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Les couleurs de Virginie, avec Virginie Tanguay…

Publié le 30 avril 2013 par Chatquilouche @chatquilouche

Les couleurs de Virginie, avec Virginie Tanguay…

Le contrebassiste et le guitariste que j’ai peints s’accordent.  L’harmonie de leur prestation et l’ambiance du bistrot m’imprègnent.  À les voir, je les entends.

La portée musicale ne se limite pas à l’affichage des notes et des clés.  Présente dans ma vie depuis toujours, elle est essentielle à mon bien-être.  Entendre une mélodie me procure la même sensation de plaisir que de visualiser une œuvre d’art.

Je me souviens de la voix de mon père qui chantait Moustaki ou Barbara, de la richesse du vocabulaire et de l’émotion qui passait dans ses trémolos.  À sa manière, il me racontait des histoires.  Les mots formaient des couplets et donnaient un refrain à mon existence, car de ces chansons j’ai retenu ce que je crois être l’essentiel : l’amour.

Enfant, mon imagination était en éveil ; je cherchais une explication à l’évolution humaine.  Je prêtais des visages aux « Amoureux des bancs publics » de Brassens et tentais de décortiquer le latin de Reggiani dans sa chanson « L’homme fossile » : Pithecanthropus Erectus, un squelette sorti de la tourbe se faisant « consolider la face ».  Un homme, d’il y a trois millions d’années, qui assommait le bison et qui était chaud lapin…  L’idée qui me venait en tête voulait que la vie soit un éternel recommencement.

Dans ce monde qui file à toute allure, prendre le temps d’écouter une chanson apaise mon esprit.  La musique, à mon avis, est une médiatrice : elle facilite la communication et diffuse des connaissances.  Le son engendré par ma guitare fait vibrer mon cœur et stimule ma voix.  Je me sens envoutée, aussi réconfortée… comme le fut mon père durant la longue et douloureuse période alors qu’il tentait de vaincre un horrible cancer.

Pourtant, son champ de bataille était parsemé de moments précieux : la musique nous rapprochait.  Chaque jour passé avec lui était une grâce.  Il se sentait comme un naufragé perdu.  Vaille que vaille, je ne voulais pas qu’il soit seul sur son île, je l’accompagnais.  C’était à mon tour de lui chanter du Brel, guitare à la main.  La musique dissipait ses inquiétudes et l’encourageait à profiter pleinement du temps qui lui restait.

Virginie Tanguay

Notice biographique de Virginie Tanguay

Les couleurs de Virginie, avec Virginie Tanguay…
Virginie Tanguay vit à Roberval, à proximité du lac Saint-Jean.  Elle peint depuis une vingtaine d’années.  Elle est près de la nature, de tout ce qui est vivant et elle est très à l’écoute de ses émotions qu’elle sait nous transmettre par les couleurs et les formes.  Elle a une prédilection pour l’aquarelle qui lui permet d’exprimer la douceur et la transparence, tout en demeurant énergique.  Rendre l’ambiance d’un lieu dans toute sa pureté est son objectif.  Ses œuvres laissent une grande place à la réflexion.  Les détails sont suggérés.  Son but est de faire rêver l’observateur, de le transporter dans un monde de vivacité et de fraîcheur, et elle l’atteint bien.  Elle est aussi chroniqueuse régulière au Chat Qui Louche.

Pour ceux qui veulent en voir ou en savoir davantage, son adresse courrielle :  tanguayaquarelle@hotmail.com et son blogue : virginietanguayaquarelle.space-blogs.com.  Vous pouvez vous procurer des œuvres originales, des reproductions, des œuvres sur commande, des cartes postales.

(Une invitation à visiter le jumeau du Chat Qui Louche :https://maykan2.wordpress.com/)

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