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Iron man 3 de shane black : mission reussie

Publié le 24 avril 2013 par Acrossthedays @AcrossTheDays

iron man 3 official wide IRON MAN 3 DE SHANE BLACK : MISSION REUSSIE

Iron Man 3, dernier blockbuster adapté des comics Marvel, véritable poule aux œufs d’or pour les studios Walt Disney, propriétaire de la célèbre marque depuis 2009.

Le premier opus était réussi, divertissant et original porté par un Robert Downey Jr excellent en playboy milliardaire égocentrique mais brisé, rôle taillé sur mesure. On avait été déçu par le second, pas de vrai défaut mais plutôt une accumulation de petites maladresses : on s’y ennuie malgré l’action permanente, overdose de robots qui se tapent dessus. On retiendra juste la BO très sympathique : bah ouais y a les Clash, c’est donc forcément génial comme BO. Une baisse de qualité mais une hausse des bénéfices générée. Sans surprise, on a donc le droit à une suite dont on sait seulement que l’on y verra notre héros Marvel préféré affronter le Mandarin.

Pour les lecteurs assidus de comics, une fan des originaux m’a débriefé après le film : « C’est complètement différent » (traduire : c’est n’importe quoi, ils n’ont rien respecté), donc n’attendez pas ici une critique prenant en compte l’œuvre de Stan Lee.

Un Iron Man sans armure face à ses démons

La situation est plus complexe que celle des films précédents : entre les deux, Tony Stark a rencontré les Avengers et sauvé le monde une nouvelle fois. Il n’est plus le seul super-héros, l’unique, on le retrouve insomniaque, sujet à des crises d’angoisse, délaissant le monde extérieur pour ses armures, véritable prolongement du personnage. Il ne semble plus vouloir sauver le monde et ce n’est pas par patriotisme ou humanisme qu’il va défier le nouvel ennemi numéro un des Etats-Unis, le mandarin : génial Ben Kingsley, mais par simple esprit de vengeance.

On redoutait une autre guerre mondiale chaotique menée par des armures high-tech. Shane Black (scénario de L’arme fatale ou du film Le Dernier Samaritain) réduit celle-ci à un gadget presque indépendant du héros. Ce blindage qui protégeait Tony Stark de la vie extérieure, il va devoir s’en séparer et se battre avec des armes ordinaires (pendant un certain temps hein) pour sauver sa précieuse Pepper Pots. C’est un des points négatif du film, celle qui dirige Stark Industries et qui gère quotidiennement des milliards de dollars perd tous ses moyens dès qu’elle sort de son bureau, cliché.

S’il n’est pas original, le scénario reste intelligent

D’un côté, le scénario est bien mené, il parvient à divertir sans abuser des effets spéciaux, à faire rire en dédramatisant des scènes qui, sans les une ou deux répliques bien senties qu’elles contiennent, seraient presque grotesques. Iron Man ne semble plus être invincible mais juste un humain qui se débat avec ses « démons », comme tous les autres.

De l’autre côté, l’intrigue en elle-même reste assez banale. Le méchant, c’est encore un génie fou. Aldrich Killian (Guy Pearce, assez bon) qui après avoir été déçu par Stark qui l’abandonne un soir pour la très belle Rebecca Black (rôle vraiment trop superficiel et pas assez creusé en revanche), invente une technologie vachement cool mais irrégulière. Son traitement permet de rendre des humains quasi-immortels en augmentant leurs capacités de guérison. Seul problème, parfois ça foire et la personne explose. Le Mandarin, terroriste inventé de toutes pièces par Aldrich pour revendiquer les attentats aléatoires dus à sa technologie foireuse et ainsi avoir le président des USA à ses pieds. Ce personnage, c’est l’idée qui sauve le film, qui le différencie de ce qu’on a déjà pu voir auparavant : « j’ai inventé un truc maintenant je vais créer la demande et si je dois tuer 3 millions et demi d’innocents c’est pas un problème ».

Si Aldrich fait un criminel plus solide et plus complexe que Ivan Vanko du second opus, c’est par les armes qu’il utilise. Il manipule les sentiments, les complexes développés par gens blessés, mutilés en leur offrant une nouvelle puissance, une force sur-humaine et une quasi-invincibilité. Peu à peu, ceux-ci se déshumanisent, deviennent dépendant de la « drogue » qu’il leur procure, les plus faibles sont éliminés si ils ne peuvent se « réguler ». Aldrich, c’est lui le prophète complètement fou qu’on aperçoit à travers le Mandarin.

Dommage que la fin soit moins réussie que le reste du film, combat trop long, exagération et facilité même si Iron Man sans son armure au milieu des explosions, ça reste sympa.

Un blockbuster qui remplit son contrat

Finalement, Iron Man 3 réussi plutôt bien sa mission, divertissement sans trop d’ambition, agréable si l’on ne souhaite pas trop se triturer les neurones. Si le film ne résiste pas à une analyse trop poussée, n’est pas exempt d’erreurs, se laisse parfois allé à la facilité, on en ressort avec un sentiment de satisfaction. Et parfois il est préférable de juste garder ces impressions sans les remettre en question, surtout quand on va voir un film à gros budget américain.

Petits conseils :

  • ne payez pas le supplément 3D si vous pouvez,  cette technologie est encore une fois complètement inutile.
  • rester jusqu’à la fin du générique.

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