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Comment la légende du marketing, Guy Kawasaki, organise sa présence sur les réseaux sociaux

Publié le 17 mai 2013 par Diateino

HubSpot a invité tout récemment Guy Kawasaki à révéler les secrets qui se cachent derrière l’incroyable popularité des ses profils sur les réseaux sociaux lui permettant chaque jour d’atteindre des millions d’utilisateurs. Angélique Walter a traduit pour vous ce texte, dont vous trouverez la version originale ici

Comment la légende du marketing, Guy Kawasaki, organise sa présence sur les réseaux sociaux
« De nombreuses personnes me demandent comment je gère mes comptes sur les réseaux sociaux (et d’autres personnes inventent n’importe quoi plutôt que de chercher à comprendre ce que je fais réellement). En voici l’histoire sanglante, racontée depuis l’intérieur et dans tous ses détails. Peut-être que l’une de mes méthodes vous sera utile pour tirer le maximum des possibilités des réseaux sociaux.

 Twitter  

Sur Twitter, je suis @GuyKawasaki. Mes pratiques sur cette plateforme vont à l’encontre des recommandations des « pseudo-experts » des réseaux sociaux qui préconisent de mettre en ligne manuellement un nombre limité de tweets et de ne pas utiliser la mise en ligne automatique, les répétitions, les contributeurs externes et les nègres.

1) Holykaw

HolyKaw fournit un flux continu d’articles intéressants et variés pour lesquels on attend la réaction suivante : « Holy cow ! » (NDLT : On pourrait traduire « Holy cow » par « Mince alors ! »).  Holycow.com était déjà pris mais comme mon nom se prononce « Cow-asaki », je me suis dit qu’HolyKaw pourrait fonctionner.

Mes publications sur HolyKaw consistent en de courts résumés ou des vidéos ou photos illustrant l’histoire avec un lien vers le site source. Environ une vingtaine de personnes/organisations ont accès au statut de contributeurs sur HolyKaw.

Certains d’entre eux sont rémunérés en tant qu’éditeurs et il n’y a pas de stagiaires (vus ici comme des étudiants non rémunérés). Des structures comme Futurity et National Geographic ont également le statut de contributeurs parce qu’ils mettent constamment en ligne des articles formidables.

Le titre d’un billet paru sur HolyKaw – par exemple « Compilation d’histoires à propos d’introvertis, outsiders et solitaires » – génère automatiquement des tweets qui sont mis en ligne par une application sur-mesure prénommée GRATE qui signifie « Guy’s Repeating Automated Tweet Engine ». Ces tweets légèrement modifiés apparaissent quatre fois, avec huit heures de décalage.

La raison de ces répétions est de maximiser le trafic et en conséquence les ventes de publicités. J’ai découvert que chaque tweet génère à peu près le même nombre de clics en direction du site source. Pourquoi ne viser que 600 clics alors que l’on peut en avoir 2 400 ? A l’instar de CNN, ESPN et NPR, nous répétons notre contenu car les utilisateurs habitent dans des fuseaux horaires distincts et ont des habitudes différentes quant à leur utilisation des réseaux sociaux.

2) Mes publications Google+ :

Trois autres personnes publient également sur HolyKaw via Google + : Peg Fitzpatrick, Trey Ratcliff et moi-même. (J’explique cela dans la section Google + plus bas.)

 3) Mes publications Facebook.com :

Peg Fitzpatrick gère la page professionnelle Facebook.com/guysco. Quand elle met en ligne des publications sur cette page, elles apparaissent automatiquement sur Twitter également.

 4) Mes commentaires et réponses :

J’utilise Tweetdeck pour répondre à toutes les mentions de @GuyKawasaki et à tous les messages que l’on m’adresse directement. Si vous voyez un tweet de réponse, c’est toujours moi qui l’ai écrit et personne d’autre.

 5) Mes Tweets publicitaires :

Enfin, si vous voyez un tweet qui fait la promotion de mes livres, déplacements ou investissements, c’est toujours un tweet que j’ai mis en ligne moi-même avec Tweetdeck ou que Peg Fitzpatrick a programmé via HootSuite.

 Google + (1)

Sur Google+, je suis GuyKawasaki, et Google+ est le coeur de mon existence sur les réseaux sociaux. C’est le Macintosh des réseaux sociaux : meilleur, utilisé par moins de personnes et souvent critiqué par les experts. Contrairement aux autres profils que je possède, ici, je suis la seule personne à publier, répondre et commenter.

Ma façon d’envisager Google+ (et les réseaux sociaux en général) est ce que j’appelle « le modèle NPR ». Mon rôle est de sélectionner de bons articles qui divertissent, illuminent et inspirent les gens 365 jours par an afin de gagner le droit de promouvoir mes livres, entreprises et causes comme NPR a le droit d’organisation des collectes de fond de temps à autre.

Mes publications comprennent à la fois des témoignages écrits à la première personne sur le fait d’être un touriste noir en Chine ou encore un compte-rendu de la vie d’Allen Iverson après sa carrière à la NBA ou même un inventaire des cadeaux que j’ai reçus d’Air New Zealand. J’utilise cinq sources principales pour trouver les publications que je mets en ligne :

 1) My Alltop Account :

Il s’agit d’une compilation sur mesure des flux RSS provenant de sites web tels que In Focus, The Big Picture, YouTube et NPR car ils attirent des contenus géniaux. Il s’agit de mon premier arrêt pour les contenus.

 2) HolyKaw :

Oui, je publie ce que mes contributeurs publient en tant que moi-même (c.à.d. sous mon nom) parce que les contributeurs d’HolyKaw sont souvent bien meilleurs à être moi-même que moi. Il faut vous faire à cette idée.

 3) « Populaire sur Google+ » :

Pensez à cette rubrique comme une mine d’articles générée par les utilisateurs eux-mêmes. Son avantage, c’est que vous savez que les articles qui y sont publiés ont déjà été jugés comme bons par les utilisateurs même si cette rubrique a tendance à être monopolisée par des nouvelles au sujet de l’Android et des citations inspirantes.

 4) Articles les plus populaires :

Quand je recherche des articles sur les deux premières sources, je regarde toujours ceux qui ont été le plus envoyés par email ou les plus lus dans les listes qui apparaissent sur le côté droit de la plupart des sites web. Elles contiennent souvent de la matière très intéressante. J’ai même compilé une sélection d’articles les plus envoyés et les plus lus sur Most-Popular.alltop pour vous rendre les choses encore plus simples.

 5) Conseils des amis et de la famille :

De nombreuses personnes savent que je chasse les bons articles et m’envoient des liens. Ces articles sont presque toujours assez bons pour être publiés.

Certaines de mes publications Google+ passent le test HolyKaw et dans ce cas, un plug-in les met en ligne sur un blog WordPress. Cela signifie que je peux sélectionner mes publications Google+ pour les publier ensuite sur HolyKaw. (Soyez attentif au hashtag « HolyKaw » pour voir quelles publications vont apparaître sur HolyKaw et plus tard sur Twitter.)

Peg Fitzpatrick et Trey Ratcliff utilisent cette méthode pour sélectionner les publications Google+ qu’ils souhaitent mettre en ligne sur HolyKaw. Ils le font pour gagner en visibilité dans la mesure où ces publications sont tweetées à quatre reprises, toutes les huit heures, grâce à la machine HolyKaw GRATE et atteignent ainsi mes 1,2 millions d’abonnés.

Trois conseils pour mieux utiliser Google+

J’adore Google+, donc permettez-moi de partager avec vous ces conseils d’utilisation :

1) Faites des recherches à n’importe quel moment mais publiez quand cela est pertinent.

Je me réveille souvent au milieu de la nuit pour vérifier, sur mon Nexus 7, les derniers articles Alltop et les publications les plus populaires sur Google+. Quand je trouve quelque chose d’intéressant, je le partage avec une communauté privée sur Google+ qui ne compte qu’un seul membre : moi. Quand je me réveille le lendemain matin, je me rends sur la page de cette communauté pour voir quelles histoires j’ai trouvées et si elles sont pertinentes, je les publie.

2) Planifiez vos publications Google+.

Il existe de nombreuses façons de planifier ses publications Twitter, Facebook, LinkedIn et Pinterest en utilisant différents outils. Cependant, sur Google+, c’est un peu plus compliqué que sur les autres services. Il existe néanmoins deux manières de planifier ses publications. Premièrement, Do Share, un produit Chrome et, deuxièmement, si vous possédez un compte professionnel sur HootSuite, vous pouvez planifier votre page professionnelle sur Google+ (cela ne fonctionne pas avec votre page personnelle). Comme j’utilise Google+ principalement avec mon profil personnel, je n’utilise pas la méthode HootSuit.

3) Débarrassez-vous des trolls.

Soyez un dur à cuire : débarrassez-vous des personnes qui vous irritent. Imaginez que vos publications Google+ sont votre piscine. Si des personnes urinent dans votre piscine, jetez-les dehors ! Certaines personnes doivent rester en-dehors de vos réseaux sociaux. Un produit Chrome, appelé Nuke Comments, est une solution très appréciable pour résoudre ce problème dès lors qu’elle vous permet de supprimer un commentaire, bloquer une personne et de la signaler en un seul clic.

 Facebook

J’ai deux profils sur Facebook : Facebook.com/guy et Facebook.com/guysco. Le premier est un profil personnel, le deuxième une page professionnelle. Je les gère différemment.

Premièrement, un assistant virtuel surveille mon compte Google+ et ajoute manuellement la plupart de mes publications Google+ sur mon compte Facebook.com/guy en utilisation l’outil Buffer. (NDLR : je conseille Buffer.)

Il existe des plug-ins qui peuvent publier automatiquement des publications Google+ sur Facebook. Cependant, toute publications Google+ n’est pas pertinente pour Facebook et je ne peux pas tagger celles qui le sont. C’est pourquoi un être humain doit s’occuper de ce travail : prendre des décisions, télécharger le lien de partage d’une photo ou d’une vidéo YouTube, effectuer des travaux d’édition mineurs comme supprimer le « + » des mentions Google+ et mettre en ligne sur Facebook. C’est moi qui supervise les commentaires sur Facebook.com/guy et qui y réponds dans la limite de mon temps disponible. Mon assistant virtuel ne se fait jamais passer pour moi, donc, soit je réponds, soit il n’y a pas de réponse du tout.

Deuxièmement, Peg Fitzpatrick, que j’ai mentionnée plus tôt, rédige toutes les publications sur ma page Facebook.com/guysco et ces dernières se transforment automatiquement en tweets. Cette page est avant tout une page de publicité pour les « Guy’s companies » qui sont principalement mes livres.

 LinkedIn

 Sur LinkedIn, je suis Guy Kawasaki. L’assistant virtuel qui sélectionne mes publications Google+ pour les mettre sur Facebook utilise le même procédé pour LinkedIn en ayant recours à Buffer. Ce qui est vraiment sympathique avec Buffer, c’est que l’on peut publier sur Facebook et LinkedIn en même temps et cela rend les choses très simples.

Les commentaires sur mes publications LinkedIn sont très rares donc je me rends très rarement sur ma page pour y répondre – bien sûr, cela peut être un cercle vicieux. Mais je dois poser des limites quelque part ou je ne jouerai jamais au hockey qui est un ingrédient essentiel de mon bonheur.

 Pinterest

 Sur Pinterest, je suis Guykawasaki, mais c’est Peg Fitzpatrick qui gère mon compte. Il y a deux raisons à ce choix : premièrement, je n’ai pas le temps de faire du bon travail avec plus que trois réseaux sociaux (mes priorités, dans l’ordre, sont Google+, Twitter et Facebook).

Deuxièmement, je n’ai pas le talent de Peg pour piloter mon compte Pinterest, un talent que la communauté de Pinterest mérite. L’un des enjeux d’être présent sur les réseaux sociaux, c’est de savoir ce que l’on ne sait pas faire et, si l’on ne sait pas faire, c’est de trouver la personne qui, elle, sait le faire.

Conclusion

N’ayez pas l’impression qu’il faut toute une équipe pour réaliser tout ce que j’ai décrit plus haut. Le total des ressources, en m’excluant, est d’environ une personne à temps complet. De plus, je passe trois à quatre heures par jour pour rédiger mes propres publications et commenter et répondre aux messages.

En résumé, voici un petit condensé de la manière dont j’organise ma présence sur les réseaux sociaux :

Twitter : Mes publications sont principalement générées à partir des articles d’HolyKaw, à quatre reprises, avec huit heures de décalage. Il y a d’autres contributions via Google+ et Facebook ainsi que des tweets manuels promotionnels.

Google + : Il n’y a que moi qui publie sur Google+. Considérez-moi comme le Mike Rowe de Google+. Je suis prêt à faire le « sale boulot ».

Pinterest : C’est Peg Fitzpatrick qui publie en se faisant passer pour moi.

Facebook et LinkedIn : C’est mon assistant virtuel qui met en ligne certaines de mes publications Google+.

Encore une fois, personne ne répond pour moi (pour le meilleur et pour le pire comme j’ai pu le remarquer) même si différentes personnes peuvent être derrière une publication.

C’est ainsi que je gère mes comptes sur les réseaux sociaux en mai 2013. J’espère que vous pourrez utiliser certaines de ces techniques. Restez connectés car mes méthodes évoluent sans cesse.

(1) On rappelle que Guy Kawasaki occupe depuis peu la fonction de conseiller spécial au sein du département commercial de Motorola chez Google.

Précédents posts sur Guy Kawasaki dans ce blog : ici, ici et là

Les livres de Guy Kawasaki publiés chez Diateino (ebooks ici)

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