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Cinéma indépendant : l’autoproduction et « autodistribution » comme solutions grâce à internet !

Par Monartiste

Une nouvelle génération de jeunes cinéastes prennent, pourrait-on dire le contre-pied de ce que font les studios et les majors, en faisant le choix de l’ouverture et du partage. Ils prennent des initiatives, explorent de nouvelles pistes et n’ont pas peur d’exploiter tout ce qu’offre les nouvelles technologies pour développer de nouveaux modèles économiques et trouver une alternative au tout répressif. Ils s’affirment et s’expriment en toute liberté en s’appuyant sur leur public et en utilisant des nouvelles solutions de financement et de partage comme le crowdfunding et les licences Creatives Commons.

L’autoproduction et «  autodistribution » comme salut grâce à internet.

«  Nous avons le pouvoir de tout réinventer avec cet outil spectaculaire qu’est internet. Nous avons les moyens en restant au contact du public de développer un vrai cinéma indépendant. »

Ces jeunes réalisateurs souhaitent voir en ces chamboulements, l’opportunité d’un changement et l’occasion de développer un vrai cinéma indépendant. Ils prennent conscience qu’ils sont à l’aube de pouvoir connaître une culture libre, où pourra régner le partage et où la créativité sera à l’honneur. Aujourd’hui, si quelqu’un veut tourner, grâce au numérique, il peut tourner. Vite. Tout de suite. Mais alors qu’ils sentent à peine le souffle de la liberté, la flamme peut déjà s’éteindre par l’intervention de forces contraires et contre-productive des grands producteurs, qui préfèrent mettre des barrières, limiter et maintenir un système obsolète. Le principe, selon lequel toutes les informations, que cela soit celle des créateurs ou du public soient traités de la même manière au sein de la toile, que l’on appelle communément « neutralité du web » est déjà en danger. Les entreprises de télécommunication, médias, les grands studios hollywoodiens tentent de se maintenir en haut de l’échelle.  Leur modèle datant de la révolution industrielle du XIXe siècle, basé sur l’accumulation capitaliste et une économie de la rareté, est largement remis en question sous la poussée de forces technologiques mais aussi sociales (fin des hiérarchies traditionnels, communautarisme, prise de pouvoir des consommateurs et apparition de nouvelles valeurs comme l’investissement éthique).

Artistes entrepreneurs, jeunes adeptes du DIY, collectifs d’artistes, le monde d’après la crise est entre leurs mains et l’avenir leur appartient.

 Ils n’ont pas encore toutes les solutions, mais souhaitent prendre leur destin en main et s’émanciper du système grâce à internet. Face aux évolutions d’usages et aux nouvelles habitudes de consommation medias, il faut établir de nouvelles règles, nous changeons de terrain, changeons de stratégie. Ce nouveau modèle ne se fera pas sans le public et tout particulièrement les internautes. Ils ne voient justement pas les internautes comme des ennemis et s’insurgent même contre la criminalisation du téléchargement, qui est devenu une habitude de consommation. Comme n’hésite pas à le dire l’un des meilleurs représentant de cette nouvelle vague,  Nicolas Alcàla, le réalisateur d’El Cosmonauta : « Ne permettons pas que l’industrie du divertissement, utilise le droit d’auteur, créé pour protéger la création et les auteurs, pour limiter l’accès à la connaissance. Internet réussit là où échoue les ministères culturels publics, c’est-à-dire promouvoir et diffuser la culture. Un film sans public n’a aucune valeur, ce sont eux qui donnent un sens à ce que nous faisons, nous ne devons jamais l’oublier. Ils ne peuvent être considéré comme des criminels parce qu’ils prennent ce qui est à leur portée. Et si la majorité ne va plus au cinéma, c’est à nous de nous adapter. S’ils préfèrent voir notre travail sur un ordinateur, à nous de leur proposer ce qu’ils veulent tout en leur rappelant que nous n’existons que par eux. Les contenus doivent aller où se trouve le spectateur et la seule chose que nous devons faire c’est de leur faire accepter nos nouvelles règles en leur proposant de la valeur ajoutée. Il faut leur donner envie d’acheter et de vivre une expérience, mais cela ne peut se faire par une contrainte imposée par des lois répressive.»


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