stevie Ray.

They rocked that bloody school down...

Tu bois, quelque chose, te demande Luc Toogenblik?

Bête question!

Photos: LUK STIENS


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