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Sept, T2 : Sept voleurs - David Chauvel & Jérôme Lereculey

Par Belzaran

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Titre : Sept, T2 : Sept voleurs
Scénariste : David Chauvel
Dessinateur : Jérôme Lereculey
Parution : Septembre 2007


J’ai découvert le travail de David Chauvel à travers la lecture de « Wollodrïn ». Cette saga de fantasy m’avait conquis par son univers, son histoire et ses personnages. Sa parenté thématique avec « Le Seigneur des anneaux » avait fini de me charmer. En lisant des critiques sur cette série, j’avais appris que certains protagonistes de cette aventure apparaissaient déjà dans un album antérieur intitulé « Sept voleurs ». J’ai donc décidé de m’offrir cet opus paru en septembre 2007. Il appartient à la collection « Sept » dont j’avais précédemment lu « Sept missionnaires », « Sept yakuzas », « Sept naufragés » ou encore « Sept pistoleros ». Je trouvais le principe intéressant et avait hâte de m’immerger dans le monde scénarisé par David Chauvel et dessiné par Jérôme Lereculey.

La quatrième de couverture présente l’intrigue avec les mots suivants : « Ebrinh et Ivarr, deux voleurs sans envergure, vivent tant bien que mal de leurs larcins dans les bas-fonds de Marmaëkard. Un matin, ils rencontrent deux nains qui souhaitent faire usage de leurs talents pour une mission risquée mais lucrative : s’emparer des richesses de leur peuple, qui dorment sous la montagne. Pour monter cette expédition, ils recrutent également un colosse chargé de transporter le butin, et deux féroces orcs. Mais le fabuleux trésor des nains attise tant les convoitises que rien ne se déroulera comme prévu… »

La trame utilise parfaitement les codes du genre. On retrouve une communauté hétéroclite réunie sur la seule base d’un objectif commun. Chacun est amené à jouer un rôle en fonction de leurs capacités propres. Tel Bilbo le Hobbit, on est sur la route du trésor des nains. Il va sans dire qu’un dragon veille sur ce dernier. La différence avec le roman de Tolkien est que David Chauvel ne possède qu’une soixantaine de pages pour mener à bien sa mission. Cela amène à générer une narration dense qui interdit toute digression futile. 

Cela fait que les personnages nous sont rapidement présentés. Le talent du scénariste fait qu’en peu de mots et de planches, on n’a aucun mal à s’approprier l’identité et le caractère de chaque membre du groupe. Ils nous sont rapidement familiers malgré les zones d’ombre qui continuent d’accompagner leurs pas. Aucun n’est vraiment exempt de tout reproche mais tous sont sympathiques. Cela fait qu’on prend énormément de plaisir à suivre les pérégrinations de ce beau monde. On est curieux de leur devenir, on leur souhaite la réussite, on partage leurs peurs et leurs appréhensions. Bref, notre lecture est active tout au long du voyage vers le trésor.

La difficulté de la saga « Sept » est de faire cohabiter sept personnages principaux sur un seul album. Chauvel s’en sort plutôt bien. Il est évident qu’une hiérarchie s’installe entre eux et que chacun n’est pas mis en lumière avec la même intensité. Mais le scénario est suffisamment bien dosé pour que tous y trouvent leurs places. Les événements s’enchainent bien et relancent régulièrement notre intérêt. Il faut ajouter le fait que l’atmosphère qui se dégage des décors est prenante. Dans ce domaine, le travail de Jérôme Lereculey est remarquable. Que ce soit par les couleurs ou la précision du trait, on n’a aucun mal à se sentir sur chemins forestiers au beau milieu de la montagne. Le dessinateur nous offre également une galerie de personnages à l’identité graphique clairement établie.

En conclusion, « Sept voleurs » est un ouvrage de qualité qui ravira les adeptes du genre. Le plaisir généré par la fantasy est ici pleinement épanoui. Pour ceux qui seront sous le charme de cet opus, je ne peux que vous inciter à découvrir « Wollodrïn »  qui s’inscrit pleinement dans la lignée de ce tome. Si certains sont curieux de découvrir le travail de David Chauvel sans pour autant être fan du « Seigneur des anneaux », je vous conseille « Fatman » qui est un bouquin très prenant. Mais cela est une autre histoire…

par Eric the Tiger

Note : 17/20


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