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Les confessions d’une addict aux extensions qui avait fini par detester ses cheveux crepus

Publié le 07 mai 2013 par Zafro @zafroland
Erikka Yancy - elle a dépensé 25 000 dollars en extensions et perruques

Erikka : son Facebook.

Erikka Yancy est bloggeuse, basée à Los Angeles et travaillant aussi pour le comptes d’autres sociétés, elle a récemment publié un article sur son blog intitulé ‘Confessions of a hair weave addict’.

Elle explique que grandir dans une communauté blanche, avoir été dans des écoles à dominance blanche toute sa vie, ont fini par la faire détester ses cheveux crépus et d’autres choses dans son physique et elle en est venue à la conclusion qu’elle traversait une crise identitaire qui l’amenait à être financièrement irresponsable et dépendante des extensions de cheveux.

« Depuis que j’ai eu 18 ans et jusqu’à présent, en 2013, j’ai calculé avoir dépensé environ 25 000 dollars en extensions de cheveux, perruques, mèches, et depuis j’ai dû passer un an et demi assise ne serait-ce que pour me faire coiffer. »

Erikka avoue que le port des perruques lui a presque fait oublier qu’elle avait des vrais cheveux et qu’à la longue elle considérait ces extensions de cheveux de type caucasien comme les siens. Elle a ajouté :

« Je voulais avoir de longs cheveux comme ceux de Jennifer Aniston. »

Dans sa confession elle dit aussi que ses amis de l’école ne la considéraient pas comme les autres noirs, elle n’était pas aussi bruyante qu’eux. Ils la voyaient blanche, rien à voir avec les autres qui les entouraient et avaient, d’après eux, un language particulier. Ses amis lisaient Vogue, elle avait réussi à se convaincre qu’elle était comme eux.

Si la jeune femme se souvient qu’à l’âge de 4 ans ses cheveux afros ne lui posaient aucun problème, elle a vite appris à les détester avec l’entourage qui était le sien et de part l’environnement blanc prédominant dans lequel elle a évolué. Ses cheveux ne brillaient pas, ne virevoltaient pas au vent, et même les défrisages l’ont déçue et avaient fortement endommagés ses cheveux.

Lorsqu’elle a déouvert les perruques, les tissages, elle s’est rendue compte qu’elle pouvait faire des queues de cheval, passer ses mains dans ses cheveux, elle a adoré. Quelques années plus tard, prise d’une envie frénétique de faire un big chop elle sera alors déçue par le rendu des gens qui ne la regardaient plus de la même manière avec ses cheveux courts et crépus. Elle se remis donc à acheter des perruques et le fit durant une quinzaine d’années.

Après avoir visionné le film ‘Good hair’ de Chris Rock elle a eu une petite prise de conscience. Dorénavant naturelle depuis quelques mois, elle pense qu’elle voit les choses plus distinctement. Les femmes qui se fournissent en mèches kanekalon, remy hair, ne seront jamais autre chose que ce qu’elles sont, aussi d’après elle autant montrer dés le départ son vrai ‘moi’.

Oui les cheveux ne sont pas que des cheveux et si c’est ce dont vous vous êtes convaincue essayez donc de marcher fièrement dans la rue avec vos cheveux au naturel, vous verrez les choses d’une toute autre façon. Prête à abandonner votre tissage ?

LES CONFESSIONS D'UNE ADDICT AUX EXTENSIONS QUI AVAIT FINI PAR DETESTER SES CHEVEUX CREPUS - Erikka Yancy

Erikka Yancy.

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