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Preview : The Last of Us

Par Repostit @S2PMag
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Pressenti comme l’un des derniers grands titres exclusifs à la PS3, The Last of Us, que nous avions déjà pu entrevoir lors de l’E3 2012 à L.A., s’est laissé prendre en main pour une preview d’une petite heure, juste le temps de se faire une bonne première impression, rassurante, pad en main…

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Plus «réaliste» qu’Uncharted

Tandis que nous n’avions pu assister qu’à une démo de soi-disant in-game en juin dernier, visiblement scripté jusqu’à l’os, la prise en main de Last of Us sur un stage, même encore frappé de la mention alpha, nous a permis de découvrir les mécaniques d’un titre pour le moins ambitieux. Bien que développé par les concepteurs d’Uncharted, on y évite heureusement le recyclage de la licence à succès en une sorte de mode zombie. D’emblée, l’ambiance perçue est tout autre, effrayante et pesante. Un poids que l’on ressent également manette en main, lorsque l’on débute l’aventure, dans le cas de cette preview, via un stage d’une cinquantaine de minutes, prenant part normalement après les 2 premières heures de jeu. Incarnant Joel, accompagné d’Ellie, l’ado protégée, devant être conduite en lieu sûr et qui n’a jamais connu le monde avant la contamination, et Tess, une survivante comme on en croisera d’autres dans le jeu, venue se joindre au duo initial.

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Superbement mis en scène, The Last of Us dispose d’une progression qui est loin de la légèreté quasiment surhumaine dont était doté Drake dans Uncharted. Joel se meut à vitesse humaine, tandis que l’univers de ruines dans lequel il faut constamment se frayer un passage n’a rien d’un parcours de santé. Sans oublier que les armes y sont limitées et qu’il convient d’enclencher son cerveau si on souhaite faire long feu face aux ennemis, coriaces qui plus est. Il faudra gérer son matériel. Entre la torche dont les batteries s’épuisent, les armes et munitions disponibles au compte-gouttes et les objets ramassés au fil des zones explorées, rien ne doit être pris à la légère. De plus, divers objets peuvent se combiner. Des ciseaux et du ruban adhésif pour se confectionner un couteau à usage unique pour tuer furtivement, une bouteille combinée à de l’alcool et un bout de papier pour créer un cocktail Molotov, etc., de nombreuses combinaisons sont possibles. Clairement, même si le titre se conduit à la manière d’un TPS, on se retrouve immergés dans une sorte de survival horror, avec tout ce qu’il faut pour nous tenir en haleine. Bien que d’apparence ouvert, The Last of Us est linéaire, mais cette linéarité bénéficie cependant d’un level design suffisamment intelligent pour que cela ne génère pas une impression de confinement, tirant parfaitement parti d’un environnement oppressant, donnant au moindre avancement un goût de challenge réussi. D’ailleurs, les ennemis y contribuent grandement…

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Avec ma gueule de bolet, je vais faire de toi mon ragoût!

Les ennemis, justement, venons-y. Ces derniers sont en réalité des infectés, qui se comportent schématiquement un peu à la façon de zombies. Point de virus issu de la Parasol Inc., mais plutôt un vilain champignon parasite, le cordyceps, qui existe bien dans notre monde, mais qui heureusement ne s’y attaque qu’aux fourmis. Dans The Last of Us, ce dernier parasite les humains, et suivant l’avancement du processus, les métamorphose en divers types d’ennemis. Trois sont prévus dans la version finale du jeu, mais nous n’avons pu nous frotter à deux d’entre eux. Les runners, fraîchement infectés, et les clickers, déjà largement rongés par l’infection fongique. Les premiers sont rapides, n’hésitant pas à nous foncer dessus, mais peuvent être affrontés au corps à corps, à condition de faire preuve de bons réflexes. Les seconds, bien qu’aveugles, sont autrement plus redoutables et n’hésiteront pas un instant à nous charger et nous dévorer dès qu’ils auront repéré notre présence, grâce à leur ouïe. En parlant d’oreille, Joel dispose d’un surdéveloppement de ce sens, qui lui permet de scanner, un peu à la façon de Sam Fisher, la présence d’ennemis. Les avancements se feront donc le plus furtivement possible, et il est vivement recommandé de bien apprécier les forces en présence avant d’envisager un combat. Jeter une brique ou une bouteille pour faire diversion et y attirer quelques infectés avant de leur tirer dessus ou leur balancer un cocktail Molotov peut s’avérer une solution, à moins que l’on préfère les éradiquer un à un, plus sournoisement, par derrière… Quoiqu’il en soit, l’affrontement immédiat n’est jamais la bonne solution dès qu’un clicker fait partie du lot. Ce d’autant que le passage d’une arme à l’autre n’est pas instantané, et qu’il vaut mieux bien calculer son coup avant le passage à l’acte!

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Une sauce bien préparée

À la fin de cette heure de jeu, le bilan est plus que positif. Graphiquement soigné, doté d’une maniabilité appréciable et réaliste à la fois, sans oublier une narration agréable passant par les discussions du trio lors de l’avancement, The Last of Us s’annonce véritablement prometteur. La manière qu’a choisie Naughty Dog de ficeler son titre entre TPS et survival horror, saupoudré par un rythme d’avancement à échelle humaine et relevé par une ambiance immersive, devrait faire de The Last of Us un hit en puissance. Une impression qui s’est encore renforcée ces derniers jours, puisque Naughty Dog a rendu disponible 2 passages de jeu supplémentaires, en une démo Beta.

Nous vous en livrons 2 extraits de gameplay in-game, histoire de vous mettre le titre dans l’oeil (pensez à mettre la vidéo en 720p)…

Last of Us s’annonce véritablement comme le hit de cet été, disponible dès le 14 juin. Il faudra en profiter, puisque le jeu risque bien d’être un des derniers de cet acabit sur PS3. Une superbe révérence pour la machine de Sony, en quelque sorte…

Éric Rivera


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